Eclipse (10/18, 2003, 282 pages)
Un résumé : Alexander Cleave est un comédien talentueux
bronzant au soleil du succès. Mais un soir, le choc se produit, il a un
trou, il ne peut plus jouer. Cherchant ses mots et ses idées, l'homme se
voit obligé de puiser au fond de lui-même à la recherche de
nouvelles forces et de l'inspiration. Pour ce faire, il va se livrer à une
véritable psychanalyse qui mettra en avant ou réveillera de vieux
fantômes cachés, des pans de vie heureux ou peu glorieux et des
souvenirs parfois douloureux. Le comédien se mêle à l'homme,
quand s'arrête le jeu et où débute la réalité?
Alex Cleave a-t-il joué avec sa vraie vie, son épouse Lydia ou sa
fille Cass? Le théâtre qu'il affectionne tant n'a-t-il pas
imposé un jeu de dupes et d'apparences dans lequel il a été
fait prisonnier?
Réflexions ardues et profondes qui poussent Alex Cleave à s'isoler
pour réfléchir dans l'ancienne demeure maternelle. Il doit faire le
point et décortiquer ce dédoublement de personnalité dont il
pense être victime. Difficile, voire impossible, de distinguer l'être
et le paraître. Et si cela rendait Alexander Cleave complètement fou?
Mon avis : "Eclipse" est un roman fort et prenant, le portrait sans concession d'un
homme qui se cherche et ne se trouve pas. Beaucoup de zones d'ombres qui peu
à peu sont mises en lumière, non pas pour briller mais au contraire
pour révéler toute leur noirceur.
John Banville, auteur irlandais, va au fond des choses pour passer en revue tous
les travers de l'âme de son personnage, il y a un côté
méthodique là-derrière (et bien écrit!) qui
entraîne le lecteur dans cette quête de connaissance de l'autre.
Note : 3.5/5
(Sahkti)
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