Quatre saisons à Mohawk
(La Table Ronde, 2005, 471 pages)
Apparemment, Mohawk fait partie de l'univers de Russo.
Ce roman ne peut qu'être autobiographique. Il y transparaît tout l'amour
qu'un fils peut porter à son père. Au travers de situations souvent
drôles, ce roman plein d'humour aux personnages de poivrots attachants, est
une très belle histoire d'amour.
Bref, j'ai été très touchée par la tendresse de l'auteur
pour ce père hors norme, qui élève son fils à sa
manière, pas très académique il faut l'avouer.
Beaucoup d'humour aussi.
C'était ma première rencontre avec Richard Russo,
je ne le regrette pas.
Note : 4.5/5
(Odilette)
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Merci, vraiment merci de m'avoir fait connaître cet auteur.
Pour résumer ce roman rien ne vaut les mots de l'auteur à la
première page : "Contrairement à beaucoup de soldats, mon père
savait très bien ce qu'il voulait faire une fois la guerre finie. Il voulait
boire, courir les filles et jouer aux courses. "Il s'en lassera", à
prédit ma mère et elle n'en doutait pas".
Sam, ce soldat revenu à la vie civile, hélas ne s'en lasse pas et le
rôle de mari et de père ne lui convient pas.
Comment grandir et se réaliser entre une mère aimante et
déprimée et un père bambocheur et irresponsable, Ned va nous
le raconter dans ce merveilleux roman.
Et je n'en dirai pas plus; c'est tellement mieux de le lire et de se
pénétrer de cette histoire qui pourrait être traitée en
tragédie mais qui, grâce à l'humour et l'autodérision de
l'auteur, nous fait rire de bout en bout, sans que ce rire n'empiète sur
l'émotion et la tendresse que l'on peut ressentir pour ce jeune garçon.
C'est un roman que j'ai emprunté à la bibliothèque mais que je
vais acheter pour pouvoir le relire et le posséder.
Cette petite ville de Mohawk (je le confirme elle n'existe pas, l'auteur le dit en
exergue) a quelque chose de la vallée de la Salinas, et je pense que Russo
qui cite Steinbeck en avant-propos a écrit une histoire que n'aurait pas
désavoué cet auteur.
Note : 4.5/5
(zeta-b)
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