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Charles Willeford

Miami Blues
(Rivages, 1991, 298 pages)

Frederick Frenger Junior arrive à Miami en provenance de San Francisco où il a purgé une peine de prison de trois ans à St Quentin. Avant de s'envoler pour la Floride, le joyeux psychopathe a trouvé le temps d'agresser trois hommes et de leur voler leurs cartes de crédit. Dès qu'il arrive à l'aéroport de Miami, il casse le doigt d'un Hare Krishna qui avait eu la malencontreuse idée de l'importuner.

Ainsi commence les "aventures" de ce personnage taillé dans le roc et aussi sympathique qu'une mygale. Sans scrupule, violent et ne pensant qu'à dévaliser son prochain, Junior est bien décidé de se faire une petite place au soleil avant d'être repris par la police et envoyé dans un autre pénitencier pour le reste de sa vie. Seulement il va croiser la route du sergent Hoke Moseley qui est taillé pour l'affronter. L'officier de police a des problèmes avec son poids, son appartement minable, sa femme qui lui pompe la moitié de son salaire, le sexe, l'alcool... et surtout ses fausses dents.

Willeford ne fait pas dans la dentelle. On peut dire qu'il est à l'opposé d'un James Lee Burke qui aime ciseler son texte. Willeford est cru et direct. Même s'il aime à nous faire découvrir sa ville, l'écrivain en a une vision cauchemardesque où les clochards et autres bandits se déplacent en pleine chaleur moite et suffocante. On sent le soleil dans ses pages, la crasse et la fracture entre les "Latins" et les "WASP" (White Anglo-Saxon Protestant). Un livre qui est un coup de poing et on suit à la trace cet affrontement entre les deux hommes.

Note : 4/5
(Claude)








Miami Blues,
Une seconde chance pour les morts,
Combats de coqs



Charles Willeford est né le 1er février 1919 à Little Rock, dans l'Arkansas. Il s'est engagé dans l'armée à seize ans. Il en a tiré une expérience humaine dont il s'est servi dans ses livres, dont "Les Grands Prêtres de Californie" en 1949. Dans les années 80, il entame sa saga de l'inspecteur Hoke Moseley dont le premier, "Miami Blues", fut porté à l'écran par George Armitage. Pour l'auteur de roman noir Elmore Leonard : "Personne n'a écrit un meilleur polar que Charles Willeford". Il laisse derrière lui seize romans dont certains ont été adaptés à l'écran avec plus ou moins de succès, de nombreux poèmes et deux livres autobiographiques. source : http://www.entre2noirs.com







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