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John Updike

Tu chercheras mon visage
(Seuil, 2006, 281 pages)

Kathryn est une jeune journaliste, elle quitte son New-York professionnel pour le Vermont, pour une rencontre avec Hope, une femme peintre approchant les 80 ans.Afin de répondre aux questions de Kathryn, Hope fouille ses souvenirs et c'est tout un pan de l'histoire de la peinture qui refait surface, une cinquantaine d'années dans la vie de la peinture américaine. C'est dire si ça peut être intéressant! D'autant plus que Hope a été l'épouse d'un célèbre peintre Zack McCoy (figure emblématique représentant Jackson Pollock) et d'un autre aussi, Guy Holloway (dans lequel il y a un peu de Warhol, mais plus que ça).Les souvenirs de Hope remplissent tout l'espace, elle rend vie aux peintres aimés ou détestés, elle parle de cet art avec une telle force... c'est vraiment très beau.

Et John Updike rend un vibrant homme, à travers le personnage de McCoy, à Jackson Pollock, de manière touchante et éclairée. J'ai toujours pensé que Pollock était un génie, un vrai de vrai, hanté par la peur et le mystère, tentant de trouver un exutoire à ses démons dans sa peinture si belle et si tourmentée. Updike semble penser de même et il le raconte avec force et sensibilité.

J'ai été séduite par ce roman intimiste et superbe, par l'âme que Updike a déposé dans son écriture et l'hommage qu'il rend à ces artistes pas toujours compris ou adulés souvent trop tard.

Note : 4.5/5
(Sahkti)








Coeur de lièvre,
Dans la splendeur des lis,
Tu chercheras mon visage



John Updike naît en 1932 à Shellington, petite ville de Pennsylvanie où son père enseigne au collège; sa famille s'installera douze ans plus tard dans la ferme toute proche des grands-parents maternels. Il fait des études supérieures de lettres à Harvard, où il dirige la revue étudiante satirique The Lampoon, puis à Oxford où il s'intéresse à la peinture. Engagé comme reporté au New Yorker pour deux ans, il continue d'y publier poèmes, critiques et nouvelles. Il s'installe à Ipswich dans le Massachusetts en 1957, et est élu membre de l'Institut National des Lettres en 1964. Depuis la parution de son premier roman en 1958, John Updike demeure un écrivain éblouissant, infatigable, qui s'attache à rendre le banal avec une grande tendresse pour ses personnages ordinaires, et une telle richesse de style qu'Anthony Burgess lui a reproché son "hérésie démocratique".





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