Little Big Man
(Editions du Rocher, 1991, 450 pages)
Un écrivain recueille dans un mouroir les mémoires de Jack
Crabb, vers les 111 ans, qui à l'entendre a cotoyé de la plus
extraordinaire des façons la vérité historique des
années 1850-1920 aux Etats-Unis.
Alors que sa famille est en route pour la Californie, en 1852, Jack, alors
âgé de 10 ans est enlevé par les Cheyennes après le massacre du convoi. Avec eux, parmi eux, il grandira, les quittera, les retrouvera sur sa route et les portera en lui toute sa vie.
Il lui donneront son nom indien, Little Big Man. Mais Jack est un
sacré personnage! Le mot trucculent a été inventé
rien que pour lui: il est drôle, futé, rusé, hardi et
couard, grossier, calculateur et totalement mythomane: On l'adore!
Toutes les références historiques de l'ouest américain peuvent trouver écho dans les vrais livres d'histoire, mais sa vision des choses et ses explications sont uniques.
C'est complètement passionnant d'assimiler les traditions Cheyennes,
de pénétrer un peu dans cette culture si injustement
massacrée.
Le film réalisé par Arthur Penn en 1971, tiré du livre,
était superbe, mais il est tout à vrai comme il est dit en
préface qu'il ne rend pas justice au pouvoir comique de
l'écriture de Thomas Berger. C'est d'ailleurs un comble que Little
Big Man soit associé à Dustin Hoffman dans tous les esprits,
au détriment de ce merveilleux auteur.
Note : 4.5/5
(Cuné)
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