Le facteur sonne toujours deux fois
(Gallimard/Folio policier, 2000, 151 pages)
Un jeune vagabond s'arrête à un resto à une vingtaine de kilomètres de Los Angeles.
Il se laisse convaincre par le patron de travailler pour lui mais ce quand il a vu
la femme de ce dernier. Frank et Cora tomberont aussitôt dans les bras l'un de
l'autre et planifieront vite de se débarrasser du Grec.
C'est un classique du roman noir américain, écrit en 1934. J'ai trouvé presque
insupportable certaines scènes tellement les personnages sont immoraux, c'est la façon
avec laquelle James M. Cain raconte les choses qui frappe tant le lecteur.
C'est raconté comme si tout ça était normal, comme si Frank et Cora
sont des individus qu'on rencontre un peu partout, à tous les jours. L'auteur ne
s'implique pas, il laisse aller ses personnages.
Le style est irrésistible, c'est direct, coloré, de l'humour loufoque mais pas trop,
c'est abracadabrant mais c'est ce qui fait le charme. C'est concis, précis,
un peu court mais n'empêche que tous les ingrédients y sont.
Une belle découverte dans le genre!
Note : 4,25/5
(Mousseline)
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