Un homme presque parfait
(10X18, 2002, 780 pages)
Ne vous attendez pas à un héros survitaminé, jeune et beau. A
une histoire très américaine de réussite sociale, de couple
réussi, d'accomplissement grâce à la volonté et au
labeur.
Les personnages de Richard Russo sont en général une
association de "bras cassés", de "paumés loufoques", de "pauvres types
qui auraient pu mais n'ont pas eu de chance", ou "pas voulu assez fort". Sully le
héros de ce roman en est l'exemple parfait, il joint à une malchance
congénitale, un manque de diplomatie évident qui lui fait prendre
à rebrousse poil son entourage. Maniant la répartie caustique
à outrance il cache ses qualités sous un air bourru qui le dessert
auprès de beaucoup. Dans sa petite ville où il navigue de petit
boulots en petits boulots, entouré d'éclopés de la vie comme
lui, il s'efforce pourtant de rattraper ses erreurs passées.
C'est tendre et charmant, il y a quelques longueurs, mais moi je suis une inconditionnelle de
cet auteur. Il y a tant d'humanité et de vérité dans ses
personnages.
Note : 4/5
(Zeta_b)
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