La nuit de l'oracle
(Actes Sud, 2004, 220 pages)
Sidney Orr est un écrivain. Il se remet d'un long séjour à l'hôpital.
Après plusieurs mois d'inactivité il recommence à écrire... dans
un carnet bleu...
Sidney n'est pas le genre de personnages auxquels nous a habitués Paul Auster, par exemple
comparé à Fogg de Moon Palace, il est des plus banal. Mais là où
Paul Auster frappe fort c'est dans les descriptions, il me semble qu'il n'a jamais aussi bien
décrit ses personnages. Il les rend très vivants, on reste accroché
à leurs moindres faits et gestes. Chaque mot est à sa place, Paul Auster maîtrise
tout. Impressionnant!
Dans Le livre des illusions, le cinéma occupe une place majeure, ici c'est la
création littéraire, un sujet qui pourrait être banal chez un autre que
Paul Auster mais encore là Paul Auster épate par sa façon de rendre les
choses réelles, plus réelles que la réalité. Il nous entraîne
dans des situations abracadabrantes et on y croit.
Et pour le plus grand bonheur des fans, on y retrouve ses thèmes de prédilection,
le hasard toujours le hasard, New York et etc. Lire un nouveau roman de Paul Auster c'est comme
retrouver un vieux copain. Je crois que quelqu'un qui ne connaît pas Paul Auster
ferait mieux de lire son oeuvre dans l'ordre, Auster est ce genre d'auteurs qui fait de
nombreux clins d'oeil et ça serait alors passer à côté de ce qui fait
en partie le charme de le lire.
À lire bien sûr et surtout faut lire toute l'oeuvre de ce grand auteur.
note: 5/5
(Mousseline)
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Sidney Orr est un écrivain qui se remet d'une longue maladie qui lui cause encore des
difficultés. Un jour, se promenant par hasard dans son quartier, il entre dans une
librairie où il fait l'achat d'un carnet bleu fabriqué au Portugal, un carnet
qu'il compte utiliser pour écrire sa prochaine oeuvre. Cela le menera vers des lieux
jamais fréquentés dans son écriture, lui fera repousser ses limites
créatrices un peu plus loin.
Comme à son habitude Paul Auster a réussi à me dérouter. Alors que
je croyais suivre une petite histoire bien tranquille, je me suis retrouvée au bout de
plusieurs histoires qui ne semblaient pas vraiment liées et qui avaient l'air de ne
mener nulle part. Cela m'a quelque peu agacée sauf lors de la finale où tous les
morceaux se sont finalement mis en place. Un autre point qui m'a un peu dérangée,
ce sont les très longues notes de bas de pages. Elles avaient le désanvantage de
me faire perdre le fil de l'histoire. J'aurais mieux aimé si elles avaient été
intégrées au récit.
Par contre, j'ai adoré les descriptions qui abondent dans ce livre. Tout comme les
émotions un peu ambigues que l'auteur sait parfaitement évoquer. C'est un roman
qui m'a beaucoup intéressée et c'est définitivement le meilleur Auster que
j'ai lu jusqu'à maintenant!
note: 4.25/5
(Frisette)
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Résumé: Le narrateur est un écrivain qui se remet doucement d'une grave
maladie. Ayant découvert par hasard une nouvelle papeterie, il y achète un très beau
carnet portugais bleu dans lequel il commence à rédiger l'ébauche d'un
nouveau roman. Mais très vite, la réalité et la fiction semblent perdre
leur frontières respectives.
Mon avis: C'est du Auster. Donc ça ne peut être que très bon. J'ai attendu
avec impatience de pouvoir lire ce roman et je ne suis pas déçue. On y retrouve
très vite les thèmes "austériens" (ça se dit?) qui sont la marque
de fabrique et de l'auteur. J'aurais du reste adoré lire le roman inventé par le
narrateur dont on suit l'ébauche. Mon Auster préféré jusqu'à
maintenant. Peut-être à conseiller à ceux qui ne connaissent pas et ont un
peu peur d'approcher cet auteur qui est pourtant très agréable à lire.
note: 4.5/5
(Chimère)
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Sydney Orr, après un long séjour à l'hôpital où il a failli
mourir, se remet lentement en faisant de courtes puis de plus en plus longues promenades dans
Brooklyn. C'est alors qu'il découvre une papeterie tenue par Mr Chang où il
achète un "étrange" carnet bleu, carnet qui va lui redonner l'inspiration et lui
permettre de recommencer à écrire...
Ah! quel plaisir de lecture! Comme dans le Livre des illusions, j'ai retrouvé
la technique d'écriture et de construction de roman où tous les détails
sont importants, où tous les différents récits se côtoient puis
s'imbriquent pour finalement faire un tout. Et encore ce hasard qui régit nos vies, le
mystère de la vie: réalité ou illusion, la mort, le temps... Et cette
écriture si fluide, et si accrocheuse qui nous procure une lecture si aisée, si
agréable.
Paul Auster est en train de devenir l'un de mes auteurs américains préférés.
Note : 5/5
(Chantal)
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Sidney Orr, écrivain new-yorkais est de retour chez lui suite à une
terrible maladie. Lors d'une ballade, il découvre une papeterie et un
irrésistible carnet bleu qui lui redonnera l'envie d'écrire.
Encore une lecture coup de coeur avec Paul Auster! La force de ce roman est la
description très précise des personnages. L'auteur nous raconte
souvent leur passé à travers des notes de bas de page,
procédé que j'ai bien apprécié. Pour arriver à
me captiver à travers de longues notes de bas de page, il faut tout un
talent! C'est là le génie de Paul Auster, sa façon de raconter
plusieurs histoires en une en nous accrochant dès les premières
pages. Tout ce que nous voulons par la suite est de se rendre au bout pour
comprendre les mystères qu'il dresse sur notre chemin de lecteur. Ce
thème que l'auteur chérit tant, le hasard, ne nous lâche pas. La
plus banale décision que prend un personnage viendra bouleverser sa vie.
C'est fascinant!
N'hésitez pas à lire ce grand auteur!
Note : 5/5
(Cocotte)
p.s. "Le livre des illusions" demeure mon favori à date, mais je ne peux donner une
autre note que 5/5 à celui-ci.
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Sidney Orr, écrivain convalescent déniche par hasard un carnet bleu
qui lui donne furieusement envie de reprendre l'écriture.
Mon avis : Je n'ai lu que "Le livre des illusions" d'Auster et je retrouve ici des
similitudes. Cet homme un peu paumé qui doit réapprendre à
vivre, les histoires parallèles dans l'histoire, l'importance du hasard...
Est-ce cela qu'on appelle l'univers Austérien??? En tous les cas, j'ai
adoré! J'aime l'écriture, j'aime les différents thèmes
abordés, je me passionne pour chacune des "sous-histoires".
J'ai craint d'être gênée par les notes en bas de page (en
général, je déteste) mais elles sont, elles aussi, d'autres
anecdotes imbriquées dans l'histoire.
J'ai très envie de lire les autres livres d'Auster!
Note : 5/5
(Doriane)
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Tout d'abord je tiens à dire que je ne suis pas une spécialiste de
Paul Auster. Ce que j'ai lu de lui, par rapport à ce qu'il a publié
n'est pas très important.
Je ne vais pas vous ennuyer avec ma conception "d'un bon livre" que je sais assez
enfantine, on pourrait même dire simpliste. Par rapport à cette
conception, je dois reconnaître que parfois les écrits de Paul Auster
me laissent de marbre, et que je ne les comprends pas toujours. (c'est pourquoi je
ne les achète pas tous) Par contre quand j'aime ses romans, vraiment je les
aime énormément. C'est le cas de "Moon Palace" et "Leviathan".
Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais je suis toujours
époustouflée du nombre de partitions différentes que l'on peut
faire avec 8 notes de musiques. Pensez que cela va de Schubert à la techno,
du rap à Mozart et du Hard Rock à Chopin, en passant hélas par
Claude François.
Et bien avec tous les mots du dictionnaire c'est pareil. Qu'avec les mêmes
mots on puissent composer des phrases aussi différentes, aussi
chargées de sens variés, voire contraires, créer
d'innombrables atmosphères et styles a de quoi m'éberluer!
Et voilà, je digresse, je digresse...
Sans vouloir heurter la sensibilité de ses plus ferventes admiratrices, je vais tenter de vous dire
ce que je pense de "La nuit de l'oracle".
Il écrit bien Paul Auster, très bien : c'est limpide, net,
élégant, recherché sans affectation. J'adore son style et son
écriture, ce que j'aime moins parfois c'est ses histoires, ses personnages.
Dans ce roman par exemple, il n'y a que lui pour faire passer, sans qu'on s'y
perde, grâce à son savoir-faire unique cette péripétie
du livre dans le livre, dans le livre. Il n'y a que lui encore pour mêler le
vrai au faux avec un tel talent que l'on ne sait plus distinguer entre l'un et
l'autre.
J'ai lu avec plaisir ce roman mais sans être touchée par les
personnages et j'ai même trouvé celui de Monsieur Chang assez malvenu.
Enfin, Sidney Orr écrit cet épisode de sa vie 20 ans après les
faits (il semble que cette datation a une raison d'être) et il m'est
resté une impression d'inachevé quand l'histoire s'arrête, car
ces faits semblent avoir une incidence sur sa vie vingt ans plus tard, j'aurais
aimé savoir comment.
M'en voudra-t-on parmi les rats si je regrette juste un peu que Paul Auster fasse
du "Paul Auster "?
Petite anecdote pour me racheter : Paul Auster est né le même jour
que moi. (Hou là, après cette critique je ne sais pas si cela va
être suffisant).
Note : 3.5/5
(Zeta-b)
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Sidney est un écrivain qui vient à peine de se remettre d'une attaque qui a bien failli le faire
passer dans l'autre monde. On suit son quotidien de malade qui se remet lentement et retrouve les sensations de
la vie ordinaire. Au fil de ce quotidien, on en découvre plus sur sa femme, Grace, son ami John Trause lui
aussi écrivain. Au fil de ses promenades de convalescent il tombe sur le Paper Palace, et là il
craque sur un petit carnet bleu importé du Portugal. Après des mois sans écrire une seule
ligne, c'est ce petit carnet bleu qui va lui redonner l'élan créateur. Il va se lancer dans une
nouvelle histoire. Seulement, au fil du temps, il en vient à se demander si ce carnet n'exerce pas une
sorte de pouvoir sur sa vie.
C'est terriblement difficile de résumer cette histoire. Ici, j'en résume l'aspect le plus
accrocheur peut-être, mais Auster aborde bien sûr plus en détail sa relation conjugale et son
amitié avec John. On rentre aussi beaucoup dans ce que le narrateur écrit. On est donc dans une
mise en abyme géante où on lit un roman sur un auteur qui essaie d'écrire un roman. Il nous
raconte par le menu toutes les histoires dans lesquelles il veut se lancer.
J'ai lu ce roman en anglais et j'ai apprécié la clarté de cette écriture. La plume
est vraiment limpide, c'est un bonheur de lire ce roman. Le seul point qui m'a un peu freinée, c'est de
sentir que j'étais menée par le bout du nez, sans avoir un quelconque indice où cette histoire
allait se terminer (mais apparemment, ça fait partie du jeu habituel d'Auster). La plupart du temps je me
laissais porter mais parfois ça m'a gênée, d'où une longue pause au milieu de cette
lecture. Malgré cela, c'est une lecture qui a aussi été très émouvante pour
moi. Là aussi, difficile de rester indifférent.
Note : 4/5
(Laïze)
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Je vais sûrement heurter les "austériens" convaincus en laissant un commentaire sur ce livre, qui a
été un livre - découverte sur cet auteur.
Une fois le livre refermé, le premier mot qui me vient à l'esprit est "déçu"...
D'abord, je me suis laissé emporter par cette histoire de carnet bleu et son récit (un homme quitte
tout pour se retrouver coincé dans une chambre forte sans aucun moyen d'en sortir). Erreur,
ça n'était pas le sujet principal du livre... Je me suis laissé berner par le
quatrième de couverture, naïf que je suis! Après, j'ai essayé de redresser la barre
et je me suis concentré sur le récit de fond, à savoir, les rapports humains entre des
personnages attachants, émouvants, terriblement authentiques : une vraie histoire. Là, oui, j'ai
vraiment accroché. Et c'est justement là que je coince.
D'un côté un carnet bleu bizarre et un Chinois pour le moins étrange qui prennent beaucoup de
place dans le récit et de l'autre des personnages réels dont on suit l'histoire avec
intérêt. C'est le rapport entre ces deux visions du livre que je ne comprends pas. Le réel
et l'irréel (un peu, quand même, non?).
Il faudra peut-être que je lise d'autres livres de Paul Auster pour mieux apprécier celui-ci et le
relire avec un nouveau regard. J'ai parcouru les critiques des Rats (et il y en a!!!) afin de me faire une
idée du prochain livre de cet auteur, mais à ce que je vois, les avis sont assez
contrastés. Il faut vraiment être fan de la première heure pour apprécier cet
écrivain. Ça n'a pas fonctionné avec moi, mais je souhaite en connaître plus. Il faut
juste que je trouve le livre qui fera déclic.
Note : 3/5
(geromino603)
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