Testament à l'anglaise
(Gallimard/folio, 1997, 682 pages)
Ouf... comment résumer ce livre?
En fait, le livre entier parle d'une famille anglaise - une famille riche où tout le
monde déteste tout le monde, tout le monde fait des plans pour nuire à un autre
membre de la famille, ce sont des bandits, des gens malhonnêtes, impliqués dans
le trafic d'armes...
Un auteur se fait approcher pour écrire l'histoire de cette famille, on suivra alors
ses péripéties pour écrire son livre, comment cette famille empoisonnera
sa vie et celle des gens proches de lui...
La fin vaut à elle seule la peine de lire le livre! C'est complètement fou!
J'ai pas mal aimé...
Note : 4/5
(Lagrande)
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Un jeune auteur est chargé par une vieille dame, et par un concours de circonstances,
d'écrire l'histoire de sa famille. Une famille dont les membres font partie de
l'histoire de l'Angleterre (pour le meilleur et pour le pire) et qui semble crouler sous
les tragédies. Qui dit vrai? Où se cache la vérité?
Une foison de personnages, membres de la famille ou non dont les destins s'entrecroisent au
moment où on s'y attend le moins. Très mélangeant à lire... Coe
promène des personnages différents dans des époques et des milieux qui
varient beaucoup. Facile de se perdre... Et on se demande finalement où il veut aller.
Tsé, rendu à la page 400, après la lecture de 25 millions d'anectodes qui
ne mènent nulle part tu te demandes s'il y a vraiment un but au livre. Et surtout,
s'il vaut la peine.
Bref, lecture interrompue au milieu. Trop de longueurs. Mais demeure une expérience
intéressante. L'art de Coe pour mettre en relation les personnages qu'on s'attendait
le moins.
Note : 3.25/5
(SarahEmily)
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C'est une foule de personnages qui ont tous un lien entre eux... ces interactions
se révèlent de manière très habile et de plus en plus surprenante
plus on avance dans le livre.
Tout ceci sur fond d'une Angleterre menée par Margaret Tatcher, Jonathan Coe dénonce
la politique anti-sociale et libérale du pays à cette époque. Il faut
s'intéresser un minimum à la politique, sinon on ressent certaines longueurs
lors de la description du contexte de l'histoire, mais c'est tellement bien
écrit et captivant que c'est vraiment un excellent roman, dont le dénouement
reste inconnu jusqu'aux toutes dernières pages!
Note : 4.5/5
(LaCat, Lausanne)
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J'ai lu en premier "Testament à l'Anglaise" histoire qui s'étale sur
cinquante ans et fait appel à de nombreux flash-back, qui m'ont, au tout
début, un peu désorientée. L'histoire s'installe et l'on peut
croire que l'on pénètre dans un roman policier à la Agatha
Christie, une sombre affaire de "meurtre en famille". La famille Winshaw dont un
membre, présument fou, Tabitha, accuse son frère aîné
d'avoir, pendant la deuxième guerre mondiale, été
l'instigateur de la mort du frère cadet (vous me suivez?). Pour prouver ces
allégations, Tabitha fait appel à un jeune écrivain, qu'elle
charge d'écrire l'histoire de la famille.
Et ainsi on s'aperçoit que l'intrigue n'est qu'un prétexte pour
explorer la vie politique anglaise de ces cinquante dernières années.
En particulier l'ère Thatcher. Jonathan Coe dénonce, avec virulence,
la façon dont les gouvernements ont peu à peu démembré
les avancées sociales et humanitaires. Au travers de chaque membre de la
famille Winshaw, plus pourris les uns que les autres, tout y passe : les magouilles
politiques opportunistes, l'agriculture intensive empoisonneuse et destructrice, la
désinformation criminelle sur la guerre en Irak, et plus
particulièrement la condition désastreuse du système de
santé anglais (et cela fait froid dans le dos quand on pense que
insidieusement le même système se met en place en France).
En même temps l'auteur ne quitte pas son intrigue qui s'emmêle
volontairement entre tous les protagonistes et ne s'éclaire que très
progressivement au gré des intentions de l'écrivain.
Outre la satire politique, il y est question de cinéma, ou plutôt d'un
film, de littérature d'édition, de névroses. C'est très
habile, très original, très "branché".
Mais pour les Anglais ce livre a dû être très utile et bien
révélateur.
Les personnages sont quasiment tous antipathiques, à part peut-être
l'écrivain qui paraît au début bien falot et bizarre mais prend
au fil des pages une réelle dimension humaine. La fin est à l'image
du reste du livre.
En un mot c'est intéressant et étonnant. Mais on peut ne pas aimer ce
genre de livres.
Un mot sur l'humour : il y a un passage qui m'a vraiment fait rire.
L'écrivain, à qui son éditeur a reproché de ne pas
mettre de sexe dans ses écrits, s'essaye à rédiger une
scène érotique et c'est désopilant.
Note : 3/5
(Zeta)
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