Les charmes discrets de la vie conjugale
(Belfond, 2005, 525 pages)
Dans les années 70, Hannah a une vingtaine d'années. Elle est
plutôt discrète contrairement à ses parents. Son père
est un militant actif contre la guerre du Vietnam et sa mère une artiste
pleine de tourments. En réaction à tout ça, elle décide
de suivre un schéma de vie le plus conformiste possible. Elle épouse
un médecin, tombe malencontreusement enceinte et décide, en
épouse et mère dévouée, de le suivre dans le bled
paumé où il fait son internat.
Mais la vie à Pelham est loin d'être aussi belle que dans les
publicités illustrant le bonheur de la vie à la campagne.
L'appartement est miteux, les voisins méfiants et il n'existe aucune
distraction à des kilomètres à la ronde. La vie est terne et
la déprime la guette. Elle commence à douter d'avoir fait le bon
choix lorsque un jeune ami de son père lui rend visite.
On retrouve ensuite Hannah, trente ans plus tard, sereine, mais dont la vie va
basculer suite à cette rencontre à Pelham.
Comme toujours, Douglas Kennedy nous livre ici l'histoire de personnage dont la
vie, qui semble bien tranquille, bascule dans le drame. C'est un roman
intéressant qui confronte deux visages de l'Amérique, celui
très progressiste des années 70 et celui beaucoup plus conservateur
d'aujourd'hui.
D'ailleurs comparativement à ses autres livres, celui-ci est beaucoup plus
engagé politiquement!
On retrouve bien sûr le charme de l'écriture de Douglas Kennedy : une
intrigue bien nouée, des personnages pleins de contradictions, un style
fluide et un suspense qui m'a tenue éveillée jusqu'à 1h30 du
matin pour le finir!
Note : 4/5
(Clochette)
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Hannah Buchan s'ennuie dans sa vie bien rangée d'épouse de
médecin dans une petite ville du Maine. Tout à coup, un homme qu'elle
avait vaguement rencontré lors d'une soirée étudiante la
contacte : il fait le tour des USA en stop et il aimerait être
hébergé... Après quelques hésitations - que va dire le
voisinage, d'autant plus que le mari est au chevet de son père mourant -,
Hannah accepte.
Il s'appelle Toby Judson et c'est un rebelle; Hannah finit par succomber et pendant
deux jours, c'est la passion. Malheureusement, un coup de téléphone
vient sonner le glas de cette histoire qui se transforme alors en un
véritable cauchemar : Toby est recherché par le FBI et au terme d'un
ignoble chantage, il va obliger Hannah à l'aider à passer la
frontière canadienne. Suite à ce voyage au bout de la peur, Hannah se
promet d'être une épouse et une mère modèle; elle se
promet aussi de renoncer à ses rêves et d'être un membre actif
de la communauté. Trente années passent...
Hannah est enseignante et son mari est un chirurgien de renom; ils habitent une
jolie maison à Portland et ils coulent des jours paisibles après le
départ de leurs deux enfants. Brusquement, Lizzie, la fille d'Hannah
disparaît au moment même où Toby ressurgit... Et là,
tout s'enchaîne... Je dirais même : tout se déchaîne!
Je n'irai pas plus loin dans ma fiche de lecture de peur de trop déflorer
l'histoire! Je dois cependant reconnaître que ce n'est qu'à la fin du
livre que j'ai pleinement apprécié ce dernier; tout s'est alors mis
en place et j'ai compris pourquoi Douglas Kennedy avait insisté sur tel ou
tel point. Je vous invite à lire ce livre pour les raisons suivantes :
- Ce roman nous invite à nous demander si nous connaissons vraiment les gens
qui nous entourent.
- Ce livre nous incite à tout mettre en oeuvre pour réaliser nos
rêves et ce, quel que soit notre âge.
- Ce roman est une critique acerbe du "Patriot Act" et des
Évangélistes (voir le portrait du fils d'Hannah et de sa
belle-fille).
- Ce livre décrit de façon violente comment on peut être mis du
jour au lendemain au ban d'une communauté... Et comment on peut y être
réintégré tout aussi vite!
- Ce roman nous incite à nous pencher sur l'influence des médias
(journaux, télévision, radio, internet) dans notre vie.
- J'ai beaucoup aimé le portrait de Marje, l'amie d'Hannah et je me dis que
j'aimerais bien connaître quelqu'un comme elle!
Voilà! J'espère vous avoir donné envie de lire ce livre!
Note : 4.5/5
(Felin)
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Terriblement déçue par "Rien ne va plus", que je n'ai toujours pas
fini de lire, je croyais en avoir fini avec Douglas Kennedy... Mais j'ai
craqué, et avec quel plaisir! Comme (presque) tous les romans de Kennedy,
celui-ci m'a mise en colère, et oui je sais, c'est toujours le même
schéma, une vie qui bascule, un personnage que l'on enfonce dans la boue et
qui finit par en ressortir (taché, quand même), c'est peut-être
aussi un peu convenu, de se révolter contre les bien-pensants
américains... Mais la sauce prend avec moi.
Note : 4.75/5
(louveloba)
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Ce roman m'a réconciliée avec Douglas Kennedy.
Je m'étais ennuyée avec "Une relation dangereuse", là j'ai
retrouvé la veine de "À la poursuite du bonheur".
Une belle réflexion sur le couple, le rôle de parents, l'amour, les
choix de vie, la quête du bonheur. Une happy-end douce amère.
J'ai pris beaucoup de plaisir.
Note : 4.5/5
(Odilette)
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Inutile que je reprenne le résumé puisqu'il se trouve dans les
messages précédents. C'était ma première rencontre avec
l'auteur, et franchement je n'ai pas été déçue. J'ai bien
aimé l'écriture de Kennedy; un style simple, mais efficace.
L'histoire est bien ficelée, les personnages sont intéressants et
attachants, les dialogues sont intelligents, et les descriptions nous plongent
habilement dans l'univers des personnages. C'est aussi un livre engagé où
l'auteur dresse un portrait saisissant (peut-être un peu trop caricatural,
mais bon, c'est de la fiction) de l'Amérique d'aujourd'hui.
J'ai trouvé la première partie intéressante, malgré
quelques longueurs. Puis, tout bascule. À partir de ce moment, j'ai eu de la
difficulté à déposer le livre tant je voulais savoir ce qu'il
adviendrait de cette pauvre Hannah malmenée par la vie et par son
passé. Je me suis reconnue un peu en Hannah : ses doutes sur ses choix de
vie et sur les décisions qu'on prend en tant que couple et en tant que
parents, ses peurs aussi, et cette volonté de plaire aux autres à
tout prix. C'est peut-être pour cette raison que ce roman m'a autant plu.
Somme toute un livre qui m'a charmée et qui m'a donné le goût
de découvrir les autres oeuvres de l'auteur.
Note : 4.5/5
(valduvalxavier)
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Mouvements des droits civiques, manifestations pacifistes, libération
sexuelle, les premiers hallucinogènes... l'Amérique des seventies
était une ère de radicalité. Etre jeune, c'était être
engagé. C'était se rebeller contre les principes réacs de ces
vieux cons de parents. C'était vouloir changer le monde.
Pas pour Hannah Buchan. Pour son célèbre agitateur de père,
pour son artiste de mère, Hannah est une vraie déception. Au lieu de
grimper sur les barricades et de se fondre dans l'ébullition sociale, elle
n'a d'autre ambition que d'épouser son petit ami médecin et de fonder
une famille. Installée dans une vie étriquée et morne de femme
de médecin dans une petite ville du Maine, Hannah goûte aux charmes
très, très discrets de la vie conjugale. C'est alors que le hasard
lui offre l'occasion de sortir du carcan de son quotidien : malgré elle,
Hannah va se rendre complice d'un grave délit. Pendant près de trente
ans, cette seule erreur restera un secret bien enfoui. Mais après le 11
septembre vient le temps du doute, de la remise en question et de la suspicion; et
le passé d'Hannah va ressurgir inopinément. Du jour au lendemain, son
petit monde soigneusement protégé va s'écrouler...
Mon avis : non décidément je ne pense pas être faite pour
Douglas Kennedy. L'histoire est sympa, c'est "effarant" de voir la lente
dégringolade de Hannah par ces biens-pensants compatriotes, mais la sauce
n'a pas pris avec moi. Je trouve l'écriture trop facile. J'ai l'impression
que Douglas Kennedy écrit d'une manière banale, qui ne me tente pas
plus que ça.
Quant à la fin, pfff, j'ai trouvé ça bâclé. Tout
au long du livre, la tension va crescendo, et on se demande à quelle sauce
cette pauvre Hannah va être mangée. Mais non, il fallait qu'il
termine! Et ce qui m'a énervé le plus, c'est le happy ending
américain. Quelquefois, j'aime bien aussi que ça se termine mal, et
là en l'occurence j'aurais voulu que ça se termine en plus "trash".
Mais il n'empêche que pour quelqu'un qui n'a pas envie de se prendre la tête,
mais qui veut en apprendre plus sur cette société totalement
paradoxale (ils sont contre l'avortement mais autorisent le port d'armes!), je ne
pourrais que le conseiller.
Note : 3/5
(Clochette1509)
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Vitesse de lecture vertigineuse, un dimanche entier, impossible de s'arrêter avant
la fin, même plus faim mais soif de lire. Une Amérique bien-pensante
qui fait vraiment peur, vive la liberté d'opinion préservons-la c'est
si précieux. Je ne suis pas pour l'avortement mais les extrêmes
religieux ne me plaisent pas du tout et il faut bien dénoncer cette hypocrisie
à cataloguer.
Kennedy décrit bien la vie d'une femme. Je trouve qu'Hannah se défend
bien face à une mère toxique et le mieux c'est qu'elle lui pardonne,
"les gens changent" aussi. Le rôle de parents c'est difficile, on ne contrôle
pas la vie des autres, personne ne rentre dans un moule même quand on s'y
réfugie la vie nous rattrappe. S'autoriser à vivre c'est avant tout
commettre des erreurs.
J'ai été très touchée par l'histoire notamment de la
disparition de sa fille Lizzie qui devient "folle" de désespoir suite
à des ruptures amoureuses, j'en ai pleuré quand à la fin on
découvre qu'elle est maniaco-dépressive moi aussi j'ai vécu
cet enfer, un boulot de cadre dirigeant et une rupture des accumulations
d'événements font que exactement comme Lizzie je suis tombée
dans le même engrenage, comment se reconstruire avec le regard d'un monde
professionnel implacable? En Amérique comme en France là-dessus il
n'y a pas de différence.
Dans la mesure où on s'interroge sur sa vie, son couple, ses amis, encore
une fois Douglas Kennedy nous montre l'importance d'avoir des proches et comment
avec l'âge on peut devenir presque seul au monde, comment le pardon, la
tolérance, le dialogue c'est important. La fin est rassurante après
tant de tumultes.
(ValéSmith)
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