Le dernier ami
(Seuil/Points, 2005, 147 pages)
Résumé: Deux narrateurs successifs nous présentent une vision
différente de l'amitié qui les a liés pendant plus de 30 ans,
débutant vers la fin des années 50. L'auteur nous présente
également un portrait du Maroc durant ces années de répression
politique.
Mon avis: À ma surprise, j'ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Je viens de le
terminer en une heure et demie, je l'avais pris comme ça, pour avoir quelque chose
à lire en sirotant mon café, et je n'ai pas été capable de le
déposer avant de l'avoir terminé.
L'écriture de Tahar Ben Jelloun est belle, mais sans prétention. Il narre le
récit dans un langage simple, direct, parfois colloquial. Intéressant aussi, ces
deux points de vue qui ne correspondent jamais tout à fait, et parfois pas du tout.
Le Maroc n'est pas un pays qui m'attire particulièrement, c'est-à-dire que je
n'ai jamais eu l'envie de le visiter ou d'en connaître davantage sur lui.
Néanmoins, j'ai déjà lu quelques auteurs marocains, et ce qui me frappe,
c'est cette dualité amour-haine que les Marocains, même les émigrés,
semblent ressentir envers leur pays. Les auteurs marocains ont une relation très
physique avec leur pays: ils évoquent toujours la nostagie des bruits, des odeurs, de
la chaleur, de la poussière, l'amour viscéral qu'ils semblent resssentir en
même temps qu'ils évoquent la corruption, la brutalité, le manque de respect
des droits de la personne. Je trouve cette dichotomie très intéressante.
En terminant, Tahar Ben Jelloun est un auteur dont je suis ravie de faire connaissance, et je
prévois certainement lire d'autres de ses livres.
Note : 4/5
(Venusia)
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Deux solitaires ensemble, une amitié sincère jusqu'à ce
que survienne un malentendu. L'incident intervient à mi-vie, le jour
où l'un des deux décide de ne plus voir l'autre, de ne plus
lui adresser la parole, cela sans aucune explication. Ce livre est
écrit à trois voix, la première le récit de l'un,
la deuxième le récit de l'autre et la troisième
synthèse de leur ami commun. L'auteur nous fait comprendre que l'on
peut vivre une histoire à deux sans que ce soit la même des
deux côtés.
Ce que je retiens de ce livre c'est que l'amitié n'est pas toujours
un long fleuve tranquille.
Note : 4/5
(Lalyre)
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Tahar Ben Jelloun a une écriture très fluide et légère
qui sait nous envoûter et nous obliger à poursuivre le livre jusqu'à
la dernière lettre. Ici, c'est de l'amitié dont il est question. Une
amitié si forte qu'elle vous colle à la peau, qu'elle vous aide
à avancer mais qui vous détruit d'une certaine manière.
Le récit est construit de telle manière que le lecteur plonge dans
l'univers de chacun des personnages et se rend compte qu'ils n'appréhendent
pas les événements de la même façon. Ainsi il
décrit ce qu'est l'amitié, même la plus forte elle ne peut se
dégager de l'incompréhension, du silence et de la jalousie.
Note : 4/5
(Elfe)
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