C'est comment l'Amérique?
(Pocket, 2002)
Je viens vous parler de 'Tis ("C'est comment l'Amérique"). Angela's Ashes m'avait déjà beaucoup
perturbée il y a quelques années lorsque je l'avais lu. Même si on sait que la
misère existe, on a du mal à s'imaginer que des enfants n'aient à manger
que du pain grillé accompagné de thé pour tous les repas de la journée.
La misère, la saleté qu'elle engendre, la pauvreté, le puritanisme nous
fait frissonner d'horreur et nous fait prendre conscience de la chance
que l'on a même si l'on n'a pas toujours tout ce que l'on veut. Ce genre de livre nous
fait apprécier nos vies et nous fait relativiser tous nos petits problèmes
journaliers, tout nous semble moins terrible que cette vie où l'on ne sait vers quoi se
tourner pour s'en sortir.
Le deuxième volume de ce récit, 'Tis, est plus je pense une critique de la
société américaine, de sa bourgeoisie qui elle ne sait pas
apprécier tout ce qui est à portée de main ce qui semble bien banal dans
un pays riche, alors que pour Frank McCourt, rien que le fait de pouvoir aller à
l'université est un exploit et la plus grande chance que l'on puisse offrir.
Par son oeil candide, Frank McCourt fait en quelque sorte le procès des pays riches,
d'une société riche qui cotoie des pauvres mais qui ne les voit pas et qui ne
fait pas grand chose pour les aider, la seule façon de s'en sortir est sa propre
volonté et son courage.
Frank McCourt fait également le procès de la société catholique
et puritaine irlandaise, qui traumatise et hante les jeunes et moins jeunes irlandais, vivant
une vie accompagnée des craintes de faire un faux pas et de se retrouver damnés.
A lire ces deux ouvrages, on a du mal à croire que l'on se trouve plongé dans la
vie de l'auteur tellement cette histoire et cette accumulation de malchance nous semblent
irréelles si on ne l'a pas vécu.
A lire en tout cas, ça fait réfléchir.
Notes : 5/5 (pour "Les cendres d'Angela")
3.5/5 (pour "C'est comment l'Amérique")
(Cryssilda)
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J'avais bien aimé "Les cendres d'Angela" en dépit du fait que c'est
un univers plutôt morose qui est dépeint. En outre, j'ai eu certaines
réticences concernant la suite "Et c'est comment l'Amérique". J'ai
trouvé frustrant qu'il reproduise bêtement tous les comportements et
traits de caractère (de son père notamment) qu'il critiquait dans la
première oeuvre. La fatalité des évènements avait une
place un peu trop grande dans le livre. Il me semble qu'on ne peut pas justifier
éternellement ses mauvaises actions par "ce n'est pas de ma faute, mon
père le faisait, je fais pareil". À un certain moment j'en suis venue
à me dire qu'il méritait les merdes qui lui tombaient dessus.
Note : 3/5
(symphonium)
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En 1949 Franck McCourt a 19 ans et s'embarque pour l'Amérique. Il fuit la
misère qu'il a toujours connu à Limerick, Irlande. Il débarque
à New York, la ville dont il a le plus rêvé. Seulement
l'Amérique qu'il découvre n'est pas celle qu'il s'était
naïvement imaginé. Il va passer par tous les métiers
(balayeur dans un hôtel de luxe, docker sur le port, soldat...) avant de
devenir professeur à l'université et auteur à
succès.
Dans ce récit autobiographique, Franck McCourt ne nous épargne rien :
ni la misère irlandaise, ni la dépravation qu'il côtoie en
Amérique, ni les travers des sociétés riches qui ignorent ou
méprisent les pauvres. On sombre parfois dans le misérabilisme et la
capacité de l'auteur à s'apitoyer sur son sort (malheureux il est
vrai) et à ingurgiter quantité d'alcool agace parfois. Mais
l'écriture est chargée de verve et d'humour et le lecteur passe un
bon moment avec ce livre. Le fait de ne pas avoir lu le premier tome ("Les cendres
d'Angela") m'a cependant un peu gênée.
Note : 3.5/5
(Lhisbei)
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