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Douglas Kennedy

Une relation dangereuse
(Pocket, 2005, 533 pages)

L'histoire : Difficile de résumer l'histoire sans rien dévoiler! C'est l'histoire de Sally, Américaine, reporter international au Boston Post, qui rencontre Tony, Anglais, journaliste au Chronicle. Elle tombe amoureuse, se marie, ils ont un enfant. Ils s'intallent à Londres, et là commence une longue descente aux enfers.

Mon avis : J'ai ADORÉ. Je n'avais encore jamais lu Douglas Kennedy. J'ai crû au départ à une histoire à suspense... Mais il y a tellement plus. Du médical, très bien documenté et rendu, de l'amour, des relations de couple, de la justice, du drame... J'ai eu les larmes aux yeux par deux fois. Londres et son ambiance sont très bien exprimés. Le décalage entre l'état d'esprit américain et européen est présent à chaque page. En cherchant la petite bête on peut dire que certains aspects ne sont pas assez fouillés, certains personnages manquent un poil d'épaisseur, mais on est dedans à fond. Pile poil mon genre de lecture.

Note : 4.75/5
(Cuné)
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Sally Goodchild est correspondante à l'étranger pour un journal de Boston. Lors d'un reportage elle fait la rencontre de Tony Hobbs qui exerce la même profession, pour un grand quotidien londonien. Du jour au lendemain, elle tombe amoureuse de cet homme adorable, se retrouve enceinte, se marie et part vivre à Londres en quittant son travail. Tout ça en moins d'un an. Elle vit une grossesse difficile qui fera basculer son existence.

Déception est le mot qui convient le mieux pour décrire mon sentiment face à ce roman. Moi qui avait adoré "L'homme qui voulait vivre sa vie", j'ai été amèrement déçue. Première cause, le suspense commence à la page 230, dans un roman qui en compte environ 400. Cette première partie nous raconte le syndrôme post partum en long et en large. Il me semble que ça aurait pu être plus court. Tout ce que l'auteur a réussi à faire dans cette partie, ce fut de m'impatienter. Est-ce parce que je n'ai connu ni les joies ni les affres de la maternité? Aucune idée mais si je n'avais pas dû lire ce roman pour un club de lecture, je ne me serais jamais rendue plus loin.

Quant à la deuxième partie, j'ai plutôt eu l'impression de lire le compte-rendu d'un procès, pas vraiment plus intéressant que ça.

Bref, j'ai eu l'impression de lire un roman de la série "Faits Vécus" et je sais que Douglas Kennedy peut faire beaucoup mieux que ça.

Note : 2/5
(Frisette)
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Waouh!!! Un très très gros coup de coeur que ce livre! Je suis restée scotchée à chaque page. Quelle description très réaliste de la dépression! Et puis cette histoire, somme toute banale, et pourtant si cruelle. Sans gâcher le suspense, j'ai versé quelques larmes à la fin, mais je ne dirais pas s'il s'agit de larmes de tristesse ou de joie. Pour être tombée aussi bas dans la maladie que la narratrice, je me suis pas mal retrouvée en elle et j'ai tout simplement eu l'impression d'avoir été enfin comprise... C'était mon premier livre de cet auteur et je vais me jeter sur les autres.

Note : 6/5
(Muriel)
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J'ai bien aimé ce roman, même si je dois également reconnaître que par moments j'ai failli renoncer à poursuivre ma lecture tellement j'en avais assez de cette description de la dépression post partum.

Cependant, je dois avouer que Douglas Kennedy ne pouvait pas traiter cette maladie en quelques pages; afin de dépeindre cette lente descente en enfer, il était nécessaire qu'il nous permette d'entrer dans l'intériorité du personnage avec ses doutes, ses désarrois, ses angoisses.

Afin de donner de la crédibilité à sa description, l'auteur s'est beaucoup documenté et de plus, il s'est basé sur le récit d'une femme qu'il a longuement interviewée. Dernier point, ce livre peut éventuellement permettre de mieux faire connaître cette maladie qui est trop souvent ignorée. Voilà!

Note : 4/5
(Felin)
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Douglas Kennedy manie également bien l'humour et l'ironie dans ce récit. Lorsqu'il évoque les difficultés de vivre à Londres, les joies du système de santé anglais (je confirme l'horreur de la chose!) ou le caractère de certains Britanniques, il fait mouche et ça sent le vécu.

Pour le reste, ce roman est-il très original? Il me semble que souvent, dans le genre romanesque grand public américain, on se retrouve face à deux hypothèses : soit le héros est tout en haut de l'affiche et ne peut que tomber (et souvent ça fait mal), soit il vient du fond du fond et l'ascension sociale est au rendez-vous, comment pourrait-il en être autrement quand plus bas n'existe pas.

Sally, ce serait un peu le premier scénario. Tout lui sourit, c'est une brillante journaliste, elle rencontre le beau et séduisant Tony en Somalie (un vrai conte de fée), elle tombe enceinte, ils se marient et emménagent à Londres. Tout se passe bien jusqu'à l'arrivée de Jack et la grosse dépression postnatale de Sally, qui ne fait que nourrir les agacements de Tony.

Si l'histoire s'était limitée à cela, j'aurais eu vite fait de refermer le bouquin, il y a suffisamment de feuilletons télé pour illustrer ce genre de contenu. En fait, à ce stade, nous sommes plus ou moins au milieu de l'histoire, avant que Tony ne se tire avec Petit Jack et ça devient franchement glauque et prenant. Il obtient la garde officielle de son fils grâce à une vipère en mal d'amour et d'enfant, Sally ne peut que se battre et remonter la pente, ce qu'elle fait.

Kennedy marie les deux grands courants du roman : la chute et l'ascension, ça donnerait un beau film pour HBO un lundi soir. J'ai parfois l'impression que Douglas Kennedy gâche son talent avec ce genre de trame. C'est prenant certes, mais c'est cousu de fil blanc et parfois trop facile. Il excelle pourtant dans le jeu de ses personnages et les descriptions qu'il en donne, mais cède trop facilement à mon goût à la scénarisation à outrance de ses livres, sans doute parce qu'il sait qu'ils seront tôt ou tard adaptés à la télévision.

Note : 2.5/5
(Sahkti)
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J'ai eu beaucoup de mal à m'en séparer... à dévorer sans limite.

Elle est reporter, il est journaliste. Ils sont célibataires et ainsi commence l'histoire. Belle histoire mais Sally ignore que cela va tourner au cauchemar. Enceinte, grossesse difficile, accouchement idem, déprime postnatale et l'homme dans tout cela... et bien à vous de le découvrir.

Totalement féroce ce bouquin.

(Lainade)
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Après avoir beaucoup aimé "Les charmes discrets de la vie conjugale", j'ai voulu poursuivre ma découverte de Douglas Kennedy avec ce roman.

Quelle déception ce fut! Certes, l'écriture de Kennedy est très prenante et je n'ai eu aucun mal à lire les 400 pages mais l'histoire est vraiment trop commune. J'avais l'impression de lire le scénario des téléfilms américains de l'après-midi. Un point positif tout de même, j'ai trouvé que la psychologie de Sally était bien rendue, tout ce qu'elle traverse pendant sa dépression post-partum est bien décrit et j'ai trouvé que ça tenait bien la route. Par contre, le personnage de Tony, c'est le flou absolu. C'est sensé être le méchant manipulateur mais bof! Je l'ai trouvé plutôt creux. Pour le reste, tout est moyen, pas suffisant ennuyeux pour abandonner, mais ça me laissera pas un souvenir impérissable.

Dommage, ça aurait pu être réussi mais là, ça reste un petit roman de gare ou de plage au choix.

Note : 2.5/5
(Lyreek)







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