Dans ma peau
(LGF/Livre de Poche, 1997, 475 pages)
Résumé: 1er tome de l'autobiographie de Doris Lessing, ce
livre aborde les trentes premières années de sa vie, de sa
naissance à Kermanshah en Perse en 1919, de sa vie en Rhodésie
du sud (en Afrique) et à son départ pour Londres en 1949.
Mon avis: rarement, une autobiographie ne m'aura autant fasciné et
passionné que celle-ci. On y trouve une grande justesse dans
l'analyse que donne l'auteur d'elle-même mais aussi une forme
d'honnêteté et de sincérité dans son récit
qui fait que le lecteur est littéralement pris dans le récit.
En relatant ses relations conflictuelles avec ses parents, ses
problèmes conjugaux, son engagement politique, sa vie intime de
femme, et jusqu'à son inconscient par la description de ses
rêves récurrents, elle nous met littéralement "dans sa
peau". C'est pendant et après ce genre de lecture, que vient
automatiquement l'envie de faire le point sur sa propre existence à soi.
Et là, attention on atteint le chef-d'oeuvre.
Note : 5/5
(Chimère)
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Voici le premier tome des mémoires de Doris Lessing qui
dévoile ses souvenirs de 1919 à 1949, soit de sa naissance en
Perse, jusqu'à son séjour en Rhodésie et son
départ pour Londres. Doris Lessing raconte son enfance, sa relation
conflictuelle avec ses parents, ses déboires conjuguaux et son
engagement politique.
J'ai trouvé la lecture de ce roman assez difficle. J'ai eu beaucoup
de peine à embarquer dans l'histoire. Et pourtant la vie de Doris
Lessing est loin d'être banale et inintéressante. Je crois que
le style de l'auteur, soit un rythme lent assorti de beaucoup de
détails, m'a un peu ennuyée. Parfois, je trouvais que l'auteur
passait du coq à l'âne et j'étais perdue, c'est un
bouquin qui m'a demandé beaucoup de concentration. J'ai tout de
même apprécié certaines parties dont les passages où
elle décrit sa première grossese. À plusieurs moments,
je croyais que l'auteur avait réussit à m'accrocher, mais elle
me perdait plus tard. Mon intérêt durant ma lecture a
été plutôt inégal.
Note : 3/5
(Cocotte)
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Ceci est le premier volume des souvenirs de Doris Lessing.
Elle nous raconte son enfance, son adolescence, sa vie de jeune femme, de jeune
mère.
En lisant ce livre, j'ai pensé à ma grand-mère née
à Madagascar à la même époque, qui a vécu une
enfance assez semblable, et nous l'a souvent racontée.
C'est un remarquable témoignage sur la vie en Rhodésie, en
Angleterre à cette époque. C'est aussi l'époque qui a
fondé ses engagements personnels futurs. Cette femme était en avance
sur son temps, en rébellion très souvent, elle avait des relations
particulières avec les autres (famille, enfants, amis).
L'auteur cite régulièrement les titres des nouvelles inspirées
des situations vécues ou des personnes rencontrées au cours de ces
années.
Ce document m'a intéressée pour mieux comprendre Doris Lessing.
Je rejoins assez l'analyse de Mélisande. Par contre, je ne lirai pas le
second tome. La lecture n'est pas très aisée.
Note : 2.75/5
(Odilette)
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(Critique pour les deux tomes soient "Dans ma peau" et "La marche dans l'ombre")
Dans ces deux gros volumes Doris Lessing raconte l'histoire de sa vie, en partant
dans le premier chapître de l'histoire de ses ancêtres et parents, puis
de son enfance en Iran et surtout en Rhodésie qui l'a tellement
marquée et elle va jusqu'aux débuts des années soixante où
elle est un écrivain reconnu (bien que quelque peu désargenté)
à Londres. Elle évoque aussi bien sa vie privée (ses relations
avec ses parents, ses mariages...) que le climat d'une époque: son
engagement au Parti Communiste, comme toute une génération, la vie
artistique à Londres, le climat de privations dans Londres d'après
guerre. Elle parle aussi de son métier d'écrivain et de ses conceptions
politiques, de sa vision du monde.
J'ai trouvé cette autobiographie inégale. Elle présente des
aspects intéressants surtout dans le premier volume où l'on comprend
comment s'est faite la génèse de l'écrivain et des thèmes
importants dans son oeuvre. Mais elle est trop longue, le deuxième volume
dure inutilement, la dernière moitié est de trop. Ce que j'ai
trouvé le plus intéressant, c'est lorsque Doris Lessing parle
d'elle-même, de la petite fille qu'elle était, là elle
est sincère et authentique, même si très vite elle adopte une sorte
de distance, une description impersonnelle des évènements pourtant
à priori d'une grande résonnance affective: par exemple lorsqu'elle
quitte son premier mari et abandonne ses deux très jeunes enfants, elle n'en
donne pour ainsi dire aucune explication et n'évoque aucun ressenti
affectif. Elle se contente de mentionner les faits.
Et j'avoue trouver toute la dernière partie du livre consacrée aux
opinions de Doris Lessing d'une grande naïveté: ses opinions sur la
spiritualité orientale, sur la politique etc... montrent qu'elle n'est pas
un grand penseur capable d'avoir une vision forte du monde, mais une artiste
capable de ressentir un certain nombre de phénomènes en
résonance avec son époque. Ce qui n'est déjà pas si
mal.
Notes :
Dans ma peau : 2.75/5
La marche dans l'ombre : 1.75/5
(Melisande)
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