Flamingo
(Albin Michel, 1998, 423 pages)
Abraham Isaac Lee nous raconte sa vie, son enfance et son adolescence dans le plus grand drive-in des Etats-Unis,
vers la fin des années 60. Enfant adopté en Corée, avec sa soeur Louise, ils vont vivre et
s'épanouir au sein d'une famille épique, originale, barge, mais aimante, et fondatrice de toute
leur personnalité. Entrecoupé de moments du présent, son récit nous plonge dans cette
Amérique des vieux films, des drive-in, du 4 Juillet sous les étoiles, de l'amour pour toujours et
de l'importance des rencontres.
Je n'ai pas trop envie d'en parler en fait, c'est un livre rempli d'émotion qui m'a parlé à
plusieurs endroits, j'ai adoré le ton du narrateur, cette façon de s'adresser à nous
directement, d'édulcorer certains propos qu'il jugerait trop hards pour nous, son humour et son ironie.
J'ai juste moins apprécié la construction en strates, avec retours et annonce des
évènements plusieurs fois.
Un excellent livre, dans la lignée directe de Pat Conroy et Wally Lamb, en effet, Nirvana, merci!
Je suis preneuse de tout autre conseil de livres du même genre!
Note : 4,5/5
(Cuné)
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Chroniques du plus grand drive-in au monde.
Dans les années 50-60 la famille Lee était les propriétaires du drive-in Flamingo sur la
côte de l'Atlantique en Floride entre Jacksonville et St-Augustine. Ils vivaient sur place dans la Tour.
La famille c'est le père Hubert Thomas Lee, un homme excentrique et c'est peu dire; la mère Edna
qui essaie de tempérer les emportements du père; les enfants Abraham et Louise nés en
Corée le même jour.
Le narrateur est Abraham Isaac. Il raconte son enfance et adolescence loin d'être ordinaires quand on
habite dans un cinéparc et qu'on a comme voisin un salon funéraire dans lequel habite la famille
West et qu'en plus les deux pères Hubert Lee et Turner West se détestent à mort. Et
par-dessus ça les employés vivent avec la famille.
Cette histoire est truffée d'anecdotes entourant le drive-in et la famille : les fameux feux d'artifices
du 4 juillet, l'histoire de Frank - un chien assez particulier, les premiers émois amoureux,
les bains de minuit, l'amitié, l'arrivée de certains employés qui ont marqué le drive-in et son histoire : Pete - le seul
employé qui n'habitait pas dans la famille, le Juge et son piper, Alice, Polly.
C'est une lecture agréable, sympathique et différente, l'humour règne, les personnages sont colorés et
extravagants. Un roman qui présente tout à fait les caractériques de la littérature du Sud, on peut le
comparer à "Les beignets de tomates vertes" de Fannie Flagg. Il n'y a qu'un truc qui m'a
dérangée : dès le début on sait qu'un drame va survenir et l'auteur nous tient sur cette idée
jusqu'à la toute fin, il revient sans cesse à ce drame sans élaborer, il distille des indices tout au long,
et je ne sais pas trop pourquoi ça m'a agacée de ne pas savoir, peut-être que j'aurais dû aller lire
la fin en partant. En tout cas la fin est une réussite.
Pour qui a la nostalgie des ciné-parcs particulièrement c'est une lecture-bonbon.
Extraits :
"Mes parents ne jetaient jamais un livre. Ils avaient tout gardé : les livres de leur enfance, les livres que leur
avaient légués leurs parents, les livres qu'ils avaient acquis au temps où ils fréquentaient l'université et
tous ceux qu'il avaient achetés depuis."
"L'enfance de mes fils ne ressemble en rien à celle que j'ai eue moi-même. Ils mènent une existence très ordinaire
d'enfants de bourgeois aisés. Maison dans la banlieue huppée de Jacksonville, villa au bord de la mer, école
paroissiale, cours particuliers de musique, comptes d'épargne qui leur permettront de se payer de bonnes études,
appareils d'orthodontie pour avoir des dents bien régulières, sans parler des parents qui les couvent
et les gâtent."
Note : 4,25/5
(Mousseline)
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