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Wally Lamb

La puissance des vaincus
(Belfond, 2000, 655 pages)

Ce robuste volume raconte l'histoire de deux jumeaux, dont l'un est schizophrène. Leur mère est morte alors qu'ils étaient adultes mais elle a toujours laissé un profond mystère entourer l'identité de leur père. Ils ont été élevés par elle bien sûr et par son nouvel amour, un homme qui les a maltraités tout au long de leur enfance.

Alors nous nous retrouvons avec Dominick, alors qu'il apprend que son frère s'est tranché la main pour sauver le monde de la guerre du Golf. Dominick est très tourmenté par le fait que lui soit en santé alors que son jumeau est atteint de maladie mentale, il s'interroge grandement sur son père, la relation que sa mère avait avec lui et sa nette préférence pour Thomas, le fragile.

C'est un roman d'une profondeur remarquable et une belle leçon d'humilité est à retirer du manuscrit de Domenico leur grand-père que Dominick reçoit de sa mère.

J'ai vraiment adoré!

Note : 5/5
(Dytal)
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La puissance des vaincus, c'est le pardon sincère, telle pourrait être la conclusion de ces pages éblouissantes qui m'ont emportée très loin et très longtemps...

Saga familiale, où l'on suit 2 jumeaux quadragénaires, dont l'un est gravement schizophrène, et l'autre, le narrateur, pour sain d'esprit qu'il soit, a emmagasiné une charge de haine et de rancoeur impressionnante... Nous sommes dans le Connecticut, en 1990, en prise directe avec l'actualité américaine de l'époque, et Dominik va affronter en une année le poids de toute une vie, entre son mariage foiré, sa copine tarée, son grand-père d'une arrogance qui confine à la stupidité profonde, son frère interné, son beau-père humain aujourd'hui mais despotique toute leur enfance, sa mère décédée, son pote mythomane sur les bords...

Et encore je ne cite pas tout, comment pourrais-je le faire alors que plus de 600 pages ont été nécessaires... C'est l'histoire d'un homme atteint par la souffrance, mais qui va trouver en lui-même avec l'aide d'une thérapeute la force de s'en sortir...

C'est un livre très émouvant, mais aussi très construit, avec une intrigue présente et de magnifiques portraits de personnages. Il y a beaucoup de points communs avec Pat Conroy, mais l'humour de ce dernier est quand même beaucoup plus fort, ici c'est poignant, et ça s'achève sur la note dramatique, on n'est pas "relevés" par un passage drôle...

C'est un livre qu'il faut vraiment avoir lu!

Note : 5/5
(Cuné)
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La folie et les conflits familiaux sont les thèmes principaux de ce roman captivant. C'est l'histoire de jumeaux, Thomas et Dominick, qui ont grandi dans une petite ville du Connecticut. Thomas doux et faible, le préféré de sa mère. Dominick, fort et arrogant, a passé son enfance à protéger son frère et sa mère de la brutalité de Ray, le mari de la mère et le beau-père des enfants. Ils sont adultes maintenant, Dominick continue à protéger son frère, Thomas, qui est schizophrène. Mais Dominick est aussi perdu que son frère, toute sa vie il a tenté de se séparer de ce jumeau, c'est une relation qui l'a étouffé, mais en même temps Thomas est une autre moitié de lui-même. Il ne pourra s'en sortir qu'en suivant une thérapie, en découvrant peu à peu les secrets de famille et en pardonnant à son passé...

C'est une histoire très riche psychologiquement parlant. On suit pas à pas la vie, le passé et les pensées de Dominick. Plusieurs personnages gravitent autour de lui : Ray le beau-père, Thomas le frère jumeau, sa mère, les médecins qui soignent Thomas, le docteur Patel, Dessa l'ex-femme, Joy la copine, Léo le meilleur ami, et jusqu'au grand-père maternel qui intervient de par son journal, tous ces gens définissent à leur façon une dimension de Dominick.

C'est un roman très prenant, dès le début on est bien scotché et on ne peut plus lâcher. Les presque 700 pages, on ne les voit pas passer finalement. Et puis, pour ma part en tout cas, j'étais tout à fait impliquée. Les mots ont une grande puissance d'évocation et les émotions ressenties passent pas toujours facilement. On aime Dominick mais on le déteste parfois... et comme Dominick on a envie de protéger Thomas, mais aussi de le secouer et même de s'en débarrasser car on a l'impression qu'une sangsue nous colle constamment à la peau.

On a droit à un happy-end mais le contraire serait probablement décevant car personne ne veut que la vie soit merdique du début jusqu'à la fin.

Bref un roman très dense, très puissant, très prenant. A lire! Parfait pour les vacances d'été.

Note : 4.75/5
(Mousseline)
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Deuxième lecture de "La puissance des vaincus", lors de la première je n'étais pas encore au club, et vraiment un énorme plaisir à lire ce roman riche et palpitant qui malgré son nombre impressionnant de pages se dévore comme un rien, tant l'histoire qu'il nous conte nous étonne, nous transporte et nous émeut.

Note : 5/5
(zeta-b)
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Le titre de ce livre m'a interpellée dès le départ. Je ne le comprenais pas... Il nous est conté ici une histoire triste. La vie de Dominick pourrait se résumer par ces trois expressions : Un passé tourmenté, un présent douloureux, un futur incertain. Quand on a un frère jumeau schizophrène, que l'on a toujours assumé toutes les responsabilités familiales, et qu'à part lui notre famille se résume à une mère décédée, un beau-père au passé violent, une ex-femme, et une petite amie dérangée... On ne peut pas dire que la vie nous sourit.

C'est le combat d'un homme que nous raconte ce roman. Un combat contre les institutions obtuses, contre une histoire familiale obscure et troublante, contre l'enfer de la gémellité, contre la culpabilité. Dominick se bat pour ne pas sombrer. Il lutte pour le droit à vivre et à comprendre sa vie, son histoire... Dominick va remonter la pente, trouver des réponses et s'en sortir avec l'aide d'un thérapeute.

Remarquable roman, qui m'a rappelé souvent "Le prince des marées", et autres Russo... J'ai aimé la construction du récit, les aller-retours dans le temps et l'éclairage nouveau apporté par le journal du grand-père.

Bien sûr, c'est un peu larmoyant car vraiment cet homme est accablé, mais l'auteur est allé au fond des choses, et finalement, on referme ce livre avec en tête l'idée que rien n'est jamais perdu, que tout a une raison d'être et que l'amour et le pardon sont les moteurs essentiels de la vie. C'est ça la puissance des vaincus!

Je te cite Mousseline car ta phrase résume trop bien ce que je pense de la fin : "On a droit à un happy-end mais le contraire serait probablement décevant car personne ne veut que la vie soit merdique du début jusqu'à la fin."

Note : 4,5/5
(Odilette)

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La puissance des vaincus,
Le chant de Dolorès



Wally Lamb enseigne depuis plus de vingt ans dans le Connecticut, où il vit avec sa femme et ses trois enfants. Son premier roman, Le Chant de Dolorès (Belfond, 1999), a remporté un succès prodigieux aux États-Unis, et lui a attiré la faveur du public et de la critique partout dans le monde. La Puissance des vaincus a été sélectionné parmi les meilleurs romans de l'année 1998 par le New York Times et a été traduit dans une vingtaine de langues.


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