Océan mer
(Gallimard/Folio, 2002, 282 pages)
Dans ce roman de Baricco, le personnage principal n'est nul autre que la
mer.
Pour "dire la mer", l'auteur passe d'un personnage à l'autre,
utilise des matériaux (narration, lettres, documents) et des styles
diversifiés (dialogues intégrés dans le récit,
parfois non, un chapitre par personnage, un chapitre pour le bord de la
mer, un autre pour le ventre de la mer, etc.), superpose les temps du
récit et choque l'oeil - ou le charme - avec de grands vides
typographiques.
Avec son grand souci de l'écriture, Barrico la rend opaque, incontournable. Ses
ruptures de points de vue et la variété des matériaux qu'il utilise ont
généralement pour effet de m'éloigner de la fiction.
Avec "Soie" et "Châteaux de la colère", il m'était impossible de me laisser emporter par le
récit.
Mais pour "dire la mer", il fallait passer par tous les chemins, les moins fréquentés surtout.
J'ai vécu, senti, goûté et vu la mer jusque dans mon âme. Un ami m'a
laissé entendre que "Océan mer" de Baricco était, en quelque sorte,
l'équivalent du "Parfum" de Süskind. Il avait vu juste.
De mon point de vue, "Océan Mer" est le roman le plus réussi de Baricco. À
ajouter à ma liste d'incontournables! Tout simplement
g-é-n-i-a-l!
En passant, il vient de sortir en format poche.
note : 5/5
(Lafillasse, Rive-Nord de Montréal)
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L'histoire se passe dans une pension de famille au bord de la mer.
Il y a sept chambres, sept pensionnaires des plus étranges et quatre enfants non moins
étranges. Un peintre qui ne peint pas, un scientifique qui passe ses journées
à regarder le sable afin de découvrir où la mer s'arrête, une femme
adultère, une jeune fille qui espère guérir de
sa maladie qui n'est pas vraiment une maladie, un prêtre, un futur assassin et un homme
qui ne sort pas de sa chambre... En fait tout ce monde est là pour fuir quelque chose,
sur le bord de la mer le temps s'arrête, c'est le temps de se regarder en face, de se
retrouver.
Un roman absolument merveilleux, un style littéraire unique, très original, du jamais vu, une
prose qui se lit comme un long poème au point qu'on n'arrive plus à
s'arrêter. Et la mer, la mer qui est omniprésente, qui est un personnage en soi...
Baricco est parfois énigmatique, il a un humour absolument merveilleux, ah ce qu'il m'a
fait rigoler. De plus c'est un charmeur Monsieur Baricco, il charme avec ses mots. L'aspect
philosophique est très présent. Des images absolument fabuleuses, par exemple le
peintre qui peint, qui cherche le commencement de la mer, le savant qui lui cherche la fin de la mer...
Voici trois extraits:
"La mer immense, l'océan mer, qui court à l'infini plus loin que tous les regards,
la mer énorme et toute-puissante - il y a un endroit, il y a un instant, où
elle finit - la mer immense, un tout petit endroit, et un instant de rien."
"Que disons-nous lorsque nous disons : mer? Disons-nous le monstre immense capable de
dévorer toute chose, ou cette vague qui mousse à nos pieds? L'eau qui peut tenir
dans le creux de la main ou les abysses que nul ne peut voir? Disons-nous tout en un seul mot,
ou masquons-nous tout sous un seul mot? Je suis là, à quelques pas de la mer, et
je n'arrive pas à comprendre où elle est, elle.
La mer. La mer."
"- Quelquefois je me demande ce que nous sommes entrain d'attendre.
Silence.
- Qu'il soit trop tard, madame."
Bref, un livre remarquable... un roman grandiose comme on en voit peu! Je vous
le suggère très très fortement!
note : 5/5
(Mousseline, Montréal)
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5/5 et pourtant si vous m'aviez demandé dans les premières pages je vous aurais
répondu: "Distrayant sans plus!"
C'est génial. C'est comme un recueil de nouvelles découpé en roman et dont
chaque nouvelle en recoupe une autre qui en recoupe une autre... Des vagues de plaisir
littéraire qui déferlent!!!
Évidemment, ça ne se décrit pas. C'est beau et grandiose et il y a des
traits de génie là-dedans. Un des textes est découpé comme une
chanson et à chaque paragraphe, il reprend la première chose c'est... , la
deuxième c'est... et ainsi de suite. Et finalement, quand tu fermes le livre ce
soir-là, l'histoire se déroule comme une chanson tragique parce que tu te
souviens de la séquence. Humour, fantaisie, drame, amour, etc. tout s'y retrouve.
Un vrai "trip".
On peux-tu mettre 6/5? ;-)
note : 5/5
(Boogok, Rive-Nord de Montréal)
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Ça sert à rien, Baricco m'énaaaaarve.
J'ai l'impression de lire quelqu'un qui se regarde sans cesse dans le miroir. Qui s'enregistre,
puis qui s'écoute pour passer le temps.
Toujours la même chose au fil des pages, les mêmes concepts qui se répètent.
Pourtant le sujet était bon, quelque fois j'ai senti le début de quelque chose.
Mais non, on recommence un chapitre et on s'égare. Puis, on en recommence un autre et on
se répète. Pfff! C'est presque frustrant.
C'était mon dernier livre de Baricco.
Océan Mer est quand même moins insignifiant que Soie. D'où
le 1 point accordé. Une partie des personnages méritent peut-être
d'être connu. Je pense à Élisewin et Adams grâce à qui j'ai
réussi à finir le livre. Une ovation monstre pour ces deux personnages qui
baignent dans le niaisage. A leur place, je sortirais sans doûte du livre.
note : 1/5
(Pico, Rive-Nord de Montréal)
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Je partage complètement l'enthousiasme de Mousseline par rapport à ce livre, une
véritable petite merveille.
Ce qu'il faut faire lorsque que l'on ouvre ce livre, c'est se laisser porter par les mots, ne
pas chercher à comprendre les personnages mais juste les accepter comme ils sont et les
suivre tout au long des pages.
Le livre regorge de poésie et d'humour (l'inventaire des tableaux de Plasson est
à mourir de rire, les réflexions sur le début et la fin de la mer, les
différents dialogues, les tentatives de séduction de Bartleboom... bref la liste
est très longue). Les mots imitent le rythme de la mer, nous avons souvent l'impression
que nos yeux suivent les vagues, que la mer est en face de nous.
De plus, je trouve que le livre est irréprochablement bien construit. Jusqu'à
quelques pages de la fin, on ne sait toujours pas où l'auteur veut en venir, mais une
fois la lecture terminée, tout se regroupe! J'ai dû repartir dans le roman pour
être certaine de n'avoir rien manqué...
On a souvent l'impression d'être dans une sorte de conte de fée, dans un
rêve... Les personnages sont tellement inhabituels, les réactions des gens
inattendues. On a l'impression que les adultes sont entourés de petits elfes qui les
accompagne dans leur entrée dans le rêve qu'est la pension...
Bref, j'ai adoré ce roman et je suis bien impatiente de découvrir les autres
livres d'Alessandro Baricco. Épatant comme livre!
note : 5/5
(Cryssilda, Paris)
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Quel livre différent... Peut-être est-ce parce que j'ai grandi les deux pieds dans
le St-Laurent, mais j'ai adoré ce livre. J'ai vraiment eu l'impression d'être
là, au bord de la mer, sentir l'air marin, entendre le bruit des vagues, sentir le vent
dans mes cheveux, me croire ailleurs tout en étant chez moi...
Au début de ma lecture, je dois avouer que j'ai eu un peu de difficulté à
me laisser embarquer, à comprendre. Je lisais un chapitre et je ne comprenais rien. Je
lisais le chapitre suivant et je comprenais tout alors je revenais au premier chapitre. J'ai
fait ça pendant 60 pages. Ça été le plus long 60 pages de ma vie
je pense! Ça doit avoir duré 2 semaines. Mais peu à peu, je me suis
laissée aller et j'ai laissé tomber toutes balises. J'ai adoré les
personnages, tous mieux construits les uns que les autres et j'ai adoré leurs histoires,
si banales mais si inordinaires en même temps. Je pense que ce livre est l'exemple
parfait du style et de l'intrigue qui réussit. Ce livre ressemble à de la
poésie, sans en être vraiment... Ah, j'en garde un merveilleux souvenir et comme
Mousseline, plein de phrases en tête...
(on parle d'Élisewin)
"[...] elle, qui à proprement parler ne possédait pas un tempérament
sensible mais était possédée, pour employer un terme exact, par une
sensibilité d'âme incontrôlable [...]" (p.18)
(lettre de Bartleboom à "sa femme")
"Où commence la fin de la mer?" (p.49)
"La mer, parce qu'il ne l'avait jamais vue, voyageait dans l'esprit du baron de Carewall comme
un passager clandestin à bord d'un voilier ancré dans le port, toutes voiles
amenées: inoffensif et superflu." (p.55)
"Mais surtout: la mer appelle. Tu le découvriras, Élisewin. Elle ne fait que ça, au fond: appeler.
Jamais elle ne s'arrête, elle pénètre en toi, elle te reste collée
après, c'est toi qu'elle veut." (p.104)
Je prends ce dernier passage très à coeur car ça m'arrive, dans les
dédales bétoniques de Montréal, de ne vouloir qu'une chose: être au
bord de la mer! Si je le peux, je pars aussitôt pour la Gaspésie. Sur la route, je
me sens devenir de plus en plus fébrile à l'approche de la 132 (route qui longe
le St-Laurent). J'ouvre alors ma fenêtre et alors je la sens, mer et pendant un instant,
il n'y a que ça!
note : 5/5
(Mélodie, Montréal)
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Je donne 1/5 parce que il n'y a aucun livre de vraiment nul. Mais celui là je n'ai pas
été capable de comprendre le fil de l'histoire. Ce n'est pas vraiment mon genre
de livre. Mais je l'ai lu presque au complet malgré tout. Il me reste au maximum une
dizaine de pages que je ne lirai pas.
note : 1/5
(Petitelune, Estrie/Québec)
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Alors voilà j'ai beaucoup aimé ce roman, je viens de découvrir un nouvel
auteur que je ne connaissais pas du tout.
Comme Mélodie je me suis fait valser par le son des vagues je me croyais vraiment là,
mon élément c'est l'eau, alors je ne pouvais pas demander mieux. J'avais
vraiment l'impression d'être avec eux là-bas au bord de la mer à simplement
regarder cette vaste étendue d'eau.
Pourquoi je ne donne pas 5, c'est parce que le livre m'a donné des problèmes, par
bout j'avais de la misère à suivre le courant de l'histoire mais pas assez pour
décrocher, j'ai tout de même adoré.
note : 4/5
(Mimi, Montréal)
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Océan-mer. J'ai fermé le livre mais je le garde à portée, à
ma vue, comme un nouveau présent que l'on ne se lasse pas de contempler. Un roman à
l'eau de mer: une perle.
J'ai fait une promenade magique au bord de la mer, je me suis réfléchie dans son
miroir de glace, me suis laissée emporter dans les méandres de ses vagues. Je me
suis balladée dans les coulisses de la pension Almayer et j'y ai fait la rencontre
d'individus étranges et fascinants dont la mer a influé leurs destinées.
J'aime Barrico. Sa narration poétique, la sculpture et le dévoilement de ses
personnages, son talent à imager et réciter la mer. J'ai été
transportée dans un univers étonnant, j'aurais voulu que cela ne s'arrête pas.
Un livre que j'ai lu avec passion en une journée, mon imagination en couvre-feu et une
impression de magie.
(Sereine, Montréal)
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J'en ai lu 246 pages, puis je me suis arrêtée, me rendant compte que je sautais
allègrement les pages, en particulier celles du prêtre.
Il y a un peintre, ancien portraitiste, qui peint des toiles avec de l'eau de mer, donc elles
restent blanches (c'est pas nouveau en 1918 Malevithch peint carré blanc sur fond blanc)
il y a une jeune fille qui souffre d'on ne sait quelle maladie, et qui est guérie en
connaissant l'amour, il y a un homme qui écrit à une femme imaginaire tous les
jours, et qu'il recherche, il y a une femme qui a trompé son mari, un homme qui ne sort
jamais de sa chambre, et des enfants qui semblent être comme des anges.
Tous sont dans une pension en front de mer. Ils se croisent parfois, ça donne des
dialogues du genre: Alors que fait-tu ici toi? Je cherche les yeux de la mer. Mais il n'y a
rien sur la toile. Si, il y a de l'eau de mer. (passionnant!)
Après il y a l'histoire du radeau, des hommes et des femmes ont fait naufrage, et ils
survivent en se mangeant. Retour à la pension, une nuit d'orage, la situation semble se
décoincer et moi je décroche complètement.
Je trouve que c'est un roman prétentieux, ou alors, je n'ai pas atteint les hautes
sphères qui me permettront de l'apprécier à sa juste valeur. Il y a
même des fois ou cette prétention m'a fait rire, un peu comme dans les films de
Rhomer, ou de Godard, c'est sans doute très intelligent, mais, mon dieu, que c'est
chiant! Il semble qu'il y ait des auteurs qui ne savent pas être intelligent sans
être chiant! On dirait même que c'est la condition absolue pour que leurs écrits
fassent sérieux.
En plus, je n'ai pas de goûts particulier pour observer la mer, j'aime bien
échanger avec la mer, baignades, sports aquatiques, mais rester là, comme un
piquet devant la mer, ça me lasse vite.
Je vis cette lecture comme un échec, pourtant, je suis du genre
persévérente, mais, là, j'avoue que j'ai trouvé mes limites. Merci
Baricco.
note : 0.5/5
(Margote, Paris)
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J'ai beaucoup de difficulté à donner mon avis sur ce roman, je suis
ambivalente... Certains aspects ou passages m'ont littéralement envoûtée
mais malheureusement d'autres m'ont profondément agacée ou ennuyée. J'ai
eu beaucoup de difficulté à accrocher au début. Je ne comprenais
absolument pas où l'auteur voulait en venir et je n'étais pas d'humeur à
me laisser bercer uniquement par les mots. Par contre, le milieu du roman était
absolument génial, mon intérêt était capté, je n'arrivais
plus à lâcher le livre. Et puis vers la fin, de nouveau, certains passages m'ont
paru fastidieux...
Je crois que cet avis mitigé vient du fait que certains personnages m'ont touchée,
intéressée alors que d'autres ne me disaient rien.
Bref je donne une note intermédiaire mais il faut comprendre que c'est tout simplement
une moyenne de deux extrêmes!
note : 3.5/5
(Frisette, Rive-Sud de Montréal)
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Comment résumer Océan Mer?
Nous retrouvons les différents personnages du livre dans une pension de bord de mer...
une pension un peu étrange où y habite des enfants assez particuliers. On y fera
la rencontre d'un chercheur qui écrit un livre pour mesurer où finit la mer, un
peintre qui peint des toiles pour savoir où commence la mer, une femme isolée par
son mari trompé, une jeune fille malade et le curé qui l'accompagne... viendra se
joindre à tout ce beau monde Adams ou Thomas, un marin rescapé d'un naufrage et
un autre homme dont on connaîtra l'identité à la toute fin...
On devine une intrigue mais on ne comprend pas de quoi il en retourne... jusqu'à la fin
évidemment où les morceaux du casse-tête semblent se placer comme par
magie!
J'ai beaucoup aimé... c'est un livre un peu étrange par le climat qui y
règne mais en même temps prenant parce que l'auteur sait garder notre attention.
Comme pour Soie, c'est un livre que je relirai afin d'en comprendre mieux certaines
subtilités qui m'auront échappées... par chance ça se lit bien!
Bref... j'ai aimé!
Note : 4.25/5
(Lagrande, USA)
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