Tu chercheras mon visage
(Seuil, 2006, 281 pages)
Kathryn est une jeune journaliste, elle quitte son New-York professionnel pour le
Vermont, pour une rencontre avec Hope, une femme peintre approchant les 80 ans.
Afin de répondre aux questions de Kathryn, Hope fouille ses souvenirs et
c'est tout un pan de l'histoire de la peinture qui refait surface, une cinquantaine
d'années dans la vie de la peinture américaine. C'est dire si
ça peut être intéressant! D'autant plus que Hope a
été l'épouse d'un célèbre peintre Zack McCoy
(figure emblématique représentant Jackson Pollock) et d'un autre
aussi, Guy Holloway (dans lequel il y a un peu de Warhol, mais plus que ça).
Les souvenirs de Hope remplissent tout l'espace, elle rend vie aux peintres
aimés ou détestés, elle parle de cet art avec une telle
force... c'est vraiment très beau.
Et John Updike rend un vibrant homme, à travers le personnage de McCoy,
à Jackson Pollock, de manière touchante et éclairée.
J'ai toujours pensé que Pollock était un génie, un vrai de
vrai, hanté par la peur et le mystère, tentant de trouver un exutoire
à ses démons dans sa peinture si belle et si tourmentée.
Updike semble penser de même et il le raconte avec force et
sensibilité.
J'ai été séduite par ce roman intimiste et superbe, par l'âme
que Updike a déposé dans son écriture et l'hommage qu'il rend
à ces artistes pas toujours compris ou adulés souvent trop tard.
Note : 4.5/5
(Sahkti)
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