Into the wild
(10/18, 2008, 284 pages)
Ce livre retrace la vie de de Christopher McCandless, un jeune homme inspiré par Léon Tolstoï
et Henri David Thoreau qui après avoir terminé ses études universitaires et obtenu son
diplôme décide d'aller en Alaska. Un différent l'oppose à ses parents,
particulièrement à son père et ce sera l'élément déclencheur de son
départ. Après avoir travaillé dans diverses régions des Etats-Unis et exercé
de multiples métiers, il rejoint enfin l'Alaska mais ce sera son ultime voyage. Le récit ne raconte
pas seulement l'histoire de McCandless mais également les expériences de l'auteur et celles
d'autres alpinistes.
Ce à quoi je ne m'attendais pas du tout, c'est que la moitié du livre seulement est
consacrée au héros, comme si sa propre histoire n'était pas assez conséquente pour
faire un ouvrage entier. C'est le seul bémol que je mettrai pour ce livre qui est par ailleurs fort
intéressant. McCandles est un personnage très attachant, il a laissé dans chaque lieu
où il est passé d'excellents souvenirs à ceux qui l'ont cotoyé, notamment à
un homme âgé qui attendait son retour comme si il avait été son propre fils. Ce qui
est extrêmement curieux c'est que le héros se débarrassait systématiquement de son
argent. Dans un premier temps il offre ses économies à une association caritative, puis en
brûle ou le déchire... C'est un personnage complexe et ambigü et son histoire se termine
tragiquement.
Note : 3,5/5
(cecile)
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Comme on a beaucoup parlé du film au moment de sa sortie, je connaissais superficiellement l'histoire de
ce jeune homme qui prend la route, cultive son rêve de solitude et de renoncement aux biens de ce monde
et s'en va bêtement mourir en Alaska.
Mais pourtant tout le long de ma lecture, je me prenais à espérer qu'il allait s'en sortir. On
s'attache à Chris McCandless et l'on voudrait bien qu'il soit sauvé. Ce livre, s'il n'a pas une
énorme valeur littéraire sur le plan du syle, il s'agit d'une enquête journalistique et
quelques digressions nous paraissent même inutiles, nous touche vraiment grâce à la
personnalité de son héros.
Il fallait si peu de chose pour que cela finisse différemment, Chris McCandless a durablement marqué les
personnes qui l'ont rencontré, ils l'ont tous trouvé intelligent, bon, charismatique. On ne peut
que regretter qu'il n'ait pas continué son chemin et vécu plus longtemps. Il voulait exister
autrement, il aurait peut-être pu influencer des opinions, il n'a rencontré que la mort.
Malgré ce livre et le film, son empreinte s'effacera forcément... mais espérons que
d'autres idéalistes ne connaîtront pas le même sort, il n'y en a pas de trop sur terre.
Note : 4/5
(zeta)
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Ce livre retrace le parcours de Christopher McCandless, un jeune homme idéaliste qui décide un jour
de partir vivre l'Aventure. Christopher est un garçon instruit, brillant et passionné de
littérature. A la fin de ses études, il décide de tout quitter et de sillonner le pays. Ce
récit retrace toutes les étapes du parcours de Chris et comporte les témoignages des
personnes l'ayant rencontré. Tout au long du livre on s'attache énormément à ce jeune
homme, on se prend d'affection pour lui et bien qu'on connaisse sa fin tragique dès le début on a
tendance à espérer qu'il va s'en sortir.
Ce livre m'a bouleversée, et a été un grand coup de coeur pour moi.
Note : 5/5
(fifietseslectures)
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D'un point de vue littéraire, ce livre ne marquera pas le lecteur. Il se place dans le domaine de
l'enquête et du témoignage. Jon Krakauer, journaliste et alpiniste, habitué au grand Nord,
est parti sur la trace de ce jeune homme retrouvé mort dans un bus abandonné le long de la piste
Stampede (facile à trouver sur Google earth en tapant le nom de McCandless), au coeur de l'Alaska.
Ce qu'il relate est assez stupéfiant mais pas étonnant.
Pas étonnant car n'importe quel jeune homme peut s'identifier à "Alexandre" Chris McCandless :
une furieuse envie de vivre hors des normes, un rejet des valeurs bourgeoises incarnées par ses parents,
des relations familiales tendues, surtout avec un père omniprésent, un féru de lecture de
textes exaltants (Tolstoï, Thoreau, Shepard, London,...), une envie de "libérer la bête", la
volonté de se prouver quelque chose,... Tout est là pour céder à la fameuse
"tentation de Venise", celle qui fait que l'on balance tout par-dessus tête. Le jeune homme montrait
à la fois beaucoup de certitudes mais également beaucoup de candeur, et beaucoup de volonté
d'aller jusqu'au bout.
Pour avoir marché seul en montagne, ou dans des lieux désertiques, face à des paysages
splendides, on ne peut que souscrire à l'exaltation qui saisit Chris, celle qui nous saisit lorsqu'on sent
posséder l'âme du monde, l'esprit des éléments et des bêtes, lorsqu'on sent
faire partie de la Nature sauvage, "the wild". Et ce sentiment est d'autant plus exacerbé chez Chris que
dans l'imaginaire américain, "the wild" rejoint la légende de l'Ouest, la conquête des "terra
incognita", l'esprit d'aventure pionnier que l'on ressent en lisant les livres de Thoreau, de Twain, de
Hoaghland.
Mais c'est stupéfiant tout de même car McCandless montre un manque d'humilité totale face
à la nature sauvage. Il a un sentiment de puissance assez développé et se rend compte
à travers son journal laissé en Alaska que tout cela commence à le dépasser, qu'il
est temps de retourner vers les hommes et vers la société. Hors, à l'époque où il
constate cela, il est trop tard, la forêt ne le relâche pas, elle réclame son tribut.
Stupéfiant car dans cette région désolée cartographiée tout de même de
près par les satellites, il part sans carte et croit se trouver isolé alors qu'il est sur une
piste, à peu de distance d'une autoroute, entouré de cabanes de chasse, au coeur d'une
échancrure d'un parc national. Et il est mort de dénutrition. On ne s'improvise pas homme des
bois. Vivre en trappeur suppose un long apprentissage sur le terrain, et pas une randonnée solitaire de
trois mois décidée après avoir lu, par exemple, "Construire un feu" de London. La
méconnaissance de ce principe de réalité aura été fatal au jeune homme.
Jon Krakauer adopte un style sobre et journalistique. Pour étoffer son récit, il place en exergue
quelques autres portraits de jeunes ayant voulu la rupture avec toutes les attaches, y compris le sien (ascension
du Devils Thumbs). Certains, dont lui, ont eu de la chance. Pas Chris McCandless. Une leçon qui incite à
la modestie devant la nature, mais qui me fait mettre bas mon chapeau à la mémoire de ce
jeune homme car j'aurais pu, un jour, être à sa place.
(Veilleur)
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De cette histoire qui a ému toute l'Amérique, on en connaît la prodigieuse adaptation
cinématographique signée Sean Penn. Le livre, dont le film est tiré, porte ce même souffle
et apporte quelques éléments supplémentaires que le film ne pouvait donner du fait de sa
construction narrative. Alors que Penn a choisi de se mettre dans la tête de McCandless, Krakauer garde une
certaine distance pour exposer les faits. Plus qu'un roman, il s'agit donc d'un livre documentaire qui suit le
parcours du jeune homme. Il n'en est pas moins passionnant. En revanche, j'ai regretté que l'auteur (pour
meubler? par manque d'éléments?) passe de longues pages à dresser le catalogue des
"aventuriers" qui ont précédé McCandless et se mette lui-même en scène dans
ses expériences à la nature. Il dilue à mon goût un peu trop son propos et perd
beaucoup en densité et en émotion. J'en attendais sans doute mieux et plus...
Note : 4/5
(Lionel de Lyon)
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L'histoire d'un jeune homme, solitaire et à la recherche de la vie sauvage et primitive, qui part pour
un périple de deux ans à travers l'Amérique en direction de l'Alaska.
A la fin du roman on a l'impression de connaître Alex... ou est-ce Christopher? Quelque soit le nom qu'il s'est
choisi, c'est un garçon brillant, intelligent, qui aime la lecture (quelle qualité). Fan de Jack
London (il y a beaucoup de citations de ses oeuvres au début des chapitres) il vit dans le rêve des
récits d'aventures sauvages qu'il aimerait vivre lui aussi. Pour lui le monde moderne ne sert à
rien, l'argent est inutile, ses parents sont des menteurs et il veut fuir tout ça. Il veut vivre quelque
chose, il se sent capable et l'auteur nous démontre qu'il en a été capable, jusqu'à
un certain point. Alex était assez intelligent pour se sortir de beaucoup de mauvais pas, mais pas assez
pour survivre à la faim.
C'est un roman bouleversant, surtout lorsqu'on rencontre la famille de Christopher-Alex, en pleine
détresse. Ses aventures et ses rencontres sont bien décrites par l'auteur qui a su mener son
enquête jusqu'aux derniers instants.
"Into the wild" n'est pas une histoire c'est un drame réel, il ne ressemble en rien à d'autres
romans de voyage, c'est un reportage sur papier et on vit avec Alex le rêve du monde sauvage, les
sensations du wild... Brillant.
Le thème du trimestre est vraiment le bon moment pour lire un pareil livre, je vous le conseille.
Note : 4,5/5
(Nathalire)
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