J'apprends l'allemand
(Actes Sud, 2000, 207 pages)
Ernst Wommel a du mal à tout comprendre. Ses parents, émigrés
en France d'Allemagne de l'Ouest, ont tiré un trait sur leur jeunesse qu'ils
ont passée Outre-Rhin. À la maison, on ne parle que le
français. Ernst et son frère Max n'ont jamais vu leurs
grands-parents. Pourquoi ce silence pesant et ces trop nombreux mystères?
Tout va pourtant changer lorsque Ernst, à son entrée en 6ème,
choisit d'apprendre l'allemand. À quatorze ans, il part en Allemagne avec sa
classe, chez son correspondant Rolf, avec qui s'instaure une profonde
amitié. Il retournera dans ce pays chaque année. C'est là
qu'il va faire l'apprentissage de son histoire, mais non sans réveiller des
souvenirs douloureux. Grâce à Rolf, Ernst va notamment retrouver son
grand-père, qu'il croyait mort.
À travers ce premier roman très
original, l'auteur, le comédien Denis Lachaud, montre que les relations
franco-allemandes, loin des aléas de l'Histoire et de la politique, sont
avant tout une affaire d'individus. Il signe là un récit très
attachant.
Ce roman, très court, se lit à toute vitesse. Et sa lecture vous
ouvre les yeux sur les relations entre la France et l'Allemagne, le sentiment des
Allemands après ce lourd passé, le ressentiment des familles, la
volonté d'oublier, d'effacer et de se taire. L'héritage familial est
au centre de cette histoire : comment transmettre la mémoire quand on est
fils de... ??? Bouleversant et écrit avec justesse.
Note : 4/5
(Clarabel)
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Résumé : Dans les années 70, la famille Wommel vit à
Paris. Les parents ont quitté l'Allemagne il y a 10 ans et ont fait table
rase du passé jusque dans la langue. Personne dans la famille ne parle
allemand. Ernst Wommel, un des fils de la famille refuse cette amnésie et a
choisi de prendre allemand en première langue. C'est le début d'un
retour sur un passé douloureux dans l'histoire familiale et l'Histoire.
Mon avis : Je ne connaissais pas du tout cet auteur et ce titre et j'ai
accroché plutôt deux fois qu'une. Ernst cherche par tous les moyens
à déterrer les secrets que sa famille a si bien cachés. Ce
faisant, il découvre qu'il n'est pas simple d'accepter de savoir où ce
situait ses grands-parents pendant la seconde guerre mondiale. L'auteur
démontre combien avoir une mémoire familiale peut être essentiel pour
son équilibre personnel.
A conseiller absolument.
Note : 4/5
(Chimère)
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Ça se lit très vite, la narration est une réussite, avec un
ton à la fois distancié et intimement offert. L'histoire est
également extrêmement prenante, on ne peut avec cette lecture que
s'interroger sur nous-mêmes, nos proches, cette génération
d'après guerre qui a du vivre avec le poids d'être allemand...
C'est juste parce que non moralisateur. Comme un témoignage, qui questionne
mais ne dogmatise pas.
Néanmoins, certaines petites choses m'ont mise assez mal à l'aise, ne
comprenant pas à la limite ce que ça venait faire là dans le
récit (les relations sexuelles de Rolf et Ernst par exemple).
A lire en tous les cas!
Note : 4,5/5
(Cuné)
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Ernst est allemand mais il est né en France. Ses parents se parlent en
français et ne sont jamais retournés dans leur pays, qu'ils ont
quitté en 1961.
Tous semblent souhaiter oublier ce passé allemand qui reste tu à
Ernst et à Max, son frère aîné.
Mais Ernst veut comprendre, apprendre, découvrir son pays et sa langue
d'origine. En choisissant l'allemand au collège, c'est toute son existence
qu'il va orienter en direction de ce pays qui l'attire tant.
Très beau roman, très beau portrait d'adolescent sensible et
mûr. Un roman à plusieurs voix, avec des personnages profonds et
crédibles. J'ai beaucoup aimé ce livre.
Note : 4/5
(Ysla)
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