L'amant de Lady Chatterley
(Gallimard/folio, 542 pages, 1993)
Lady Chatterley, Connie, est mariée à un aristocrate anglais qui a perdu l'usage
de ses jambes lors de la première guerre mondiale. L'histoire se déroule dans la
campagne anglaise, dans une région minière, l'un des coins les plus laids et les plus
tristes d'Angleterre, selon Lady Chatterley. Elle s'ennuie, elle déprime, jusqu'au jour où elle tombe en amour avec le garde-chasse
de son mari.
D.H. Lawrence se moque de l'aristocratie anglaise, plus spécifiquement des intellectuels.
Il dépeint très très bien la société anglaise des
années 1920, et finalement qu'on
soit du côté des aristocrates ou bien du côté des ouvriers miniers ça
ne semble pas la joie de vivre en Angleterre à cette époque. Lawrence s'indigne constamment contre l'argent, l'argent
qui mène le monde, pauvre de lui s'il voyait comment ça se passe aujourd'hui.
C'est aussi l'Angleterre qui perd son cachet historique au profit de l'ère industrielle.
Un roman qui a certainement une grande valeur historique.
Le thème de la femme adultère, on l'a déjà lu un million de fois.
Mais D.H. Lawrence décrit bien
ses personnages et c'est un roman sensuel, certaines scènes d'amour sont vraiment
très belles. On peut certainement dire que c'est un roman érotique. Et puis Lady
Chatterley et son amant sont
des personnages très sympathiques. C'est une belle histoire d'amour.
J'ai bien aimé même si en fait ça ne m'apporte rien de nouveau, mais j'ai aimé me replonger dans l'atmosphère anglaise de
l'après première guerre. C'est un roman agréable, divertissant et jamais ennuyeux. Je ne dirais certainement pas
que c'est un incontournable, même s'il fait parti de la liste des dix meilleurs romans
anglais selon le magasine Lire, à moins que vous n'ayez jamais rien lu sur cette époque.
Ça reste qu'il n'y a pas d'auteurs contemporains qui peuvent
décrire aussi bien l'Angleterre après la première guerre... car ils n'y
étaient pas. Et ça c'est remarquable en soi.
Note : 4/5
(Mousseline)
**********
Je l'ai lu il y 2 ans à peine. Pourtant c'est un classique dans son genre. J'ai beaucoup
aimé. Et ce n'est pas évident pour un auteur de rendre l'érotisme d'une
manière efficace. Et dans ce cas-ci c'est tout à fait réussi.
(Marie-qui)
**********
Mousseline a déjà bien résumé le livre. La seule
différence est que dans ma version, Lady Chatterlay se prénomme
Constance plutôt que Connie.
Ce livre traite comme beaucoup d'autres de la femme adultère, toutefois elle
n'est pas dépeinte comme une pécheresse, mais plutôt comme un
être épanoui qui décide de vivre pleinement sa
sexualité. Pour un livre publié dans les années 20, c'est
assez révolutionnaire. J'ai adoré ce livre très sensuel sans
tomber dans la pornographie. Ce sont les jeux et les préludes des amants qui
sont décrits en détails, et non pas l'acte sexuel. Ce dernier est
principalement laissé à l'imagination du lecteur. Selon moi, la
censure s'est attaquée à ce livre pour le fond plutôt que pour
la forme: une femme libre et libérée était shocking! pour la
société victorienne.
Note : 5/5
(le réaliste-romantique)
**********
Nous sommes après la première guerre mondiale, Constance, Lady
Chatterley, est mariée à Clifford, paralytique. Elle mène une
existence terne et sans passion jusqu'à sa rencontre avec Olivier Mellors,
le garde-chasse du domaine des Chatterley.
Un roman pornographique : fou : voilà comment il est présenté
dans la préface de mon édition! C'est aller un peu loin... Erotisme
serait plus juste mais il serait dommage de limiter l'intérêt de ce
livre à ce seul sujet. On y parle de l'industrialisation, des rapports
sociaux, de l'obsession de l'argent mais aussi de la féminité, de la
connaissance de soi, du retour à une relation vraie sans les carcans
sociaux.
Un sujet extrêmement moderne et audacieux pour l'époque! Je ne peux
m'empêcher de penser que l'on a crié au scandale incriminant les
scènes "osées" mais la vraie révolution de ce livre est
davantage dans les idées qu'il véhicule que dans les galipettes
amoureuses... et c'est probablement ce qui a été dérangeant
pour les bien-pensants. Un classique indispensable.
Note : 4/5
(Doriane)
**********
L'histoire se passe dans les milieux bourgeois de l'Angleterre du début de
20ème siècle. Constance a grandi dans un milieu d'artistes et de socialistes
cultivés. Elle épouse Sir Clifford Chatterley lors d'une permission,
avant que celui-ci ne reparte au front. Il reviendra paralysé à
partir des hanches. Le jeune couple s'installe alors à Wragby, château
de la famille Chatterley situé près de la ville minière de
Tavershall, dans les Midlands. Les rapports du couple sont donc platoniques et
Constance ne peut espérer un enfant. Cette absence de rapports physiques
finit par frustrer terriblement lady Chatterley. Elle trouvera
l'épanouissement physique dans les bras de son garde-chasse, bravant ainsi
les idées reçues de convenance de l'époque.
Ce livre pose la question de l'importance de la sexualité dans les rapports
entre hommes et femmes. Certains passages, notamment des discussions entre des
bourgeois philosophant sur cette place que doit prendre le sexe dans un rapport
homme femme, m'ont paru longs. Mais l'histoire d'amour entre Constance et le garde-chasse, ainsi que cette peinture de l'Angleterre du début du siècle
valent qu'on s'intéresse à ce roman décrit comme un
chef-d'oeuvre de la littérature érotique.
Note : 3,75/5
(Adelaye)
|