L'enfant du nouvel an
(Gallimard/folio, 2003, 298 pages)
Récit autobiographique qui raconte les événements autour de sa naissance.
On découvre les fêtes traditionnelles qui entourent sa naissance en Chine: le
premier bain, le troisième jour, le premier mois... La vie de sa famille n'est pas
facile, des difficultés financières. On remarque que les traditions sont
très présentes à cette époque comme, par exemple, offrir un présent
quand on rend visite!
Dans la deuxième partie, on s'éloigne un peu de l'événement de sa
naissance, et il raconte les "heurts" entre les différentes religions: les taoïstes, les
bouddhistes et les chrétiens principalement. Le révérend est montré
comme quelqu'un de fourbe, et son disciple aussi qui "profite" de la religion chrétienne
pour l'argent et montrer un certain pouvoir. A la fin du roman, une anecdote est racontée
avec le seigneur Ding et le révérend mais on ne saura sans doute jamais la fin,
l'auteur est mort avant de le finir. Un peu frustrant!
J'ai trouvé le roman très intéressant, on découvre les aspects de
la vie chinoise (et mandchoue) au début du XXe siècle, avec une pointe d'humour.
L'épisode que j'ai le plus apprécié, c'est lors d'une fin de visite quand
le cadeau retourné est un aliment périmé!
J'ai quand même préféré Quatre générations sous un
même toit, plus "complet"!
Note : 3.5/5
(Shan_Ze)
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Récit autobiographique à la Laurence Sterne avec son Tristam Shandy, L'enfant du
nouvel an, s'il narre effectivement la naissance de Lao She, n'est par ailleurs que
digressions. Alors certes, on peut en le lisant se faire une idée de la Chine de
l'époque, on côtoie quelques personnages savoureux et on sourit souvent aux
anecdotes. Mais je ne sais vraiment pas dire si je trouve dommage l'arrêt brutal en plein
repas de cet ouvrage, ou si je me réjouis que l'auteur n'ait pas pu aller au bout de son
oeuvre car j'ai eu beaucoup de mal à trouver réellement intéressant ce
bavardage, si culturel soit-il, en fait...
Ça, c'est ce que je m'étais notée juste après ma lecture,
aujourdhui avec le recul je crois que tout simplement que je n'ai pas le goût des auteurs
asiatiques, que ce soit chinois ou japonais. Ça peut venir en les pratiquant plus,
avec le temps.
Je mets quand même la moyenne car la lecture reste facile.
Note : 2.5/5
(Cuné)
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Lecture agréable, sans plus, avec deux temps: avant et après le pasteur!
J'aime bien l'humour léger et acide mais ce n'est pas un roman, ce sont des
récits mis côte à côte avec beaucoup de répétitions.
J'ai appris un peu ce qu'est cette vie lointaine, où apparemment paraître,
c'est être. Tout semble cloisonné. Il n'y a pas de style, mais comment traduire?
Est-ce possible? Cela laisse en tout cas une impression d'inachevé. Je me dis aussi
que le style (qui me semblait monotone et plat) rejoint bien la vie si structurée,
qu'elle en devient monotone, décrit dans le roman.
En conclusion, c'était intéressant, plutôt comme document que
comme roman.
Note : 2.5/5
(Pascal_amitié)
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Le livre est fait de deux parties: la première où l'auteur raconte sa toute
petite enfance, comme si le bébé qu'il était, était conscient des
personnes qui l'entourent, de leurs liens de parenté, de leurs activités
même loin de lui. La deuxième qui traite plus du déclin de la société
mandchoue, des évènements politiques ou religieux de l'époque: les
boxeurs, les agressions étrangères, les missionnaires...
J'ai beaucoup aimé la première partie qui dresse un tableau de la ville de
Pékin du début du siècle, avec la place des femmes dans la famille et dans
la société, qui parle des traditions, et de la vie quotidienne à cette
époque.
On sent que ce livre inachevé pour cause d'assassinat (!), n'a pas été
corrigé, remanié par l'auteur lui-même et qu'il nous est livré brut,
j'ai trouvé que le récit manquait quelquefois de continuité. Mais, pour
moi, ça reste une belle écriture, simple et claire, un récit témoin
de ce temps et de ce pays.
La fin "brutale" m'a laissée assez frustrée et m'a donné envie de
poursuivre la découverte de cet auteur, avec "Quatre générations sous un
même toit" peut-être.
Note : 3.8/5
(Chantal)
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Je ne connaissais pas cet auteur avant de lire ce livre et depuis j'ai très envie de
connaître ses autres oeuvres achevées. Vous l'avez compris, j'ai aimé.
On retrouve beaucoup d'humour et d'ironie dans l'écriture et grâce à cela
on se prend d'affection pour tous les personnages y compris les imbéciles, les
acariâtres et les profiteurs.
A partir d'une naissance, évènement privé, l'auteur élargit son
histoire à sa famille, les voisins, puis le contexte social et politique plutôt
troublé de cette époque où il vient de naître et nous ne saurons
jamais jusqu'où ce cercle se serait agrandi.
Quel dommage que l'histoire s'arrête sur un suspense assez prenant. J'aurais bien aimé
lire la suite des aventures du Révérend Bull à la table du seigneur Ding
tellement j'ai ri tout le chapitre.
Je rejoins Chantal sur le fait qu'il est probable que le roman ne se présenterait pas
de cette manière si l'auteur avait pu achever son oeuvre. Il aurait retravaillé
ses chapitres et leur place dans le corps du texte mais tel quel c'est déjà
très agréable à lire.
En tout cas je ne voudrais pas être une femme à cette époque
là. Elles sont horribles les belles-mères!
Note : 4/5
(Chimère)
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Je n'ai lu de Lao She que "Histoire de ma vie". J'avais bien aimé à
l'époque mais pas au point d'avoir envie de lire autre chose de cet auteur. "L'enfant
du Nouvel An" par contre me pousse à inscrire "Quatre générations
sous un même toit" dans ma LAL (liste à lire).
En ce qui concerne "L'enfant du Nouvel An", mon opinion rejoint celle de Chimère.
J'ai aimé ce livre même si la frustration le dispute au plaisir. D'un côté
j'ai beaucoup aimé le style, l'histoire, les personnages. De l'autre je me sens frustrée
que cela s'arrête si vite. J'en veux plus, je veux savoir ce qu'il adviendra des
personnages, comment ils vont évoluer, que vont devenir Fuhai, Shicheng, le
révérend Bull et les autres. Je veux savoir si Duo-les-Mille-Yeux se fera
finalement botter les fesses comme il le mérite et comment le petit Changshun va
grandir. J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur, ses descriptions du mode de vie
Mandchoue, la tendresse qu'il a pour son peuple transparaît dans sa plume. Quand il
décrit les travers de ses compatriotes c'est avec beaucoup d'humour et d'amour.
Donc au final comme j'ai beaucoup de "j'ai beaucoup aimé" je lui donne un
5/5.
Note : 5/5
(Lhisbei)
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Lao She nous raconte sa naissance et les premiers mois de sa vie. Il nous
présente sa famille et les gens de son entourage.
C'est un prétexte pour parler de la Mandchourie, la façon de vivre et les
moeurs de l'époque, le contexte social et politique, fin des années 1800.
De par sa famille, il nous montre comment les hommes étaient oisifs et vivaient
de leurs dettes avec inconscience. Pour eux la vie n'était que plaisir alors que
leurs épouses s'octroyaient tout le travail et les inquiétudes face aux
créanciers qu'il fallait payer chaque mois. Arrivera-t-on à manger seulement? et
il faut penser à toutes les invitations qu'on doit honorer avec les cadeaux qui
s'ensuivent et les habits et bijoux qu'on se doit de porter. La naissance
d'un enfant pour la famille de Lao She apporte beaucoup de joie car c'est le premier
garçon après deux filles mais aussi beaucoup de soucis d'argent car il faut faire une
fête et nourrir les invités.
Les personnalités des personnages sont souvent extrêmes, ou l'on est épouvantable
comme la tante et la belle-mère ou l'on est bonne, attentionnée, travaillante comme
la mère et les deux soeurs. Ou l'on est paresseux comme le beau-père et le mari
de la fille aînée ou l'on est responsable comme le père
ou le cousin Fuhai. C'est ce qui m'empêche entre autres
d'apprécier ce roman autobiographique pleinement, il n'y a pas de demi-mesure. Lao
She n'est d'ailleurs pas tendre envers ses compatriotes.
Par contre, j'ai aimé découvrir la Mandchourie. Et ici ce qui est surtout intéressant
c'est le rapport entre les étrangers et les Mandchous qui ont beaucoup souffert des différentes
occupations. Les missionnaires sont pour leur part ridiculisés. Lao She montre avec brio la bêtise
des étrangers qui se croient supérieurs en tant qu'occidentaux.
Encore une fois Lao She n'est pas complaisant mais ça se comprend. Qui aimerait
être dominé par des gens d'ailleurs? Il est amer face à ses compatriotes qui
se sont vendus aux étrangers. Ce thème est surtout développé dans le dernier tiers
du roman et juste pour ce, ça vaut la peine de le lire mais sans que ce soit
indispensable, un roman qui ne va pas bouleverser votre vie de lecteur.
De Lao She j'ai préféré "Histoire de ma vie" pour le style plus serré, moins léger. Et
c'est aussi très frustrant de lire un roman inachevé d'autant plus que je m'y suis surtout
intéressée dans le dernier tiers et hop! déjà la dernière page mais
pas de fin en tant que tel, on est au début d'un repas qui réunit plusieurs
convives... Mais bon, lecture intéressante malgré tout dans l'ensemble.
Note : 3,75/5
(Mousseline)
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