Dalva
(Editions 10/18, 1991, 471 pages)
Je vous le dis tout de suite, ce roman est un chef-d'oeuvre!!!
Dalva est l'arrière-petite-fille d'un homme qui a fait la guerre civile, qui a été
missionnaire chez les indiens, qui a assisté à l'extermination des bisons et
au génocide des indiens d'Amérique vers la fin des années
1800. Un homme qui a consacré sa vie à aider les Sioux, il s'est battu
contre son gouvernement. Il a fréquenté les grands chefs indiens.
Ce livre est à la fois la vie de Dalva dans les années 1980 dans l'Ouest
américain tout particulièrement dans le Nebraska et des extraits du journal de
Northridge, l'arrière-grand-père. C'est la vie de cinq générations
d'une famille de ranchers. C'est la grande beauté de la nature sauvage de l'Ouest
mais une nature qui malheureusement se détériore avec le temps... Jim Harrison
en profite également pour dénoncer les guerres du Viet-Nam et de Corée
et les politiques américaines en Amérique du Sud. J'adore ce genre d'auteurs
qui s'engage envers et contre tous.
Je ne saurais vous dire comment j'ai aimé ce livre, c'est tellement grandiose,
tellement tout. Tout est parfait, les personnages, l'écriture, les descriptions. Mais
attention c'est un gros pavé, faut le savourer à petites doses pour ne rien
perdre tellement tout est précieux.
Un incontournable! Je vous recommande ce livre avec grand plaisir, le genre de roman
qu'on oublie pas!
Note : 5/5
(Mousseline)
p.s. Si vous avez aimé "Mille femmes blanches" de Jim Fergus et
"Le pouvoir du chien" de Thomas Savage alors là vous allez
succomber à Dalva. Trois livres dans la même veine mais
"Dalva" c'est beaucoup plus dense.
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L'histoire : La vie de cinq générations d'une même famille, Dalva dans les
années 1980 permet à l'un de ses amis de faire un voyage dans l'histoire de sa
famille, se plongeant elle-même dans son histoire, et en particulier dans celle de son
arrière grand-père, missionnaire qui va petit à petit devenir Sioux, tout
cela se passant dans le Nebraska.
C'est un très beau livre. Je ne sais pas comment définir l'ambiance de ce livre,
très envoutante, magique à l'image de la culture Indienne. Les paysages sont
magnifiquement décrits et la nature apparait magique, apaisante, maternelle. Les
personnages respectent la nature, et la nature semble les respecter en retour. Jim Harisson
déborde de poésie dans ses descriptions, dans ses sentiments... Le livre est
magnifiquement écrit, dans un rythme très lent qui nous laisse le temps de nous
imprégner des mots.
Je n'ai pas eu l'impression de lire ce livre, mais de le vivre comme les personnages, je me
voyais là-bas, parmi les chevaux, dans les forêts, les rivières...
Une grande et belle réussite!
Note : 5/5
(Cryssilda)
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La quatrième de couverture indique que "Dalva" peut être
considéré comme le chef-d'oeuvre de Jim Harrison. Comme il s'agit du
premier roman que je lis de cet auteur, je ne saurais dire mais il y a une chose
dont je suis cependant sûre et certaine : "Dalva" est un roman magnifique.
Harrison nous conte l'histoire d'une femme, Dalva, et à travers sa vie et
celle des siens, c'est toute l'Amérique des premiers colons aux
années 1980 qui défile. Femme indépendante, vibrante et folle
de nature et de grands espaces, Dalva est à elle seule un personnage
inoubliable. Avec une écriture pleine de poésie et d'émotion,
Harrison arrive à captiver le lecteur qui assiste, bouche bée, au
massacre de Crazy Horse à travers les souvenirs de Northridge,
l'arrière-grand-père de Dalva, qui tenta coûte que coûte
de protéger et préserver le mode de vie des Sioux face à
l'appétit des colons américains.
C'est surtout l'histoire bouleversante d'une femme Dalva, donc, de son enfance
entourée de sa mère et de sa soeur, blessée à jamais
par la mort de son père en Corée pendant la guerre. De ses
confidences avec son grand-père dans leur ranch du Nebraska. De son amour
inoublié avec Duane. Du grand drame de sa vie...
Un destin de femme superbe, au caractère fort mais aussi, d'une
fragilité profonde... Une peinture de l'Amérique des grands espaces
superbement dessinée par Harrison.
Des similitudes avec "Mille femmes blanches" de Jim Fergus? Peut-être,
même si, je suis d'accord avec Mousseline : "Dalva", c'est beaucoup mieux car
beaucoup plus fouillé...
Une révélation pour un auteur avec une plume et un style
extraordinaire. Un grand moment de lecture que je vais pouvoir prolonger avec la
suite, "La route du retour", qu'il me tarde de lire maintenant!
Note : 5/5
(liza_lou55)
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Première rencontre pour moi avec Jim Harrison, j'ai décidé de
lire "Dalva" suite à vos belles critiques. Et bien je n'ai pas
été déçue, ce fut un magnifique voyage dans l'Ouest
américain en compagnie de chevaux, de chiens, d'oies et de coyotes, mais
surtout en compagnie de beaux personnages, comme celui de Dalva, très
émouvante dans sa fidélité à son premier amour et dans
ses forces et ses faiblesses face à une vie qui n'a pas été
tendre avec elle.
Ce roman, c'est toute une atmosphère, il respire l'amour de la nature et
des animaux. Il est aussi plein de mélancolie, il dénonce les
atrocités subies par les Indiens, écrasés par les colons.
J'ai beaucoup aimé cette construction du récit, le fait de mêler
l'histoire de Dalva dans les années 80 à celle de son
arrière-grand-père un siècle plus tôt.
Il a juste un petit goût de "reviens-y", c'est trop court, on veut savoir la
suite et ça tombe bien puisque je vois d'après vos critiques qu'on
peut retrouver cet univers et ces personnages dans "La route du retour".
J'espère juste que ma médiathèque le possède...
Note : 4,5/5
(Lyreek)
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Et voilà, je suis arrivée au bout des 472 pages de ce roman fabuleux
sans l'once d'une déception.
Ce roman est assez difficile à résumer. Disons que dans les grandes
lignes, c'est l'histoire de Dalva et de sa famille, ses prédécesseurs
mais aussi son descendant. A travers cette famille que l'on suit
épisodiquement sur plusieurs générations, on découvre
des époques et des personnages forts en caractère.
Cette Dalva est fascinante de liberté. Pour moi, suivre ses aventures,
c'était une totale évasion. Je la suivais dans ses peines et ses
joies. Dans ses longues balades à cheval ou avec son chien en pleine nature.
Comme elle, les descriptions de cet environnement m'ont apaisée.
On suit aussi les pérégrination parfois burlesques de Michael,
l'universitaire qui a obtenu le droit d'accéder à tous les journaux
de l'arrière-grand-père de Dalva. Michael a un penchant pour la
bouteille et les jolies filles, ce qui le met parfois dans des situations, disons
délicates. Et c'est par son truchement qu'on découvre la vie de
Northridge, l'arrière-grand-père blanc au sang sioux qui a
vécu proche des Indiens et a cotoyé de grandes figures comme Crazy
Horse.
Mais "Dalva", c'est aussi bien plus que cela. C'est un foisonnement d'anecdotes, de
sentiments, de paysages, d'animaux et de végétation. C'est un peu
comme si Jim Harrison essayait d'enfermer le monde et son histoire dans ses romans.
Et ce qui est étonnant, c'est qu'il y arrive. Le lecteur se voit
submergé par le flot de détails et ne peut que se délecter de
cette immersion totale.
La fin du roman, des retrouvailles sur une ambiance de "bbq party" est si vivante
et intense que l'on se dit que tous ces personnages et cet univers vont nous
manquer maintenant que le livre est fini. J'ai hâte de lire d'autres titres de cet
auteur.
Note : 5/5
(Laïze)
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Ce livre n'est pas facile à résumer, c'est l'histoire de Dalva, femme
d'une grande force, mais qui a aussi ses faiblesses. Dalva, qui nous raconte la vie
à la campagne, parmi les animaux, en harmonie avec la nature.
C'est aussi l'histoire de son arrière-grand-père Northridge, qui nous
fait découvrir par le biais de ses journaux le sort réservé
aux Sioux à la fin du XIXème siècle.
J'ai beaucoup aimé ce livre, j'ai aimé les errances de Dalva qui nous
raconte la présent mais aussi le passé. J'ai aimé comment les
injustices envers les Indiens ont été racontées, dans toute leur
horreur, certes, mais sans tomber dans le
nous-méchants-américains-flagellons-nous-pour-les-péchés-de-nos-ancêtres.
Un livre que je conseille vivement, on se laisse porter par la merveilleuse
écriture de Jim Harrison et on ne voit pas le temps passer!
Note : 4,5/5
(Houppelande)
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