L'histoire de Pi
(XYZ, 2003)
Pi est un jeune indien qui a grandi dans un zoo, son père est le directeur du
zoo de Pondichéry. Dans la première partie du livre Pi parle de son enfance et du
début de son adolescence. Il parle du zoo, de la religion, de sa famille. Yann Martel
a une approche très originale, ça ne ressemble à rien de que j'ai pu lire.
Il y a un zoo avant d'avoir lu le livre et un zoo après...
Dans la deuxième partie, la famille émigre au Canada. Le bateau transporte
certains des animaux qui ont été vendus à des zoos américains. Le
bateau coule, Pi se retrouve sur une chaloupe de sauvetage avec un tigre du Bengale.
Lorsque j'ai entendu parler de ce livre, le sujet ne m'inspirait pas. Mais cette histoire est
totalement différente de ce qu'on peut s'imaginer avant d'avoir lu le livre.
Je pourrais en parler pendant des heures, il y a tellement de choses à dire,
d'évènements qu'on peut interpréter de mille et une façons, des tas
de questions qu'on peut se poser sur les intentions de l'auteur, sur le sens à donner
à cette histoire. Mais bon je m'arrête là.
C'est à vous de lire ce livre maintenant.
Quand on referme un livre et qu'on le serre très très fort sur son coeur, la
larme à l'oeil et qu'on a juste envie de le recommencer... ça veut tout dire...
c'est rare ça!
Note : 5/5
(Mousseline)
**********
Piscine Morilot Patel est un jeune garçon qui vit à Pondicherry, en Inde, avec ses
parents et son frère, son père étant propriétaire d'un zoo, ils
vivent dans le zoo avec la proximité des animaux.
Un jour, les parents de Piscine, dont le surnom est PI, décident d'émigrer au
Canada, la famille se retrouve donc sur un cargo japonais en direction du Canada, le bateau
coulera au milieu du Pacifique avec, comme seuls survivants, Pi, un tigre, un zèbre et
une hyène. Le zèbre et la hyène finiront par mourir, laissant Pi seul
avec le tigre.
277 jours en mer avec un tigre sur un bateau de sauvetage et un radeau fait à partir de
vestes de flottaison et de rames, 277 jours à rationner l'eau en boîte qui se
trouvait sur le bateau et les biscuits de protéine, 277 jours à tout partager avec
ce tigre.
Un récit merveilleux qui nous emporte au milieu du Pacifique avec Pi... comment il a
survécu, comment il a récolté l'eau de pluie, comment il s'est mis
à pêcher pour survivre, comment le tigre est devenu dépendant de Pi.
Un récit invraisemblable où on embarque sans même se poser de questions.
Il y a, bien sûr, quelques moments auxquels je n'ai pas cru, mais aux dernières
pages du livre tout fait du sens.
La première fois où j'ai entendu parler de ce livre, c'est à la radio de
Radio-Canada, j'étais dans ma voiture et j'étais très sceptique mais
l'animateur semblait tellement emballé (et j'aime généralement ses
suggestions) que je me suis laissée tenter, ça faisait longtemps que je l'avais
dans ma bibliothèque et je ne suis réellement pas déçue!
Ceux et celles qui lisent l'anglais, je vous suggère, évidemment, de le lire en
langue originale mais sinon, je vous souhaite que la traduction soit bientôt
disponible, c'est définitivement un livre à lire!
Note : 4.75/5
(Lagrande)
**********
Ce roman peut s'interpréter au premier degré. Il s'agit de l'histoire d'un
naufragé aux prises avec un passager malcommode. Vu sous cet angle, il captivera tous
les aventuriers passionnés par les exploits de ceux qui mettent leur vie en
périls. Comment un ado de 16 ans se débrouille-t-il en pleine mer avec un animal
féroce comme compagnon de survie? Heureusement, les connaissances acquises au zoo de son
père lui seront d'une grande utilité. Pour le reste, il se fie à son
imagination et à Dieu pour affronter la situation. Pendant 200 pages, on suit un cours
d'initiation à la vie pélagique, capable de faire pâlir Thalassa ou
National Geographic. Dans ce roman, c'est une question de vie ou de mort, qui ne ménage
pas les coeurs sensibles.
On peut aussi envisager cette oeuvre sous son angle allégorique. Si l'histoire raconte
la traversée de l'océan, on peut imaginer le vécu du héros comme
faisant partie de l'océan de la vie, tantôt caressant, tantôt
périlleux. C'est une oeuvre qui fait une énorme confiance en l'homme. Il le place
dans la nature au centre de l'univers. On le sent quand Pi parvient à dompter le tigre
qui l'accompagne dans ce périple involontaire. La vie n'est pas présentée
comme une épreuve malgré les circonstances. On peut vaincre les
difficultés si l'on s'appuie sur l'amour de Dieu. Ce ne sont pas les propos naïfs
du nouvel âge ou la répétition d'un mantra pour se convaincre de
l'importance de la vie. L'auteur s'inspire davantage de la doctrine
péripatéticienne pour composer un univers tournant autour de l'unité des
êtres vivants. Abattons les murs, dit-il, en attirant aussi l'attention sur les mirages
qui garantissent le bonheur. Quand Pi trouve une île, il se rend vite compte que les
oasis de paix, vendues à prix fort par les profiteurs, sont plutôt des germes de
mort. "La mort est jalouse de la vie". Elle multiplie ses efforts pour détourner les
vivants du but qu'ils doivent poursuivre: cette union avec le Créateur à travers
sa création. Elle est possible surtout si on se laisse accompagner de rituels qui la
facilitent. Quand on sait que l'auteur est un bénévole dans les centres
palliatifs, on comprend mieux cette oeuvre ouverte sur la vie.
Parallèlement au double contenu est distillée une somme de connaissances
intéressantes sur l'univers animal et marin. Les anthropomorphistes fronceront les
sourcils, les autres s'enrichiront des recherches effectuées par l'auteur pour soutenir
cette belle histoire, qui porte à la méditation et qui est racontée avec
une plume dense, maîtrisée et à la fois toute simple.
Note : 5/5
(Polo)
**********
Tout d'abord, je dois dire que j'avais une grande attente de ce livre. Il a été
critiqué dans la presse de façon très favorable. J'ai donc été
un peu déçue.
La première partie m'a semblée, à plusieurs reprises, longue. Certains
passages ne m'intéressaient aucunement.
La deuxième partie était plus intéressante. L'héros principal était
dans le vif de l'histoire. Cette partie, dans l'ensemble, m'a été
agréable. Beaucoup d'images surprenantes à l'esprit. Jamais je n'avais lu un
roman avec ce genre d'intrigue. Jamais. Cette nouveauté m'a charmée.
Par contre, je dois dire que les descriptions de l'embarcation m'ont parues quelquefois
compliquées à visualiser.
La dernière partie m'a amené à faire un questionnement sur l'histoire
racontée. Ce qui était assez plaisant.
Pour terminer, j'aimerais vous dire que ce roman m'a fait réfléchir sur la force
de l'être humain, sur la force animale, sur la vie, sur la mort, sur les religions qui
peuplent notre terre...
Enfin... Je crois que ce livre vaut la peine d'être lu ne serait-ce que pour
l'originalité de l'histoire, vraiment unique!
Note : 3.75/5
(Carabosse)
**********
J'étais super rétissante à lire Histoire de Pi. Mais
avec La Presse, mon chum m'a demandé si je l'avais lu, et ce subit intéressement
de sa part m'a donné envie de le lire. Allez savoir pourquoi! Et comme, en plus, il me
l'a gentiment offert la semaine dernière... je l'ai lu. Je ne m'acharnerai pas à
résumer, vous l'avez mieux fait que moi.
J'ai été touchée par cette histoire à la fois douce et cruelle, qui
a relativisé beaucoup de mes "petits soucis" quotidiens. Je ne remets pas en cause la
crédibilité du récit, seuls bémols: des longueurs et la finale. Je
suis restée bouche bée devant la page de couverture qui est apparue soudainement,
sans me permettre de me remettre avec Pi.
Bref, je ne suis pas déçue de ma lecture!
Note : 4/5
(Crystabel)
**********
J'ai beaucoup aimé ce roman et ce malgré des passages qui m'ont moins plu,
surtout les longues descriptions sur le catholicisme, l'hindouisme et l'islam. Ces passages
m'ont paru trop didactiques et m'ont agacée. Ils m'ont même fait perdre le fil de
l'histoire et j'ai dû prendre une pause dans ma lecture.
Par contre, lorsque je m'y suis remise, je n'ai pu m'arrêter de lire, littéralement
transportée par le récit. Et c'est vers la fin que cette merveilleuse fable a
pris tout son sens lorsque j'ai lu l'extrait suivant. Malgré que je sois
profondément cartésienne, j'ai compris bien des choses, et pas uniquement où
voulait en venir Yann Martel:
"- Alors dites-moi, puisqu'il n'y a aucune différence quant aux faits, en ce qui vous
concerne, et que vous ne pouvez apporter aucune preuve dans un sens ou dans l'autre, quelle
histoire préférez-vous? Quelle est la meilleure histoire, l'histoire avec des
animaux ou l'histoire sans animaux?
M. Okamoto: c'est une question intéressante...
M. Chiba: L'histoire avec des animaux.
M. Okamoto: Oui. L'histoire avec des animaux est la meilleure histoire.
Pi Patel: Merci. Et il en va ainsi de Dieu."
Maintenant à vous de trouver votre propre interprétation de cet extrait!
Note : 4.5/5
(Frisette)
**********
Je crois qu'il s'agit là d'un des meilleurs livres que j'ai jamais lu.
J'ai adoré en bloc, rien ne m'a semblé trop long ou inintéressant. Tout au
long du livre, on apprend des tas de choses sur des sujets divers et variés, c'est
instructif, dépaysant, coloré, imagé, fantastique, déjanté,
bref hyper imaginatif et extrêmement bien construit et drôle! La dernière
partie avec les japonais c'est du Laurel et Hardy! Mais déjà au prologue
j'étais conquise. L'idée d'un écrivain déçu des ses
écrits qui les postent à une adresse bidon, avec une autre adresse fictive en
expéditeur...
Et Pi! Son nom! Je la connais, moi, la piscine Molitor, Ce personnage! Attiré par Dieu
et qui le trouve dans toutes les religions, c'est magnifique!
J'ai écouté l'interwiew sur Radio-Canada donnée en lien, c'est
génial! Le lecteur qui voit dans ce livre une métaphore sur les timbres...
Bref, un livre merveilleux, qui me marquera pour toujours, que je prendrai grand grand plaisir
à relire. Je vous le conseille mille fois.
Note : 5/5 (et même plus...)
(Cuné)
**********
J'ai beaucoup aimé ce livre et le style d'écriture. Le livre est divisé
en 3 parties. Dans la 1ère partie Pi explique l'origine de son prénom ainsi que
sa façon de vivre avec ses parents et toute la vie du zoo. Il explique aussi son
attirance pour des religions différentes.
Dans la 2ème partie, il explique le naufrage et sa façon de survivre pendant 227
jours avec un tigre. Pendant tout ce récit j'ai été scotchée au
livre et je ne me suis pas embêtée une minute. Il décrit tellement bien les
choses que lors de l'épisode du rat qui lui monte sur la tête et qu'il donne
à Richard Parker, il décrit tellement bien la situation que j'entendais les os se
briser jusque dans mon lit!
La dernière partie avec le ministre japonais qui ne croit pas à son histoire et
demande une autre version, j'ai été soufflée par la deuxième version
de l'histoire et les similitudes entre les deux. Ça m'a fait beaucoup
réfléchir.
Je trouve que dans toute l'histoire il y a beaucoup de poésie, mais ce livre fait aussi
réfléchir. Je suis très contente de l'avoir lu. J'ai été
très marquée par cette histoire.
Note : 4.5/5
(Lauric)
**********
Mon avis: Je ne vais pas démentir les excellentes critiques qui m'ont précédé.
Je vais même en rajouter dans les louanges tant j'ai passé un très bon
moment avec ce livre. Impossible de laisser ce livre et de m'occuper à autre chose.
Chaque fois, que je le posais quelque part, cinq minutes plus tard il était de nouveau
dans mes mains et je reprenais avec plaisir et délectation le récit.
Je sais que le début a semblé rebutant pour certains mais pas pour moi. Je dirai
même que les pages qui précèdent le naufrage sont essentielles pour
comprendre les agissements de Pi lorsqu'il se trouve dans l'obligation de survivre avec un
tigre dans son canot de sauvetage.
J'ai également apprécié l'humour que l'on retrouve dans les
réflexions de Pi. J'ai beaucoup ri, quand il explique pourquoi il est dans l'intérêt
des chats de ne pas savoir rugir, ou qu'il vaut mieux avoir un tigre pour compagnon qu'un
groupe de dindes.
L'émotion est également de la partie avec des descriptions somptueuses de la vie
marine (et c'est une allergique aux émissions du commandant Cousteau qui vous le dit).
L'océan n'a jamais paru aussi beau que dans les pages de ce roman.
Et puis gros point fort et voilà probablement pourquoi j'ai autant aimé
l'histoire: l'auteur ne cède pas à la facilité en transformant Richard
Parker en gentil nounours et Pi en Mowgli (cf Le livre de la jungle) version moderne.
Note : 5/5
(Chimère)
**********
Un chef-d'oeuvre! On se doit de le lire, et l'ayant lu, on devrait essayer de le relire afin
de vraiment cerner toute la symbolique présente dans ce beau roman qui se
présente comme une célébration de la vie et de la résilience de
l'être humain.
Note : 5/5
(Vénusia)
**********
Superbe! Un bonheur à lire!
Du début jusqu'à la fin, j'ai tout aimé et je l'ai "bu comme du petit
lait". C'est à la fois une fable merveilleuse, un roman d'aventure, un conte
philosophique, une recherche mystique... Le style est tellement fluide et tellement clair,
l'écriture est pleine d'un humour sous-jacent.
Tout est impossible et le lecteur y croit tellement!
Et derrière cette histoire si originale, entre les lignes, se cachent toutes les
questions existentielles que tout être humain se pose.
Un auteur plein de talent, autant dans son écriture, que dans l'originalité de
l'histoire, dans les connaissances scientifiques qu'il y a incluses, dans les questions
philosophiques qu'il pose.
Note : 5/5
(Chantal)
**********
Je vais donc ajouter ma voix au concert de louanges qui m'a précédé car
j'ai adoré ce roman.
Ce livre est tout à la fois roman d'aventures, récit initiatique, hymne à
la nature sauvage, conte philosophique. Richard Parker, le tigre du Bengale qui tient compagnie
à Pi dans cette aventure, symbolise les peurs que chaque être humain doit
affronter dans la traversée de la vie.
Tout est parfait dans ce roman: l'histoire, le personnage, le style. Il contient des pages
magnifiques de poésie et de lyrisme sur la mer, le ciel, le vent; et d'autres
très cruelles, notamment lorsque Pi, pacifiste et végétarien est obligé
de tuer son premier poisson pour survivre. Tous les détails de la survie du jeune
naufragé sont d'ailleurs racontés avec un tel réaliste que j'étais
avec Pi sur cette chaloupe: j'avais faim avec lui, froid ou chaud avec lui, peur avec lui. Le
héros ne se départit jamais de son humour, même dans les pires moments et garde
jusqu'au bout sa capacité d'émerveillement, même quand il est confronté
à une étrange île carnivore.
En résumé, j'ai trouvé
que cette histoire était une magnifique métaphore de la vie: nos peurs nous
poussent en avant, à condition de savoir les apprivoiser.
Note : 5/5
(Papillon)
|