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Francine Ouellette

Le Grand Blanc
(Libre Expression, 2007, 784 pages)

Bon l'histoire du Grand Blanc, c'est l'histoire d'une fille qui débarque à Shefferville pour y travailler. Elle a tout laissé derrière elle. Elle est seule et vit mal son statut de fille peu jolie et célibataire. Elle découvre la communauté de cette ville, les Montagnais mais surtout les pilotes de brousse et leur vie. Il y a Émile "le grand", chef pilote, brûlé sur la moitié du visage qui vit des difficultés avec son élève Luc, tête d'oiseau, une vraie tête brûlée. Tous les deux s'aiment beaucoup mais un malentendu a terni leur longue amitié. Un événement tragique amènera ces hommes à se comprendre.

Il y a une magnifique histoire d'amour mais ce n'est pas le but du roman, ça raconte l'amitié, l'amour, la solidarité, la souffrance, l'espoir, la vie, la survie, la déchéance mais la force aussi de l'être humain. C'est vraiment un beau roman avec de beaux portraits humains, malgré toutes leurs imperfections. J'ai adoré la façon qu'avait l'auteur de nous faire voir ce qui se passait à l'intérieur de chaque personnage, on s'y sentait et on vivait chaque émotion, souffrance, joie... Les personnages étaient très nuancés, ni blancs ni noirs.

Et puis il y a plein de passages qui portent à réfléchir, comme par exemple, sur la condition des Amérindiens, sur les grandes pertes qu'ils ont vécues au niveau culturel et sanitaire. Quand on voit vers la fin, Georges, cet Innu, revenir à des habitudes ancestrales, c'est beau et comme dit Émile, il redevient l'Innu le magnifique.

L'auteur a une de ces façons de décrire la beauté du Grand Nord qui donne envie d'y vivre mais surtout envie de le survoler du haut des airs...

Note : 5/5
(Michelle)
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C'est une aventure assez particulière à lire, un énorme volume. On y côtoie des gens au bout du monde dans un environnement inhospitalier et rude. La seule chose qui m'a quelque peu déroutée c'est que lors des conversations, pas mal de mots ou d'expressions m'ont obligée à relire car c'est canadien et l'auteur aussi d'ailleurs. Parfois une traduction comme mon "chum" ou le "bush" ou "jaser" (ça j'ai trouvé de suite car ici dans notre langue c'est idem), je ne les ai pas copié tous. Mais pour les Canadiens, je pense que cela doit être beaucoup plus agréable à lire que pour moi; bien que j'aie vraiment apprécié surtout le côté psychologique de tous les personnages de ce livre.

Note : 4/5
(Garanemsa)








Feu : La rivière profanée
Feu : L'étranger
Le Grand Blanc,
Sir Gaby du lac,
Au nom du père et du fils


Francine Ouellette est née à Montréal en 1947. Elle a étudié à l'École des Beaux-Arts de Montréal. Elle a ensuite enseigné les arts plastiques à la Polyvalente de Mont-Laurier, tout en faisant de la sculpture. Dans les années soixante-dix, elle abandonne sa carrière d'enseignante et part vivre à Schefferville où elle se consacre à ses deux passions: l'aviation et l'écriture. En 1984 paraît "Au nom du père et du fils", qui a conquis plus de 100 000 lecteurs avant de devenir une série télévisée. Depuis la parution de ce premier roman, Francine Ouellette n'a cessé de séduire ses lecteurs et lectrices. Elle a ainsi remporté le Prix France-Québec en 1986 pour "Le Sorcier", le Prix Citoyenne de la nature en 1990 pour "Sir Gaby du lac", le Grand Prix du public en 1993 pour "Au nom du père et du fils", le Signet d'or pour le roman de l'année pour "Au nom du père et du fils" en 1993 et le Grand Prix des lectrices et des lecteurs du Journal de Montréal pour "Le Grand Blanc" en 1994.




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