Des souris et des hommes
(Gallimard/folio, 1995)
George et Lennie sont de grands amis qui rêvent d'avoir leur terre,
une petite maison, des poules et des lapins. Lennie est grand et
très fort, il est handicapé mental, il n'est pas
méchant mais sa grande force lui joue souvent des mauvais tours, il
aime caresser tout ce qui est doux et il ne sait pas où
s'arrêter.
Voilà encore un autre chef-d'oeuvre de John Steinbeck, un court
roman qui laisse de la place aux lecteurs pour lire entre les lignes, on
envisage les personnages dans tout ce qu'ils ont d'humain. L'Homme
d'aujourd'hui est finalement le même que celui des années 30.
Les romans de Steinbeck n'ont pas de frontière, tout ce qu'on
y voit est universel. L'histoire semble triste mais comme dans Les
raisins de la colère, Steinbeck évite le mélodrame,
la vie de ses personnages est misérable mais c'est comme ça et
on continue et surtout il y a beaucoup de tendresse.
Extrait: "Sûr que tout le monde en veut. Tout le monde veut un lopin
de terre, pas beaucoup. Quelque chose qui est à vous, simplement. Quelquechose
où qu'on peut vivre et d'où personne n'peut vous faire partir. J'en
ai jamais eu. J'ai fait des récoltes pour tous les habitants de cet
État, autant dire, mais c'étaient pas mes récoltes, et
quand je les coupais, c'était pas ma moisson. Mais maintenant, nous
allons le faire. George n'a pas d'argent sur lui. Cet argent est à la
banque. Moi, et Lennie, et George. Nous aurons une chambre à nous. Nous
aurons un chien, et des lapins et des poulets. Nous aurons du maïs vert,
et peut-être bien une vache aussi, ou une chèvre."
Un roman tout en dialogues, c'est presque une pièce de
théâtre, qui se lit en deux temps trois mouvements. Peut-être
le roman idéal pour découvrir le très grand
John Steinbeck!
note: 5/5
(Mousseline)
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Histoire: Il s'agit de l'aventure de deux travailleurs pauvres et incultes, Georges et Lennie,
qui sont toujours ensemble et qui parcourent les États-Unis à travers les ranchs
pour se trouver un emploi stable. Malheureusement, Lennie a un problème, il est d'une
force incroyable mais il est un peu retardé. Innocent et inconscient, il adore tout ce
qui est doux. Après plusieurs péripéties, les deux hommes arrivent dans un
ranch où le fils du propriétaire prend en grippe le pauvre Lennie.
Critique: Une magnifique histoire d'amitié prenante et comique dans un monde de pauvreté
où les rêves sont permis mais cachés aux autres, au cas où ils
voudraient les voler... Vous voyez le genre? J'ai adoré ce roman!!! Assez court, il se
lit en très peu de temps, pas de détails inutiles, de longues descriptions
redondantes. Décidément, Steinbeck est un auteur que j'apprécie
particulièrement et j'ai l'intention de lire ses autres livres, d'autant plus que j'aie
vu sa biographie et cet homme est digne d'être reconnu et respecté.
note: 4.5/5
(Doune)
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George et Lennie sont ouvriers itinérants. Ils parcourent les Etats-Unis à la
recherche d'emploi, devant en changer souvent car Lennie a un problème: il est
mentalement attardé. Il est capable d'abattre un boulot formidable, tant qu'il est
guidé et se contente d'obéir à des ordres simples. Mais sa force
incroyable lui joue des tours, car ce qu'il aime, c'est caresser des choses douces. Comme des
souris, quand il n'a rien d'autre. Mais c'est difficile pour lui de les garder en vie, car si
elles se débattent, il panique et serre trop fort.
Heureusement George est là, et tous les deux ils ont un rêve, celui d'une petite
maison à eux deux, dans laquelle ils pourraient vivre libres et se suffirent
à eux-mêmes. Ce rêve leur donne l'espoir, et ils parviennent même
à le communiquer à d'autres. Mais Lennie...
Je m'aperçois que j'ai envie de tout vous raconter, tellement est forte la portée
de cette histoire toute simple, tellement elle signifie sur l'amitié, la cruauté,
la différence.
Trois jours, on passe trois petits jours avec George et Lennie, à la manière
d'une pièce de théâtre tout est très visualisable... et finit mal.
Vraiment agréable à lire, ce tout petit roman reste longtemps
en tête!
Note : 4/5
(Cuné)
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On parle souvent de ce roman comme étant le récit d'une formidable
amitié entre deux hommes. Oui, c'est certes le cas. George et Lennie vivront
ensemble jusqu'au bout, ne se quittant pas, George protégeant Lennie qui
s'abandonne complètement, en totale confiance, aux décisions de son
ami. Une amitié plus forte que la mort qui comporte cependant son lot de
dureté et de difficultés. Tout n'est pas simple, Lennie est
régulièrement un fardeau avec lequel George doit composer. Et George
n'est pas non plus des plus faciles.
Au delà de cette fresque affective, on trouve aussi (et surtout) un portrait
d'une certaine Amérique, l'Amérique profonde des rangers et des
préjugés. Celle qui veut que les pauvres restent pauvres, les riches
encore plus riches, les noirs et les infirmes remisés au placard. Un regard
lucide et sans compromis sur une société récurrente dans toute
l'oeuvre de Steinbeck, bien plus efficace qu'on long essai sociologique.
L'écriture est belle, car forte et familière. L'essentiel du texte
est composé de dialogues, des phrases que tout le monde peut penser et
prononcer, ça rend les personnages encore plus proches du lecteur et le
récit très accessible.
Note : 3.5/5
(Sahkti)
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Georges et Lennie, deux copains inséparables, parcourent les États-Unis pour
trouver du boulot. Ils caressent le rêve d'avoir leur propre terre. Lennie
est handicapé mentalement, il possède une grande force qui lui permet
de se démarquer au travail, mais a de la difficulté à la
contrôler. Mais Georges veille sur lui et est toujours là pour le
protéger.
J'ai eu tout un coup de foudre pour ce livre! Moi qui hésite à lire
des classiques, si seulement ils étaient tous comme celui-ci! Voilà
un livre agréable à lire, une écriture fluide sans fioritures
ou longues descriptions. Je l'ai dévoré en quelques heures. J'ai
été complètement marquée par cette histoire d'une
grande humanité, ces personnages tout à fait uniques qui ne vont pas
me quitter de sitôt. L'auteur présente la réalité de
l'Amérique des années 30, mais ce que je retiens surtout c'est
l'histoire qui traite de thèmes toujours d'actualité comme la
fraternité, la différence, l'espoir. Pas étonnant que ce
roman traverse si bien le temps et continuera d'être lu et
apprécié!
À lire absolument!
Note : 5/5
(Cocotte)
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J'ai adoré ce livre qui est vraiment très facile à lire. Même
après l'avoir terminé, on est obligé de repenser à cette
belle histoire d'amitié entre deux hommes : Lennie et George.
La fin est surprenante mais c'est aussi ce qui fait la charme de ce livre.
C'est un livre qu'il faut absolument avoir lu. On n'en sort pas indemne!
Note : 5/5
(Sleepy)
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Très beau roman, court mais bouleversant. L'amitié qui lie George et
Lennie est très touchante; on s'attache aux personnages et à leur
rêve de se construire une vie meilleure, on aimerait même les aider
à s'arracher de leur quotidien difficile de travailleurs nomades sans
attache et sans argent. En si peu de pages, Steinbeck réussit une belle peinture de la Californie de
cette époque, la misère, la violence, la solitude, le racisme.
Un roman qui donne envie de se plonger à nouveau dans l'univers de
Steinbeck.
Note : 4,5/5
(Lyreek)
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Ce roman est très touchant. Ecrit dans une langue brute et simple, il se lit
en très peu de temps, mais avec beaucoup de plaisir.
J'ai eu l'impression de lire une pièce de théâtre, pratiquement
un huis clos où la violence des hommes, leurs frustrations et leurs
rêves sont exacerbés. Belle rencontre avec cet auteur.
Note : 4/5
(Odilette)
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Ce petit livre est très émouvant et très triste. Lennie et
Georges sont très attachants et on espère tout au long du livre
qu'ils réussiront à acheter cette maison. Leur langage est difficile
à comprendre mais je me suis vite habituée. Mon professeur d'histoire
m'avait conseillé cet auteur et je n'ai pas été déçue
d'avoir lu cette histoire peut-être un peu déprimante mais
réelle. Le plus grand reproche que je pourrais faire est que ce livre est
beaucoup trop court et l'histoire aurait mérité d'être
approfondie. La fin m'a laissée surprise et choquée par ce
retournement de situation.
Note : 4,6/5
(Cmia)
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Voici une très belle fresque, concise et percutante, sur l'amitié et
le rêve américain. L'écriture est entraînante puisque
basée principalement sur le dialogue, et les deux personnages principaux,
Lennie et George, font naître chez le lecteur de nombreuses émotions.
Difficile de rester insensible devant Lennie, grand personnage tout en craintes et
désirs. Oui, il aime toucher ce qui est doux, mais il ne veut pas faire de
mal. Juste s'occuper des lapins, dans la grande ferme qu'il achetera un jour, avec
George. Alors on lui passe ses accès de violence, toute cette
animalité contenue. Un curieux mais attachant personnage, dont Steinbeck
disait qu'il ne voulait en faire "non pas un fou ou un idiot, mais l'incarnation
des désirs informulés et puissants de tous les hommes". Essai
réussi.
Quant à George, petit homme bourru, au caractère bien trempé,
mais qui pour rien au monde ne laisserait tomber Lennie. Il a promis à sa
tante de s'en occuper et de ne pas le juger, alors il le fera. Mais jusqu'à
quel point? Et ces deux personnages parcourent l'Amérique rurale, à la recherche
de petits boulots qui, un jour, leur permettront d'accumuler assez d'argent pour
s'offrir la ferme dont ils rêvent. Un vrai rêve américain.
Un roman rapide à lire et très émouvant.
Note : 4,5/5
(Azurelia)
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