Lune sanglante
(Rivages Noirs, 2001, 286 pages)
10 juin 1964, Larry Craigie dit "Le Givré" et Delbert "Blanc Mec" Haines préparent, au milieu de
leur lycée en travaux, le kidnapping du poète, un jeune arrogant qui a osé se moquer d'eux
dans "La revue poétique du Lycée Marshall", la parution dont il s'occupe avec zèle. Le
poète arrive et ils lui tombent effectivement dessus, sans savoir que cette agression, qu'ils prennent
pour un simple règlement de compte, va faire basculer leur vie, à eux trois, mais aussi à
beaucoup d'autres. Dix-huit ans plus tard, l'inspecteur Lloyd Hopkins, en visite sur les lieux d'un meurtre,
est pris d'une drôle d'impression. C'est un policier instinctif, et généralement son flair
lui permet de soulever des lièvres ignorés par beaucoup de ces collègues. Alors il
décide de l'écouter une nouvelle fois, son flair, et se laisse comme à chaque fois
imprégner par son enquête. Mais celle-ci est différente des autres, plus ancienne, plus
mystérieuse, et surtout plus dangereuse, autant pour lui que pour ses proches.
J'ai eu un peu de mal à accrocher au début car les bonds dans le temps et dans l'espace m'ont
gênée, mais dès que j'ai compris à quel point ils servaient à poser
l'intrigue, j'ai été totalement accrochée au roman, et je l'ai fini avec regret, tant j'ai
aimé le suspense haletant et le rythme croissant que fait régner Ellroy dans cette histoire.
Note : 5/5
(nauticus45)
|