Finbar's Hotel (Joëlle Losfeld, 1999, 262 pages)
(Collectif, sous la direction de Dermot Bolger, et avec la contribution de Roddy Doyle, Colm Toibin, Jennifer Johnson, Hugo Hamilton, Joseph O'Connor, et Anne Enright)
Un petit exercice littéraire amusant auquel se sont livrés sept auteurs contemporains irlandais: sept nouvelles, toutes prenant place lors d'une même nuit au Finbar's Hotel, cette institution dublinoise qui a vécu de meilleurs jours et qui doit imminemment fermer ses portes, et interreliées par l'intrigue et les personnages, qui apparaissent et réapparaissent tous dans plusieurs des chapitres. Les auteurs ont choisi de garder leur contribution anonyme, alors c'est au lecteur de deviner qui a écrit quoi.
J'ai trouvé l'exécution très bien menée et même astucieuse de par les liens qui unissent les personnages. On devine que les auteurs ont collaboré très étroitement, avec beaucoup de va-et-vient, parce que les nouvelles forment un tout très harmonieux. J'ai trouvé les deux premières nouvelles plutôt ordinaires, mais toutes les autres sont tantôt émouvantes, tantôt drôles et toutes intéressantes; il y en a une qui a une chute particulièrement réussie. C'est une belle façon d'aborder l'écriture de ces sept auteurs qui comptent parmi eux certains des plus grands et des plus populaires des auteurs irlandais contemporains.
On remarque plusieurs thèmes (typiquement irlandais?) qui reviennent souvent: la mort, le deuil (c'est étrange, mais ces deux derniers thèmes sont abordés dans toutes les nouvelles), l'exil, la nostalgie des temps passés; il y a des allusions à des préoccupations qu'on devine d'importance pour les Irlandais comme la spécificité de Dublin et l'influence du catholicisme.
Note : 4/5
(Venusia)
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