Jane Eyre
(Pocket, 1999, 736 pages)
L'histoire: Une jeune femme, Jane Eyre, se retrouve orpheline et élevée par la
femme de son oncle maternel. Vite reniée, elle se retrouve dans une pension d'où
elle doit tirer ses épingles du jeu pour devenir quelqu'un de convenable et subvenir
à ses besoins. D'abord institutrice dans cette même pension, elle décide
de voir d'autres horizons et postule pour un poste d'institutrice. Rencontrant son nouveau
Maître, Mr Rochester dont elle tombe amoureuse, son destin va se trouver irrémédiablement
changé.
Charlotte Brontë, tout comme l'avait fait sa soeur Emily dans Wuthering Heights
(Les Hauts de Hurle-Vent), nous plonge dans l'univers qu'elle connaît bien: l'ennuie,
la solitude, l'étude pour employer à bien son temps...
Elle nous fait une peinture détonante de la société anglaise victorienne
en mettant en scène des personnages de toutes classes sociales et montrant la dure
vie de certains milieux.
Chaque personnage est emblématique de la période, bien que Charlotte tende à
idéaliser les couches les plus pauvres en les décrivant comme des personnages
pleins de bonté, les riches étant toujours superficiels et froids.
Nous apprenons que les liens familiaux ne sont pas les plus forts et la qualité de
chacun est appréciée selon ce qu'il vaut en or: Jane, sans parents et sans
héritage devient donc pour les membres de sa famille une charge, un poids pour lequel
on doit payer sans que cela ne rapporte rien.
Les gens d'une condition plus humble ont une plus grande générosité, ont
le coeur sur la main, prêts à partager ce qu'ils n'ont pas, car dans la
misère tout le monde est égal et tout le monde doit s'entraider.
C'est un très bon roman mais qui tombe parfois dans les clichés (surtout les
passages abordants les relations amoureuses).
Note : 4/5
(Cryssilda)
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J'ai eu du mal à entrer dans le livre, puis les heures sont passées sans que je
m'en rende compte. J'ai retrouvé beaucoup des éléments que
j'apprécie chez Victoria Clayton, avec des similitudes troublantes mêmes.
Charlotte Brontë a signé là un véritable classique, j'aurais vraiment
regretté de ne pas l'avoir lu. En même temps Jane Eyre est très moderne
dans le comportement et la psychologie. Certains passages m'ont frappée par leur
vérité profonde. Notamment un paragraphe où Jane explique combien c'est
facile de vivre selon ses principes quand la tentation est inexistante, mais en période
de grande difficulté c'est là qu'il faut se raccrocher à eux, car si on
les bafoue au gré de nos envies, quelle valeur ont-ils?...
J'ai regretté la fin que j'ai trouvé vite tournée, trop arrangeante.
Merci Cryssilda de m'avoir donné envie de le lire, grâce à ta critique.
Note : 4/5
(Cuné, 36 ans, France)
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Au début j'ai également eu du mal à rentrer dedans mais à partir du
moment où j'ai vraiment eu le temps de le lire longtemps je ne pouvais plus m'arrêter,
j'ai vraiment adoré ce livre.
Note : 4/5
(Camille, Rennes/France)
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Jane Eyre, orpheline, est recueillie par sa tante chez qui elle sert de souffre-douleur... Après des études dans un institut qui vivote grâce
à la charité, elle devient institutrice et entre au service d'un
gentilhomme fortuné : Edward Rochester dont elle tombe amoureuse, mais son
"maître" cache un lourd secret.
J'ai eu peur en entamant le livre : trop de bons sentiments, cette petite orpheline
pleine de courage face aux injustices de la vie me semblait un peu trop
"cliché" puis le personnage évolue et Jane Eyre fait preuve d'un
caractère finalement très moderne dans cette époque
victorienne engoncée dans ses principes.
Une très belle écriture, je me suis surprise à dévorer ce livre. Un vrai coup
de coeur!
Note : 5/5
(Doriane)
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