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Colin Harrison

Havana Room
(10/18, 2006, 508 pages)

A Manhattan, la descente aux enfers d'un avocat pris dans un engrenage mortel. A la suite d'un drame dont il a été rendu responsable, Bill Wyeth a tout perdu : sa famille, son travail, sa dignité. Déprimé, désoeuvré, il traîne sa solitude dans les rues de Manhattan. Chaque nuit, il prend ses repas dans le même restaurant, où il est devenu l'habitué de la table 17. Sous son apparence feutrée, l'endroit abrite un salon très privé, le Havana Room. Intrigué, Bill n'a bientôt plus qu'une obsession : y pénétrer. Un soir il va servir d'avocat à un certain Jay Rainey dans le cadre d'une transaction immobilière. Cette rencontre va l'entraîner dans une spirale infernale.

Je lis très rarement des romans noirs et peu me marquent. "Havana Room" appartient à la catégorie des livres qu'on n'oublie pas! Cette histoire est tout simplement "scotchante". USA Today fait référence à "Gatsby le magnifique" et au "Bûcher des vanités" : je suis entièrement d'accord pour le rapprochement avec le Wolfe. Même descente aux enfers dans un NY inquiétant d'un homme qui perd tout à cause d'un minuscule grain de sable; argent, pouvoir, sexe et ambition : tout y est! Non seulement l'intrigue est excellente mais en plus Harrison nous offre une peinture de NY fascinante. A cela, s'ajoute des personnages très réalistes, très humains. En somme, c'est un roman très bien ficelé et qui se lit avec passion. Pour en revenir à la référence à "Gatsby", il est vrai que l'aspect tragique mêlé aux questions d'argent, de pouvoir et de statuts sociaux peuvent y faire penser. J'ai pour ma part relevé la référence à Long Island et le prénom de Jay Rainey, personnage brisé sur lequel personne ne sait rien... Seules réserves : quelques longueurs et une fin trop américaine à mon goût.

Si vous voulez passer un très bon moment, lisez "Havana Room"!

Note : 4.5/5
(Flo)
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Grandeur et décadence d'un avocat new-yorkais qui passe du jour au lendemain du statut de yuppie à celui de paria avant de se retrouver entrainé dans un étrange complot tournant autour d'un steak-house de Manhattan.

J'adore les romans noirs plus encore que les thrillers.J'aime sentir l'ambiance d'une ville, ses bas fonds, son histoire à travers les mésaventures d'un personnage. Ce roman est écrit à la première personne, nous allons suivre Bill Wyeth dans sa descente aux enfers. Ce livre ne m'a pas lâchée d'une semelle depuis trois jours. D'entrée on est dans l'intrigue, les personnages sont intéressants, très bien présentés. La ville de New-York est fascinante, c'est un personnage à elle seule. Les rebondissements se succèdent jusqu'au dénouement final, sans jamais lasser le lecteur.

Effectivement, on ne peut que penser au "Bûcher des vanités". Pour ma part, je pense aussi aux romans de Douglas Kennedy : le héros se trouve entraîné dans un engrenage et a du mal à remonter la pente. Je pense aussi à John Grisham : pour l'aspect juridique, le héros est avocat. Dans ce roman, on apprend aussi de nombreuses choses sur l'histoire de la ville. Je suis assez d'accord avec Flo sur certaines longueurs (mais tellement peu).En résumé, un excellent roman noir, à lire absolument.Je vais de ce pas chercher d'autres livres de cet auteur.

Note : 5/5
(Odilette)










Colin Harrison est un écrivain américain né à Philadelphie en 1960. Diplômé d'anglais du Haverford college, Colin Harrison obtient par la suite un Master de création littéraire à l'université de l'Iowa. Rédacteur au "Harper's magazine", Colin Harrison a été ensuite éditeur dans la célèbre maison Scribner en 2000. Il publie son premier roman, "Break and enter", en 1990. L'auteur a également publié "Corruptions" en 1995, "Manhattan nocturne" en 1997 et "Havana Room" en janvier 2005.






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