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Ismaïl Kadaré
Chronique de la ville de pierre
(Gallimard/Folio, 1982, 315 pages)
Le narrateur, dont on ne saura jamais le nom vit dans une ville entièrement
faite en pierre. Cette ville est vieille et pleine de ces histoires de petites
villes où les ragôts courent vite et où les superstitions sont
nombreuses. Le narrateur essaie de grandir au travers des multiples bouleversements
que vit la ville, prise par les Italiens, les Grecs, les Allemands au hasard des
mouvements des troupes. Il écoute ce que disent les adultes, essaie de
comprendre et ne réussit pas toujours.
C'est un livre qui est surtout beau pour ses images. Le narrateur ne voit pas les
choses comme on pourrait les voir. Pour lui, les gouttes de pluie se lamentent de
ne plus voir le ciel du fond de la citerne, les eaux qui ruissellent jusqu'à la
rivière essaient d'abattre le pont qui leur résiste farouchement et les rats
sont les armées de Gengis Khan à l'assaut des plafonds. Le langage est imagé et
poétique. Cela compense le fait que le livre est une chronique comme le rapporte
le titre et donc qu'il n'y a pas vraiment d'histoire.
C'est une belle lecture, mais un peu lassante vers la fin.
Note : 3,25/5
(Profgéo)
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Clair de lune,
Chronique de la ville de pierre,
Le Dossier H,
La pyramide,
Avril brisé,
Le pont aux trois arches,
Récits d'outre-temps,
L'ombre,
Spiritus,
Vie jeu et mort de Lul Mazrek,
L'aigle
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Ismaïl Kadaré est né en 1936 à Gjirokaster, dans le
sud de l'Albanie. Il commence des études en lettres à Tirana mais les termine à Moscou,
à l'institut Gorki. En 1960, il se lance dans le journalisme et publie ses premiers poèmes. En 1970, son
premier roman intitulé "Le Général de l'Armée morte" paraît.
Devenu écrivain à temps plein, il dirige, en même temps, la revue
"Les Lettres albanaises". En 1990, il s'exile en France. Il se promène maintenant entre Paris et Tirana.
En 1996, il a été élu membre associé étranger de
l'Académie des Sciences morales et politiques.
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