Demain, une oasis
(J'ai lu, 2005, 218 pages)
Science-fiction? Anticipation? Je ne sais pas exactement où classer ce
roman, qui se déroule dans un futur indéterminé, pas si
éloigné tout de même.
Le 21e siècle a amené une politique de terraformation de l'espace,
on développe une politique destinée à rendre d'autres
planètes habitables, la terre ayant été trop polluée,
la hausse des températures ayant amené trop de modifications
potentiellement nuisibles pour l'espèce humaine à terme.
Mais l'ordre qui règne au final, est toujours celui des riches d'un
côté qui ont tout et vivent très bien, et des
misérables de l'autre qui n'ont rien et qu'on laisse crever en toute bonne
conscience. Notre narrateur se verra un jour kidnappé par un groupe de
terroristes humanitaires, qui l'amèneront au beau milieu de ce monde qui
n'est que tiers, et le mettront au travail.
C'est son récit qui nous fait peu à peu avancer dans la prise de
conscience, dans une fiction qui sonne juste, et qui fait mal.
Le ton se veut non moralisateur, mais on n'échappe pas à deux, trois
bonnes leçons, par contre, les histoires anecdotiques à
côté, l'amour, le sexe, l'amitié, tout ça, ne sonnent
pas très justes et n'apportent rien au roman. Disons qu'elles ne sont pas
suffisamment dévelopées pour trouver leur juste place.
Instructif, et bien écrit malgré tout.
Ce roman a reçu le Grand Prix de l'imaginaire en 1992.
Note : 3.5/5
(Cuné)
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