Le livre des aveux (Actes Sud/Babel, 1999, 313 pages)
Est-il surprenant que j'ai fini en prison?
John Banville vient de recevoir le "Booker Price" pour son roman "The Sea".
"Le livre des aveux" a été finaliste de ce même prix en 1989.
Pour la petite histoire, en 1989 et cette année, les deux finalistes
étaient les mêmes, Kazuo Ishiguro et John Banville.
Un homme se raconte à la Cour, comment est-il devenu un criminel? Frederick
St John Vebderveld Montgomery, aristocrate dans le besoin a tué une femme,
comment en est-il arrivé là? Frederick, dans le Sud espagnol doit de
l'argent à des gens louches, très louches, ils gardent sa femme et
son fils en otage. De retour en Irlande, il sombre petit à petit dans la
paranoïa, son côté immature, sa consommation d'alcool et son
manque d'argent l'amènent au vol, mais celui-ci tournera mal.
Frederick paraît avoir oublié de grandir, il s'accroche aux
basques de quiconque peut l'aider, mais sa mère n'a plus le sou, et le
déshérite. Ses parents n'étaient pas les gens qu'il pensait,
les tableaux ont disparu. La folie s'installe. On note une quasi absence de
scrupule chez ce personnage, un sens des valeurs d'une caste ex-dominante, comme si
tout leur était dû, une théâtralisation permanente.
"Tout est vrai, rien ne l'est, sauf la honte."
Ce livre est un long monologue de Montgomery, sans dialogue, avec une
écriture précise et un vocabulaire très recherché. Un
livre dur et un homme malsain qui ne laisse pas indifférent.
Premier volume d'une trilogie qui comprend "Athéna" (une nouvelle
édition vient de sortir) et "Le Monde de l'or". C'est un des romans les plus
abordables de l'auteur, qui n'est pas spécialement un écrivain grand
public.
Note : 5/5
(Eireann)
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Il s'agit d'un livre écrit à la première personne, un homme en
prison écrit ses confessions. Il nous raconte sa vie, et aussi les actes qui
l'ont conduit là où il se trouve.
L'écriture est brillante, drôle par moments, John Banville a le don de
brosser des portraits au vitriol de ses comtemporains. Son personnage se raconte
sans complaisance, ne se cherchant pas d'excuses psychologisantes, montrant ses
actes les moins sympathiques avec une sorte de détachement clinique.
Et c'est peut-être ce détachement qui en fin de compte fait que je ne
suis pas vraiment rentrée dans ce livre. Les personnages, même le
personnages principal, sont des sortes de marionnettes auxquelles on ne s'attache
pas, finalement même le meurtre atroce commis par notre héros m'a
laissé de marbre, la façon de le raconter faisait qu'il n'avait d'une
certaine façon rien de réel. Globalement ce livre m'a donné
l'impression d'un brillant jeu intellectuel, quelque peu creux à
l'arrivée.
Note : 2.75/5
(Melisande)
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