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Pearl Buck

Vent d'Est, vent d'Ouest
(Livre de Poche, 1997, 318 pages)

"Vent d'est, vent d'ouest" raconte comment une jeune femme chinoise élevée dans les traditions ancestrales (pieds bandés, préparation à une vie d'épouse soumise, etc) se retrouve au moment de son mariage déstabilisée par ce mari qui a étudié en Occident et en est revenu avec une toute autre idée de l'existence. Il ne peut échapper au mariage arrangé, mais est bien décidé à "libérer" son épouse des traditions qui selon lui ne peuvent plus continuer d'exister.

Je l'ai lu deux fois, je crois, il y a longtemps, mais il fait partie des lectures qui ont marqué mon adolescence. Il présente les deux visages de la Chine, entre tradition et modernité et offre une version au final très positive d'un couple qui ne s'est pas choisi mais peut malgré tout se comprendre et s'aimer. Ça fait toujours plaisir!

Une belle lecture.

Note : 4/5
(Ysla)
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J'ai beaucoup aimé ce livre qui dépeint très bien la condition féminine des femmes chinoises, totalement soumises aux hommes et dont l'unique but dans la vie est de se marier et d'avoir un fils pour perpétuer la lignée.

L'auteur décrit également parfaitement le choc entre les valeurs et coutumes traditionnelles chinoises et le vent nouveau qui vient d'Occident. Pour Kwei-Lan, jeune femme chinoise élevée dans la pure tradition, il faudra laisser derrière elle tout ce que sa mère lui a appris, car son mari qui a étudié en Occident, entend bien la traiter comme son égal et vivre libre. Quant au frère de Kwei-Lan, tombé amoureux d'une Américaine, il devra affronter la colère de ses parents, qui l'ont fiancé depuis son enfance à une jeune Chinoise.

Un beau roman plein d'émotions, deux belles histoires d'amour et une belle description d'un monde partagé entre l'attachement à ses racines et l'avancée vers la modernité.

Note : 4,5/5
(Lyreek14)
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Une Chinoise élevée dans la plus pure tradition millénaire de son pays se voit marier avec un jeune Chinois qui a étudié en Occident. Ce dernier veut traiter sa femme en égale, qu'elle débande ses pieds, et autres ruptures avec les traditions. La jeune femme est surprise et résiste, mais finit par céder, sous la recommandation de sa mère. Les temps changent...

Les concessions des deux parties créent un couple uni, qui combine tradition et modernité. Leur histoire est idyllique, jusqu'à ce que le frère de la narratrice revienne aussi d'Occident après ses études, mais qu'il s'y soit marié avec une femme blanche. Ceci est plus que les parents peuvent accepter, ils refusent de reconnaître le mariage de leur fils. Ce dernier était déjà promis à la fille d'une famille avec laquelle ils désirent s'unir. La narratrice, témoin de ce drame, balance entre l'ouverture et le respect des traditions.

Intéressant point de vue sur l'ouverture de la Chine à l'Occident (ou, selon le point de vue historique, on pourrait aussi dire l'invasion), mais le ton est un peu naïf. Bien que Pearl Buck soit à l'occasion presque considérée comme une écrivaine chinoise, le point de vue de ce livre m'apparaît fortement pro-occidental.

Note : 3,5/5
(Le-réaliste-romantique)
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Un très bon roman autour des traditions plus ou moins fortes qui enserrent la population chinoise. Conflits de génération, découverte d'autres cultures, une partie de la jeunesse (suffisamment aisée pour suivre des études à l'étranger) ne souhaite plus vivre de la même façon, bousculer les traditions.

Note : 3,5/5
(Azurelia7)







La Mère,
Vent d'Est vent d'Ouest,
L'exilée



Née à Hillsboro (Virginie) en 1892, Pearl Buck a trois mois quand ses parents, missionnaires, l'emmènent en Chine. Elle fait ses études à Shangai, apprenant le chinois avant sa langue maternelle. Elle part ensuite compléter ses études aux Etats-Unis et retourne en Chine, où elle épouse en 1917 un missionnaire américain. Elle vit alors en Chine du Nord puis à Nankin, où elle enseigne l'anglais. La révolution l'oblige à regagner les Etats-Unis. Le divorce met fin à une union malheureuse, dont le souvenir s'exprimera dans plusieurs de ses romans. En 1923 paraît le premier d'une longue série de récits consacrés à la Chine "Vent d'est, Vent d'ouest". Le Prix Pulitzer couronne en 1932 "La Terre chinoise". De son oeuvre abondante, il faut citer "Les Fils de Wang Lung" (1932), "La Famille dispersée" (1935), "L'enfant qui ne grandit jamais" (1951). Prix Nobel en 1938, Pearl Buck consacre sa fortune à une fondation pour l'adoption des enfants abandonnés. Elle est décédée en 1973.




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