Jolis deuils
(Stanké, 1999, 172 pages)
Notice de l'auteur derrière le volume : "Traduits en plusieurs langues, ces contes ont inspiré des cinéastes, des
dessinateurs, des marionnettistes... Méfiez-vous un peu! Ils surgissent du chapeau
d'un jeune apprenti-sorcier..."(Roch Carrier)
25 contes qui tiennent en trois pages maximum chacun. Une lecture qui me fut obligée
pour ma huitième année. Quelle merveilleuse obligation. J'y découvris que la
littérature n'est pas que figurative. Qu'il n'y a pas que la poésie qui
permettent les transports de la langue, les métaphores et le rêve pur. La prose
peut aussi être poésie. Étrange. Il s'agit justement de la
première oeuvre en prose de cet auteur.
J'ai fait lecture de quelques contes à mon mari. J'en ai fait lecture de quelques
autres à ma fille, Alice, 7 ans: elle emporte le livre à l'école pour
faire lire "Le dompteur" à son professeur. Je les ai tous relus moi-même
avec plaisir.
En m'invitant à mettre ma critique, Polo me parlait de ce conte où l'homme oublie sa
tête au vestiaire. Ne parler que de ce conte, ferait ombrage à "L'encre" (une
parabole sur le cycle guerre et paix), "Le destin" (le pouvoir), "L'âge d'or" (de la
consommation à la simplicité volontaire) et tous les autres...
Ce qui m'étonne le plus, c'est que, écrit il y a près de 40 ans, ces
contes n'ont pas vieilli ou ils ont bien vieilli.
Bref, un incontournable ne serait-ce que pour la différence.
Note : 5/5
(Boogok)
********** C'est un petit recueil d'environ 130 pages qui contient des contes de 2-3 pages chacuns. Des contes où il ne faut pas chercher la logique, puisqu'il s'agit de fantastique. Certains d'entre-eux, ont d'ailleurs servi de base à des romans que l'auteur a publiés ultérieurement.
Je dois toutefois avouer que je suis mitigée quant à mon opinion. Comme la plupart du temps avec les recueils, certaines histoires nous plaisent plus que d'autres. Et parfois, même en mettant de côté ma rationnalité (ce qui est difficile pour moi), je ne suis pas parvenue à trouver un sens à certaines histoires. Et ça m'a agacée. J'aime comprendre, que voulez-vous... Il y a aussi le fait qu'il est difficile de créer un atmosphère efficace en seulement 2-3 pages. Alors parfois, on a l'impression que la chute de l'histoire arrive de nulle part. Mais ça demeure un très bon recueil qui se lit facilement tout en nous poussant à réfléchir. Et comme l'a dit Boogok, il a très bien vieilli.
À découvrir!
Note : 3.5/5
(Frisette)
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