Trois fermiers s'en vont au bal
(10/18, 2006, 515 pages)
Résumé : Une photo représentant trois hommes du Westerwald en
Allemagne se rendant à un bal en mai 1914 devient l'obsession du narrateur,
tandis qu'un certain Peter Mays cherche à comprendre sa ressemblance avec
l'un de ces personnages. Mais quel fut le destin de ces trois hommes et que
regardent-ils vraiment avec intensité au moment où le cliché
fut pris?
Mon avis : La narration est éclatée en trois pôles, le
narrateur à la recherche du moindre indice concernant cette photographie,
le journaliste Peter Mays à la recherche de son passé, chacun des
trois personnages et leur destin individuel. Avec cela, l'auteur rajoute des
disgressions sur le siècle qui s'avèrent être en
réalité ce qui noue entre eux tous ces personnages. C'est au lecteur
de recomposer l'histoire par les indices laissés en évidence par
l'auteur et l'on se prend facilement au jeu. Qu'est-il advenu de Peter, Hubert et
Adolphe? Depuis ce jour de mai 1914, trois fermiers nous regardent et attendent
d'être appelés par l'Histoire.
Ce premier roman ne laisse augurer que
du meilleur pour la suite de l'oeuvre de Richard Powers.
Note : 4/5
(Chimère)
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Pfou! quel livre! C'est la première fois qu'il me faut autant de
concentration pour ne pas perdre le fil d'un roman. Deux interprétations possibles :
il ne m'a pas suffisament intéressée; c'est un roman complexe.
Je penche pour la seconde solution (bien sûr!).
Dès les premiers chapitres, on est dérouté par les destins des
différents personnages et on a du mal à coller les morceaux entre eux.
Les récits s'entrecroisent, il y a des aller-retours entre le passé
et le présent, on se doûte bien que tout cela est lié mais
comment? Bien sûr il y a cette photo des trois fermiers se rendant à
un bal! c'est le fil rouge de l'histoire. (Soit dit en passant, je n'ai pas
arrêté de fermer mon livre pour la contempler!)
Bref, un puzzle en quelque sorte, émaillé de considérations
très érudites sur de nombreux sujets (l'auteur, bien jeune au
demeurant, est un puits de savoir). J'ai joué le jeu jusqu'au bout, et la
fin m'a un peu déçue...
C'est une lecture qui rend intelligent, même si parfois je ne me suis pas
trouvée assez intelligente pour ce livre!
Je ne sais pas si je suis très claire mais c'est exactement mon sentiment.
Je ne suis pas pressée de lire le deuxième roman de cet auteur,
même si c'est prévu. Il me faut d'abord digérer celui
là...
Note : 3,5/5
(Odilette)
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"Trois fermiers s'en vont au bal" se divise en trois parties : le narrateur, bloqué quelques heures à
Détroit, découvre dans un musée une photo de 1914 et veut en découvrir son histoire.
La vie des trois protagonistes de la photo. Et enfin, un journaliste scientifique, un peu paumé, à
la recherche d'une rousse, aperçue du 8eme étage d'un immeuble. Sans oublier les nombreuses
digressions de l'auteur. Au fil des pages, une trame se construit autour de cette photo et fait se rejoindre
tous les personnages du roman.
Très bon roman, une écriture agréable et une fin dont je souhaiterais avoir votre avis.
Toutefois, ce n'est pas le genre de livre qu'il m'aurait fallu en ce moment (trop de boulot = fatigue =
impossibilité de lire plus d'un chapitre à la fois). J'ai eu du mal à rentrer dans le livre
et j'ai perdu la trace de quelques personnages en cours de route (qui est Mme Schreck?) mais est-ce important?
En finissant les dernières lignes, j'ai eu le sentiment que tout le roman n'était que distraction.
Le plus important est représenté sur la première page : la photo. Est-ce important de savoir
ce que regardent les trois fermiers? Est-ce important ce qui est décrit par les divers personnages
à propos de ces trois fermiers? A mon avis, l'essentiel, c'est ce que nous, spectateur, y voyons,
l'idée que nous nous faisons lorsque nous voyons (nous inventons?) une photo...
Note : 3/5
(ceirdwin)
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D'habitude, je fais toujours un résumé des romans que je lis. Mais cette fois-ci, ce sera une
exception car je me refuse à en faire.
En effet, un résumé de ce roman??? C'est impossible; lisez celui de Chimère, ce sera plus
simple... Ou peut-être faudrait-il mieux commencer par le commencement, à savoir, que regarder la
photo qui couvre la jaquette du livre suffira à vous renseigner. Trois fermiers endimanchés s'en
vont au bal et vous fixent de leurs yeux, une question muette dans leur regard...
Trois fermiers s'en vont au bal et se font photographier par August Sander qui passait par là à
bicyclette et qui va ainsi figer pour l'éternité cet instant. Certes, et alors me direz-vous? Qu'y
a-t-il de si fascinant là-dedans? Et puis, quels liens avec les autres protagonistes du roman de Powers :
un journaliste paumé subjugué par une rousse aperçue lors d'un défilé d'anciens
combattants et le narrateur obsédé par la dite photographie??? Et que viennent faire ici Ford et
Sarah Bernhardt???
C'est que, ma foi, tout, et je dis bien TOUT, est dans la narration de Powers. C'est facile me
renchérissez-vous encore une fois. Que nenni! Ceux qui ont lu "Le temps où nous chantions"
du même auteur ne pourront pas ne pas être d'accord avec moi quand je dirais que l'envoûtement dans
lequel se retrouve le lecteur se justifie par la profondeur des détails, des rappels historiques, et
surtout, l'écriture sublime de Powers. Sans oublier le large éventail de thèmes qui courent
dans le récit, à l'instar de la première guerre mondiale, les progrès scientifiques
qui ont jalonné le XXème siècle, le bouleversement culturel en Europe et aux Etats-Unis qui
a suivi la Grande Guerre.
C'est sûr que suivre Powers n'est pas toujours aisé... Celui-ci prend en effet un malin plaisir de
changer de personnages et d'époque à chaque chapitre et de jalonner son récit de longues
descriptions qui, à première vue, n'éclairent pas grand chose au mystère qui entoure
nos trois fermiers. Alors, oui, il faut s'accrocher car ce n'est pas un roman facile ni abordable au
début.
Il y a de l'idée dans ce "Trois fermiers s'en vont au bal". Plusieurs semaines après l'avoir lu,
et tandis que là, je vous en fais la critique, des passages et des protagonistes se baladent encore dans
ma tête. Vraisemblablement, ce récit m'aura plus marquée que ce que j'en avais pensé
au premier abord... Et maintenant, j'ai bien envie de lire "Le temps où nous chantions". Pour retrouver
cette atmosphère inimitable...
Quand je vous disais que résumer un tel roman était impossible... A vous de le lire! Et de juger!
Note : 4/5
(Liza_lou)
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