Récits d'outre-temps
(Stock, 1995, 116 pages)
"Prométhée" : L'écrivain réalise un rêve en
reconstituant les pièces manquantes de la trilogie d'Eschyle sur
Prométhée.
"La porteuse de songes" : Ce récit allie le tragique et le grotesque, ce qui
lui donne une saveur unique.
"Avant le bain" : Sur le mode tragique, "Avant le bain" donne une vision de ce que
peut être l'Enfer pour un illustre personnage de la littérature
mondiale.
"La nuit du sphinx" : Il s'agit du prolongement en prose d'un poème
écrit en 1967, qui s'intitulait "Monologue du Sphinx". Le texte,
énigmatique comme la figure qu'il étudie, reflète le rapport
entre un tyran et un peuple, rapport fondé sur la peur, ce qu'en Albanie et
dans le camp socialiste l'auteur a pu observer de près à de
nombreuses reprises.
Ces quatre récits très courts sont assez intéressants même si
parfois difficiles d'accès de part le sujet traité et par
l'écriture. On est entraîné malgré nous dans l'univers
de Kadaré et on se surprend à vouloir en savoir plus, c'est pourquoi
je suis un peu restée sur ma faim. Dans une volonté de faire court
Kadaré peut en décevoir plus d'un. J'avoue mon faible pour "La porteuse de
songes".
Note : 2,75/5
(Didie)
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