Tant pis
(V.L.B. Editeur, 212 pages, 2000)
Martin Guertin, un agent immobilier de Montréal, se retrouve par une
nuit de fin novembre, sur le traversier de St-Ours.
Mais le hic, le cable a lâché.
Alors le traversier part à la dérive.
C'est rigolo du début a la fin. C'est un humour comme j'aime.
Ce n'est pas du tout vulgaire, ni forcé. C'est naturel.
Ça coule tout seul.
Les personnages sont amusants, intéressants.
Des personnages typiquement québécois.
Une lecture qui fait du bien.
C'est léger mais pas du tout superficiel.
Je n'ai qu'un seul regret: de n'avoir pas lu François Barcelo avant.
C'était mon premier roman de cet auteur et ce ne sera certainement
pas le dernier.
Note : 4/5
(Mousseline)
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Il s'agit d'une histoire maritime impliquant un petit ferry-boat, qui fait la navette entre
deux villages sis sur les bords du Richelieu, un affluent du fleuve Saint-Laurent. C'est la
vengeance qui déclenche les péripéties que vont vivre les trois
passagers du bateau. Un mari violent administre une raclée au pilote, qui a protégé
sa femme contre ses sévices. Pour satisfaire sa fureur, il coupe en plus les amarres
du bateau.
Ce dernier entraîné par le courant se retrouve sur le fleuve sans que personne
ne devine qu'il s'agit d'une dérive. Seul le pilote blessé le poursuit sur une
motomarine après avoir fui l'hôpital. C'est une course folle hilarante entre
lui et son ferry-boat. Et à bord, les passagers finissent par se faire du souci du
fait que le périple progresse rapidement sur un cours d'eau qui se jette à la mer.
L'un d'eux s'inquiète même grandement. Devenu professeur sans avoir étudié
et enfin agent d'immeubles pour se rendre la vie plus facile, Martin Guertin n'est pas homme
à affronter le péril. L'autre passager, c'est Trefflé Yelle, un vieux
cycliste taciturne. Martin compte sur lui pour que l'on s'en sorte, mais c'est bien en vain.
Si son silence est tenace, son inaction l'est autant. Et, en plein automne, le ferry-boat
atteint l'île d'Anticosti à la porte de l'océan Atlantique.
Ce huis clos obligé les amène à jeter un coup d'oeil sur la société
et ses valeurs. On égratigne au passage les étudiants qui rêvent de
retraite dorée, les politiciens obtus, l'Armée canadienne aussi brillante
qu'un cabot souffrant de déficience, les policiers tatillons. Bref, une galerie de
personnages facilement identifiables au Québec. Le portrait est juste et sans
méchancetés. L'auteur veut détendre ses lecteurs, et son objectif est
atteint avec brio. Mais son plus grand mérite, c'est de rendre crédible cette
histoire invraisemblable.
Avec François Barcelo, il faut s'attendre à ce qu'il lance à la fin une
piste de réflexions. Son dénouement est exemplaire à ce sujet. Pendant
que l'on se réjouit pour la passagère clandestine, l'oeuvre se termine par une
image forte de nos tiraillements politiques. On sent bien que "Tant pis" prône le
rapprochement entre les humains.
Note : 4/5
(Polo)
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Martin Guertin se retrouve un soir du mois de novembre sur le traversier qui fait
la navette entre Saint-Roch et Saint-Ours. Le câble du bateau a
été coupé. Le pilote étant resté sur la berge,
le traversier sans gouvernail se met à dériver vers le fleuve.
Étant seulement trois à bord, comment se sortiront-ils de cette
mésaventure?
Ça y est, j'ai envie de découvrir toute l'oeuvre de François
Barcelo! J'adore le style de cet auteur qui réussit à nous embarquer
dès les premières pages dans son histoire hors de l'ordinaire. Il
faut du talent pour nous faire croire à une aventure aussi invraisemblable!
J'ai eu du plaisir tout le long de ma lecture avec ces personnages colorés,
cet humour ironique et intelligent. La fin qui écorche gentiment nos
politiciens est savoureuse!
Un auteur à découvrir!
Note : 4.25/5
(Cocotte)
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