Le Grand Blanc
(Libre Expression, 2007, 784 pages)
Bon l'histoire du Grand Blanc, c'est l'histoire d'une fille qui débarque à
Shefferville pour y travailler. Elle a tout laissé derrière elle. Elle est
seule et vit mal son statut de fille peu jolie et célibataire. Elle découvre
la communauté de cette ville, les Montagnais mais surtout les pilotes de brousse et
leur vie. Il y a Émile "le grand", chef pilote, brûlé sur la
moitié du visage qui vit des difficultés avec son élève Luc,
tête d'oiseau, une vraie tête brûlée. Tous les deux s'aiment
beaucoup mais un malentendu a terni leur longue amitié. Un événement
tragique amènera ces hommes à se comprendre.
Il y a une magnifique histoire d'amour mais ce n'est pas le but du roman, ça
raconte l'amitié, l'amour, la solidarité, la souffrance, l'espoir, la vie, la
survie, la déchéance mais la force aussi de l'être humain. C'est
vraiment un beau roman avec de beaux portraits humains, malgré toutes leurs
imperfections.
J'ai adoré la façon qu'avait l'auteur de nous faire voir ce qui se passait
à l'intérieur de chaque personnage, on s'y sentait et on vivait chaque
émotion, souffrance, joie... Les personnages étaient très
nuancés, ni blancs ni noirs.
Et puis il y a plein de passages qui portent à réfléchir, comme par
exemple, sur la condition des Amérindiens, sur les grandes pertes qu'ils ont
vécues au niveau culturel et sanitaire. Quand on voit vers la fin, Georges,
cet Innu, revenir à des habitudes ancestrales, c'est beau et comme dit Émile,
il redevient l'Innu le magnifique.
L'auteur a une de ces façons de décrire la beauté du Grand Nord qui donne
envie d'y vivre mais surtout envie de le survoler du haut des airs...
Note : 5/5
(Michelle)
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C'est une aventure assez particulière à lire, un énorme volume. On y côtoie des gens au
bout du monde dans un environnement inhospitalier et rude. La seule chose qui m'a quelque peu
déroutée c'est que lors des conversations, pas mal de mots ou d'expressions m'ont obligée
à relire car c'est canadien et l'auteur aussi d'ailleurs. Parfois une traduction comme mon
"chum" ou le "bush" ou "jaser" (ça j'ai trouvé de suite car ici dans notre langue c'est idem),
je ne les ai pas copié tous. Mais pour les Canadiens, je pense que cela doit être beaucoup plus
agréable à lire que pour moi; bien que j'aie vraiment apprécié surtout le
côté psychologique de tous les personnages de ce livre.
Note : 4/5
(Garanemsa)
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