Charles le téméraire
(Fides, 2004, 684 pages)
Résumé : C'est l'histoire d'un garçon, Charles, que l'on voit
grandir de la naissance jusqu'à l'adolescence. Né d'un
père alcoolique et d'une mère qui mourra quelques années
plus tard, Charles part très mal dans la vie. Heureusement, des gens
de confiance, notamment le quincaillier Fafard et le notaire Michaud,
sauront bien vite le sortir de là. Mais ce n'est que le début
de tous ses soucis...
Mon avis : Au début, j'étais assez réticent à
l'idée de le lire, mais bon, c'était un cadeau de Noël, je me
devais, par respect, de le lire; je voyais les 684 pages, ça me
décourageait beaucoup, je me disais qu'il allait y avoir des
longueurs à n'en plus finir. Mais je me trompais royalement. On ne
s'ennuie pas une seconde, un problème n'attend pas l'autre, parfois,
à notre grand désarroi. Quant à Charles, il est
attachant, même lorsqu'il commence à vieillir et qu'il
rencontre tous les péchés de l'adolescence. Mais lorsqu'il
est encore enfant, on ne voudrait que le serrer dans nos bras, pour le
consoler de tout ce qui lui arrive de mauvais.
C'est un roman parfois très dur et très vrai, mais qui nous
fait, à un moment ou à un autre, chaud au coeur et sourire. Yves
Beauchemin a une si belle façon de dire les choses, il emploie si bien les
mots que j'en ai encore le souffle coupé. C'est un roman qui ne
s'éternise pas; il n'y a pas de superflus. Je vous le recommande
chaleureusement, c'est un IMMENSE coup de coeur.
Il n'y a qu'une chose que je peux lui reprocher. Lors de l'un des
problèmes de Charles, j'ai trouvé que le dénouement est
arrivé trop vite et que c'était trop facile; j'ai eu une
légère impression de bâclage et ça m'a laissé sur
ma faim.
Note : 4.5/5
(Alexis le Yo)
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Je dirais que le dernier tiers m'a beaucoup déçue. Cela
s'est mis à débouler et à ne plus suivre le rythme du
livre qui était hyper plaisant avant... comme si on avait hâte
de le finir pour passer à l'écriture de la seconde partie
(qui sortira quand?).
Mais bon sinon j'ai quand même aimé et c'est sûr que je
vais lire la suite si jamais il y a suite.
Note : 4/5
(Mamanlouve)
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L'histoire de Charles Thibodeau commence en 1966, à Montréal.
Dès sa tendre enfance, sa vie est jonchée d'embûches et d'obstacles.
Il n'a que 4 ans lorsque sa mère décède,
précédée de très près par sa petite soeur. Son
père, un scélérat de la pire espèce, se voit contraint
à l'élever. Pour cet homme qui n'a aucune fibre paternelle, la tâche
est immense et loin d'être agréable. On peut dire que la cohabitation
entre les deux générations n'est pas aisée. En fait, la
famille dans laquelle il évolue le pousse à chercher des appuis de
personnes l'entourant. Des personnages se grefferont à sa vie, comme
Roberto et Rosalie - restaurateurs du quartier, sa maîtresse d'école
de 1ère année, le notaire Parfait Michaud et surtout les Fafard. Ces
personnages l'aideront à bâtir une carapace et lui offriront un
support quasi inconditionnel.
En 684 pages, on suit le parcours de Charles de sa naissance à son 17e
anniversaire. Évidemment, la vie n'est pas toujours clémente avec
lui. D'ailleurs, les personnages du roman se divisent rapidement en deux clans. Il
y a les "bons", ces gens qui sont prêts à tout pour aider le petit
Charles. Ces gens sont comme des protecteurs de l'enfance. Puis, il y a les
"pourris", ceux-là sont de véritables nuisances dans la vie de
Charles. Heureusement, les bonnes attentions des "bons" viennent contrecarrer
l'effet négatif des "pourris". La générosité des gens
qui accompagnent Charles sur le chemin de sa vie a une très grande place.
Cela donne une pointe d'espoir.
Parallèlement, on suit aussi (assez brièvement) "le renouveau" que
connaissait le Québec dans le milieu des années 60. Il y a
l'inauguration du métro, Trudeau, le référendum de 1980 et les
idéaux qui s'écroulent...
Finalement, Charles le téméraire c'est le rêve qui côtoie
le désespoir, la réussite qui marche dans la main de
l'échec.
Note : 4/5
(symphonium)
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