La Mère
(Livre de Poche, 1997, 318 pages)
L'histoire se passe dans la campagne chinoise, comme le livre a été publié pour
la première fois en 1934 on peut la situer en ce temps. La Mère c'est une
femme chinoise, mère de trois jeunes enfants. Elle se dévoue entièrement à sa
famille ainsi qu'à sa belle-mère. En plus de la maison, elle
doit passer ses journées aux champs. Elle ne se plaint pas de son sort bien
au contraire, elle est très fière de ses enfants. Le mari de deux ans plus jeune
que la femme, en a marre de cette vie où il n'y a que le travail, les
enfants et à la fin de la journée on dort pour recommencer le lendemain. Il rêve
de autres choses, de la ville. Il en fait le moins possible aux champs et
ne regarde même pas ses enfants. Il leur en veut de l'obliger à travailler
pour les nourrir. Il en veut à cette femme d'enfanter si facilement. Il se
sent prisonnier de sa vie. À un moment donné il quitte le domicile
familial...
Et puis c'est toute la vie de cette femme avec son lot de misères qui se déroule
sous nos yeux. C'est un beau portrait de femme, d'une femme qui est abandonnée et qui passe par
plein d'émotions : inquiétude, angoisse, colère, fierté, orgueil... Même si cette
femme est chinoise et qu'elle se situe à bien des années de nous, on se met aisément
à sa place, c'est dire que ce roman est finalement intemporel et pourrait se passer
presque n'importe où.
Je suis un peu déçue, probablement que j'aurais apprécié davantage voilà une dizaine
d'années, du moins avant que je découvre les auteurs asiatiques.
Quand je pense par exemple à Lao She, Peal Buck me semble presque insipide.
Ça fait simpliste plutôt que simple. Et pour mon plaisir, il manque de l'émotion,
des descriptions, des belles phrases qui suspendent un lecteur aux mots d'un auteur,
de l'humour, des envolées poétiques, du suspense... et les personnages
ne sont pas attachants.
Bon je suis probablement très injuste, après tout je connais très peu la littérature
chinoise et pourquoi comparer Pearl Buck avec Lao She. Et ça reste que j'ai passé
un moment de lecture agréable.
Je suis contente d'avoir découvert cette auteure,
c'est quand même une lauréate du Prix Nobel mais je n'ai pas l'intention
d'aller plus loin.
Note : 3,5/5
(Mousseline)
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C'est l'histoire d'une paysanne chinoise, au fil des jours et de la ronde immuable
des saisons, le travail de la terre, les enfants à élever, tout ce
travail pour finalement rester pauvre, car les champs appartiennent à un
propriétaire, dont l'agent passe chaque année pour récolter le
fruit du travail des paysans, ne leur laissant que de quoi subsister.
Malgré la simplicité de ce récit, ce personnage de femme est
très attachant. Toutes les "mères" se reconnaissent et se
retrouvent. Peu importe les différences de nationalité ou de culture,
les joies, les peines, les souffrances, les espérances sont les mêmes pour
toutes les mères.
Il s'agit là d'un très beau roman, qui pour moi, est une façon de
rendre hommage au dévouement de toutes les Mamans.
Note : 4,5/5
(Rosemillenium)
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