L'aliéniste
(Pocket, 2004, 574 pages)
C'est un très très bon suspense, différent!
L'histoire se déroule à New-York en 1896.
Des enfants se font tués. Ces enfants sont pour la plupart de jeunes
garçons de famille d'immigrants, qui se prostituent. La police s'en fout, tout le
monde s'en fout d'ailleurs.
Le nouveau préfet, Théodore Roosevelt, lui veut que l'affaire soit
résolue. Il demande à certains de ses amis de l'aider à trouver le
serial-killer qui sévit, John Moore un journaliste et Laszlo Kreizler, un
spécialiste des maladies mentales.
En ce temps-là, la psychologie criminelle était pratiquement nulle et
d'ailleurs les théories concernant les maladies mentales étaient encore
boîteuses. Alors voilà que s'amène Kreizler avec ses théories
révolutionnaires qui dérangent le système bien en place. C'est un
homme qui est grandement contesté d'ailleurs.
C'est passionnant pour le lecteur de voir comment l'équipe de Kreizler à partir
de la psychologie criminelle dessine peu à peu le portrait de l'assassin. On
assiste à la résolution de l'énigme du début jusqu'à
la fin avec un luxe de détails comme on en voit rarement dans un polar. Du moins
je n'ai jamais lu un polar qui insistait autant sur le côté psychologique
de l'enquête. On voit tous les rouages qui se mettent en place... vraiment
intéressant et instructif!
À lire ABSOLUMENT!
Note : 4.75/5
(Mousseline)
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J'ai adoré!
C'est un tableau fascinant que dresse Caleb Carr de la mégapole américaine au
seuil de l'époque moderne.
L'approche psychologique de Lazlo Kreizler dérange...
Pourquoi la connaissance du contexte psy et social d'un meurtrier aiderait à faire
avancer une enquête?
A dévorer avec délectation... même si ce n'est pas ausi facile à
lire que les habituels policiers d'auteurs américains. Enfin un style bien
différent!
Note : 5/5
(Calou)
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L'aliéniste, c'est le précurseur du psy. Celui qui s'occupe des aliénés.
Des fous. La science est encore jeune.
L'histoire se passe dans un New York corrompu de la fin du XIXe siècle. Un serial
killer s'attaque sauvagement à des jeunes prostitués mâles immigrés.
Le genre de victime dont on ne veut pas parler. Théoriquement, ils n'existent pas.
Façon probable de déculpabiliser les hommes qui s'adonnent à de bases
pratiques...
Théodore Roosevelt, à ce moment préfet de police, est déterminé
à résoudre ces crimes. Il s'est attaqué à la corruption
policière, inutile donc de dire qu'il a beaucoup d'ennemis. Il charge deux de ses
amis, l'un aliéniste et l'autre journaliste, d'enquêter sur ces meurtres. Deux
policiers, adeptes de méthodes modernes (graphologie, empreintes digitales, etc.)
et une femme secrétaire qui rêve d'être la première
officière de police, les secondent.
L'histoire est très prenante. Le rythme, bien soutenu. Il n'y a pas de temps morts,
pas de blabla inutiles. L'auteur ne cherche pas à ajouter des pages à son
livre en se livrant à des élucubrations. Au contraire, toute la matière qu'il nous livre est riche. L'auteur sait de quoi
il parle. En tout cas il en donne l'air! J'ai adoré les différentes
définitions ou explications de la folie.
Faut dire que la folie est un de mes thèmes privilégiés... et je l'ai
rarement vue exploité avec autant de brio. Chapeau!
Note : 4.75/5
(SarahEmily)
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J'ai a-do-ré ce livre, j'ai été passionnée par le suspense et
la psychologie de ce roman réellement fabuleux. L'enquête est menée
de main de maître, ce serial killer est captivant, du moins tout le côté
psychologie qui tourne autour, je me suis régalée, j'ai adoré, adoré,
adoré, adoré ce livre.
Note : 5/5
(Philaera)
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J'ai adoré cette histoire psycho-historico-politico-policière. Caleb Carr sait
créer des personnages crédibles et attachants et l'histoire de la ville de
New-York en toile de fond en fait plus qu'un simple roman policier. Les difficultés
vécues pour l'intégration et l'acceptation des femmes dans le milieu
méritent aussi d'être mentionnées. En somme, c'est un policier qui touche
à une multitude de faits en relation avec l'époque et le milieu.
Et puis ce suspense qui nous tient en haleine une grande partie du temps. Bref c'est un coup
de génie! C'est un must pour quiconque est amateur de romans policiers.
Note : 4.5/5
(Frisette)
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J'ai adoré... comme tout le monde!
J'ai adoré ce roman policier-historique qui nous en apprend autant sur
l'enquête en cours que sur les habitudes policières de l'époque,
toutes ces choses qui, pour nous, font partie des choses normales comme les empreintes
digitales par exemple, étaient, à l'époque des nouveautés pas
encore acceptées comme preuve de culpabilité lors des procès... on
est encore loin de l'ADN!!!
C'était vraiment très bon!
Note : 4.5/5
(Lagrande)
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A l'enterrement de leur ami d'enfance Théodore Roosevelt, John
Moore, le narrateur principal, chroniqueur judiciaire, et Laszlo Kreizler,
aliéniste, se remémorent leur première grande
enquête. En 1896, des cadavres d'enfants sont retrouvés
mutilés et énuclés, les organes génitaux
découpés et placés dans leur bouche. Une commission
discrète dirigée par Kreizler se met en place, sous le
contrôle de Roosevelt, afin de traquer le serial killer.
C'est tout simplement passionnant! Les balbutiements des techniques
modernes d'investigation (empreintes digitales par exemple), les
déductions pas à pas façon profiler avant l'heure,
toute la technique d'une enquête psychologique à laquelle on
assiste avec un intérêt croissant.
Le tout a un accent civilisé, de début de 20e siècle
chevaleresque, qui fait passer les descriptions très réalistes
et assez gore des cadavres et autres atrocités.
Ni tout à fait un polar ou un thriller, encore moins un policier
classique, L'Aliéniste est avant tout un EXCELLENT roman.
Note : 4.5/5
(Cuné)
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L'histoire : New York, 1896. Le corps d'un jeune prostitué travesti d'une
douzaine d'années est retrouvé, affreusement mutilé. La police
ne s'intéressera pas à ce cas. Qui pourrait bien se soucier d'un
jeune prostitué, issu de la classe pauvre et immigrée? Et de toute
façon, comment retrouver un meurtrier qui pourrait n'avoir aucun lien avec
ce jeune? Le Dr Kreizler, aliéniste (spécialiste des maladies
mentales) a justement une théorie à ce sujet : En partant d'indices
recueillis sur les lieux des crimes et en se servant de techniques inédites
(relevé d'empreintes digitales, anthropométrie...) et non reconnues
comme scientifiquement valables, il veut dresser un portrait du meurtrier et tenter
de comprendre quel genre d'homme pourrait commettre ces crimes. Quelle enfance
aurait-il pu avoir? Quels événements ont pu marquer sa vie? Il veut
tenter de répondre à ces questions et remonter ainsi jusqu'au tueur.
Aidé du journaliste John Moore (le narrateur), des inspecteurs Lucius et
Marcus Isaacson et de Sara Howard, secrétaire particulière du
préfet de police Théodore Roosevelt, il lance la traque au serial
killer...
Mon avis : J'ai adoré! L'ambiance du New York à la fin du 19ème
siècle, si sombre et mystérieuse, est palpable tout le long du livre.
Les personnages sont bien travaillés. J'ai surtout aimé me
retrouver dans cette enquête où la psychologie criminelle et les
méthodes si courantes de nos jours sont présentées comme
expérimentales. J'avais l'impression de suivre un épisode des
Experts, adapté à l'époque! Me voici
réconciliée avec le genre policier. A lire!
Note : 5/5
(Adelaye)
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Une très agréable surprise! J'ai toujours été
fascinée par le profilage de criminels mais on nous parle rarement de la
façon dont quelqu'un peut arriver à avoir ce "don". On parle ici des
débuts des enquêtes criminelles utilisant la psychologie, la science
et l'expérience policière. Les personnages tatonnent, essaient, se
trompent, recommencent, bref on assiste impuissant au début de quelque chose
de fabuleux. Ce bouquin m'a tenu en haleine du début à la fin et j'ai
vraiment aimé la façon dont l'auteur nous amène dans le
New York de la fin du XIXè siècle.
Citations :
"[...] dès mon plus jeune âge, j'avais été frappé
par la frénésie déployée pour gagner de l'argent et le
garder. En 1896, c'était indéniablement la principale raison
d'être de New York."
Note : 5/5
(Philcabzi5)
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Comme beaucoup, j'ai adoré ce livre.
C'est un essai pour moi qui ne lis jamais de thriller. J'ai été
bluffé par la fluidité avec laquelle Carr retranscrit l'ambiance
tantôt glauque, tantôt pleine d'investigation des différents
personnages.
Sur un fond d'enquête policière d'un nouveau genre (en tout cas pour
l'époque), les personnages ainsi que le lecteur recherchent à
identifier qui peut être le tueur en série derrière tous ces
assassinats d'enfants.
Les images sont crues, la narration empreinte d'appréhension face à
la méthode d'un nouveau genre utilisée et dont l'issue n'est pas
assurée.
Enfin, bref, tout pour dire que c'est un excellent livre à mon goût.
Je le recommande vivement.
Note : 4,5/5
(wisewill)
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Caleb Carr nous replace dans le New York de la fin du XIXème siècle.
Il installe une atmosphère glauque et pesante fidèle à
l'Amérique de cette époque. L'auteur décrit l'émergence
d'un nouveau type d'enquête : l'enquête criminologique. La criminologie
demeure en effet une science très récente qui a pour finalité
l'étude de la cause des meurtres par le biais de laquelle les chercheurs
parviennent, au terme de maintes déductions, à élaborer le
profil psychologique du meurtrier. On parle aujourd'hui du métier de
"profiler".
Ce roman se révèle être un thriller historique passionnant,
documenté et très instructif sur les débuts de la psychiatrie,
de la criminologie et de la police scientifique. La description des bas quartiers,
de la misère, de la guerre des gangs, de la corruption policière et
politique à New York est très intéressante. De plus, le profil
du tueur est intelligent et Caleb Carr ne cède guère au
manichéisme.
Une enquête étonnante au suspense impressionnant.
Note : 4/5
(joubjoub)
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Un roman policier que je n'ai pas trop apprécié à cause de
certaines longueurs, mais je suis certaine que les amateurs de romans policiers
psychologiques apprécieront.
Note : 3/5
(Lalyre)
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L'affaire prend place à New York, en 1896. La police officielle,
traditionnelle et grandement corrompue, rechigne à résoudre ce genre
d'énigme. Laszlo Kreizler, aliéniste, (terme remplacé plus
tard par psychiatre) prend la tête d'une petite équipe d'investigation
officieuse, pour rechercher le dangereux criminel, sorte de cousin de Jack
l'éventreur, qui sévit dans le trente-sixième dessous de
New York.
C'est l'occasion pour nous de découvrir New York au tournant du monde
moderne, les voitures à cheval qui côtoient les tramways, les
quartiers miteux et mal fâmés, où les gangs prospères
préfigurent la maffia, et les quartiers bourgeois où l'on voit le
monde de la finance s'imposer... Et puis les idées novatrices de quelques
illuminés, sous la tutelle directe du préfet, Theodore Roosevelt, qui
annoncent la police de demain : Kreizler, profiler avant la lettre, les
frères Isaacson, Marcus et Lucius, criminologue et médecin
légal, et John Moore, le narrateur, journaliste à l'esprit ouvert et
aventureux, et Sara Howard, l'élément féminin de la
première heure.
Je ne suis pas une fan du genre polar, mais ici, l'aspect sociologique et
psychologique sont prédominants, et rendent le récit très
intéressant. La plume de Mr Carr, quoique mesurée, (un bon
équilibre entre les différents ingrédients), est entraînante,
et sait tenir le lecteur en haleine. Un plaisir qu'il ne faut surtout pas bouder!
Note : 4/5
(Lassy)
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Nous sommes en 1919, Théodore Roosevelt vient de mourir. L'occasion pour son
vieil ami John Moore de se remémorer cette formidable enquête qu'ils ont
mené quelques années auparavant. Aidé de leur ami Laszlo
Kreizler, aliéniste, ils ont pisté un tueur d'enfants. Le livre est
l'histoire de leur minutieuse enquête.
Un livre très riche! Au tout début, j'ai beaucoup aimé cet
abord très humain de la personnalité de Roosevelt, on a très
envie d'en savoir davantage sur celui qui est considéré comme un des
plus grands présidents des USA.
Puis, j'ai adoré découvrir les balbutiements des méthodes
modernes d'enquête : la psychologie (on parle à présent de
"profiler"), la graphologie, l'anthropométrie, la dactyloscopie...
De nombreux thèmes sont abordés : le statut des Noirs, des
homosexuels (on sent le "dégoût" de Mooore, pourtant homme aux
idées larges), les Juifs, les immigrés, la place de la femme dans la
société (impossible d'imaginer une femme enquêtrice de
police)... Quant à la psychologie : "incursions obscènes dans
l'esprit de nos enfants"!!!
J'ai été un peu plus déçue par cette vue très
noire de New York, à en croire l'auteur il n'y avait que de riches bourgeois
égoïstes, des bouges peuplés des pires déviants
sexuels... j'ai trouvé qu'il exagérait un peu! (sans parler de la
police corrompue jusqu'à l'os).
Mais l'enquête est passionnante : un travail de fourmi qui permet de
dénicher le meurtrier, j'ai trouvé qu'à la
fin la "tension baisse brusquement" mais on se met à la place de cette
équipe de choc qui, une fois le but atteint, se sent totalement
désemparée car elle n'a plus de but à atteindre!
Un excellent livre!
Note : 5/5
(Doriane)
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J'avais ce livre chez moi depuis pas mal de temps mais je n'étais pas
vraiment enthousiaste à l'idée de le lire.
Les policiers, c'était pas vraiment mon truc (du moins je le pensais) et
comme nombre de critiques comparaient ce livre au film "Le silence des agneaux"...
je m'attendais à quelque chose d'hyper sanguinolant!!!
Mais ce livre est vraiment passionnant.
On y découvre un New York du début du siècle très
réaliste, dans ses quartiers de débauche notamment. On constate avec
tristesse que la prostitution enfantine ne date malheureusement pas d'hier...
On voit avec amusement l'éveil de nouvelles méthodes scientifiques
qui aujourd'hui font parties du quotidien... Bref, un livre très instructif.
Mais par ailleurs, on est tenu en haleine par une enquête policière
menée par un ensemble d'enquêteurs attachants, qui tentent (chose
incroyable à l'époque) de dresser un portrait physique et
psychologique du tueur recherché... sans rien connaître de lui!
Les passionnés de psychologie, comme moi, seront servis!!!
Autant dire que je regrette de ne pas l'avoir lu plus tôt et que je le conseille
vivement à tous...
Note : 5/5
(Pounette)
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À New-York en 1896, des enfants sont tués, la plupart sont des
immigrés prostitués. Cette série de crimes laisse de glace la
police et le public en général. Theodore Roosevelt, nouveau
préfet, veut élucider cette énigme. Il fera alors appel
à ses amis John Moore, journaliste criminel et Lazlo Kreizler,
aliéniste, spécialiste des maladies mentales. Ensemble, ils
étudieront le profil psychologique du tueur afin de le démasquer.
Un très bon roman policier! "L'aliéniste" n'est pas un livre où le
suspense prime, où l'on dévore les pages à grande vitesse.
Nous avons plutôt droit à une enquête policière
minutieuse dont on suit l'évolution avec grand intérêt. Le portrait
psychologique de l'assassin se dresse peu à peu au fur et à mesure
que les indices sont découverts. C'est fascinant de constater les
méthodes d'enquête utilisées à l'époque,
l'étude des maladies mentales était peu développée et
fort révolutionnaire. L'aspect historique du bouquin est très
intéressant et instructif.
Un must!
Note : 4,5/5
(Cocotte)
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