Le jardin des délices
(Stanké, 1988, 223 pages)
Résumé : J.J. Bourdage est un escroc, un menteur et un profiteur. Il
débarque dans un village d'une région éloignée du Québec
(on devine l'Abiti-Témiscamingue) et il fait croire aux habitants qu'ils marchent sur
une mine d'or. Il leur donne espoir de sortir de leur misère en faisant miroiter la
possibilité de richesses incroyables.
Mon opinion : Le thème est intéressant - à l'époque où
l'on pensait encore que le sous-sol québécois était plein de richesses
(il y en eu mais ça s'essouffle) - j'imagine qu'il n'était pas rare de voir
débarquer, dans un village rempli de gens sans intruction et un peu naïfs, un beau
parleur qui se donne le rôle d'un homme important. Si les escrocs trouvent encore
aujourd'hui des gens à rouler, ça devait être encore plus facile il y a
50 ans mettons.
On se retrouve vraiment dans un monde un peu misérable où les hommes passent
leurs journées à bûcher sur leurs terres pour aller finir la soirée
à l'Auberge où ils prennent un coup. C'est le Québec des régions,
un Québec qu'on sent fatigué et sans grande ambition mais où ses habitants
savent trouver le don de rire de leur situation en potinant sur leurs voisins et, surtout, en
rêvant que les rumeurs d'or soient vraies - ce qui déclenchera un paquet de
situations à la fois comiques et tragiques.
Un roman intéressant pour le sujet traité et pour sa valeur
historique.
Note : 3.75/5
(Lagrande)
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