La pluie de néon
(Rivages noir, 1999, 377 pages)
Qu'est-ce qui fait qu'un auteur soit reconnu par le public et qu'un autre ne le soit
pas? Souvent se sont des critiques plus ou moins bien intentionnées, un
roman adapté par un cinéaste à succès ou alors un ton
trop décallé qui se perd dans le silence.
James Lee Burke a ramé à contre courant pour s'imposer. Tour à
tour professeur, ouvrier et foreur de puits de pétrole, l'écrivain
originaire de Houston c'est lentement imposé comme un des auteurs majeurs de
sa génération pour devenir selon certain et non des moindres (Michael
Connolly en personne) le plus important auteur de polar des 20 dernières
années. L'hommage appuyé cache mal le temps qu'il a fallut à
cet écrivain pour être reconnu par ses pairs.
Il n'est pas homme à se complaire dans la description de crimes odieux comme
certains, il ne veut pas donner de leçon sur une amérique
puritaine... Il ne fait que décrire un Sud profond avec ses blancs et ses
noirs, ses discriminations et ses haines, son histoire et ses souffrances.
Avec un style aiguisé qui cisèle des fleurs à chaque page,
Burke nous emmène dans la Louisiane d'avant Katrina et d'avant les petits
intellos européens qui s'ouvrirent sur le monde en étant
étonné de voir un monde pauvre au pays de l'oncle Sam. Bien avant
tous ces flash médiatiques, Burke nous parle d'une ville violente (la plus
violente des USA) et de l'état le plus pauvre du grand pays. Il nous en
parle avec bonté, avec tendresse mais jamais avec complaisance...
Un tout grand roman!
Note : 5/5
(Claude)
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Premier roman de J.L. Burke avec le lieutenant Dave Robichaux, série qui en
compte une dizaine environ. Burke est pour moi (roman policier ou pas roman
policier) l'écrivain d'un mode d'existence qui se cherche entre la douceur de
vivre et la violence qui gangrène la vie de New-Iberia.
La Louisiane et le bayou servent de toile de fond, loin des standards du roman
policier urbain, la guerre de Sécession est toujours présente dans le
Sud profond. Robichaux repêche le cadavre d'une jeune prostituée
noire, suicide pense la police, mais l'affaire est plus compliquée que cela.
Certains nostalgiques du Vietnam rêvent de revanche et organisent un trafic
d'armes pour le Nicaragua. En plus la mafia colombienne commence à
s'installer en Louisiane et les parrains locaux n'apprécient pas beaucoup.
La drogue et l'alcool sont des marchés qui enrichissent beaucoup.
Le lieutenant Robichaux (dit Belle mèche) est un policier atypique de la
littérature policière américaine, littérature de la
Louisiane devrais-je dire. Ancien alcoolique, mauvaise tête au grand coeur,
hanté par ses souvenirs du Vietnam, en conflit permanent avec sa
hiérarchie, c'est un policier aux méthodes parfois très
brutales que sa femme a quitté. Les méchants n'ont pas
évidemment le bon rôle, la police non plus d'ailleurs ni les services
fédéraux, où la corruption comme partout fait la loi.
L'intrigue est bonne, l'écriture est prenante, aussi bien pour les
descriptions des paysages que pour les retours sur les horreurs du Vietnam.
Cerise sur le gâteau, la gastronomie n'est pas absente et les huîtres,
et autres crevettes agrémentent les repas de la Louisiane, dans les
bouis-bouis au bord de l'eau.
Note : 4/5
(Eireann)
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Dave Robicheaux est un lieutenant ex-alcoolo qui a vécu la guerre du
Vietnam. Lorsqu'il tentera de se mêler de l'enquête de la mort d'une
jeune femme qu'il a découvert noyée dans le bayou, le cauchemar
commence.
Encore un bon polar! Je ne me lasse pas du roman noir américain qui nous
transporte et nous fait découvrir les dessous sombres d'un endroit, en
l'occurence ici la Louisianne, où règne une violence qui fait peur.
L'intrigue n'est pas classique, mais bien menée avec son lot de surprises.
Le rythme est effréné et nous pousse à toujours lire, lire et
lire. Un peu comme James Ellroy, l'auteur nous présente un personnage
principal assez tordu et violent au passé qui ne cesse de le hanter. Un
personnage très bien développé!
Note : 4,25/5
(Cocotte)
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Où l'on rencontre Dave Robicheaux... J'avoue avoir été un peu
déçue... je n'ai pas tout saisi, l'intrigue était assez
complexe. Je pense qu'il faut "entrer" dans le fonctionnement de l'auteur et de ses
héros. J'avais eu moins de mal avec Billy Bob Holland.
Mais je ne m'avoue pas vaincue, cet auteur m'attire trop pour m'arrêter
là! Par contre... des huitres en sandwichs... beurk...
Note : 2,5/5
(Odilette)
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