Cité de verre
(Actes Sud, 1993, 174 pages)
Bon... ça m'a pris tout mon petit change pour terminer
La cité de verre de Paul Auster. C'est l'histoire d'un écrivain qui
se fait prendre par erreur pour un détective du nom de Paul Auster
(comme l'auteur du livre; narcissisme peut-être?!?). On lui demande d'en
savoir plus sur les intentions d'un scientifique du langage un peu dingue
qui sort de prison sous peu. Auster (le personnage, pas l'auteur) suit le
scientifique pendant quelques semaines. Le hic, c'est que le type
déambule dans New-York sans but apparant en ramassant tous les
détritus sur lesquels il tombe. Auster finit par l'aborder, mine de
rien, pour en savoir plus. En fait, le ti-coune a des délires de
grandeur et est persuadé qu'il est en train de sauver le monde de
l'incompréhension en inventant un nouveau langage...
Bref, ça va pas là-dedans. Comme disent les anglos:
he's one brick short of a load, ou one sandwich short of a good pic-nic !
Auster (le détective du roman), à force d'obséder sur
le scientifique, fini par perdre la boule puis... FIN...(???) Net fret sec!!!
Il y a sûrement quelque chose que je n'ai pas compris!
Peut-être qu'il faut être New-Yorkphile puisque les itinéraires
pédestres des personnages y sont décrit à force de
79ième Avenue et 107ième Rue, en veux-tu, en v'là.
Note : 2.5/5
(Grabielle)
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Quinn, un écrivain ayant perdu femme et enfant reçoit un appel qui le
réveille en pleine nuit; un faux numéro. L'erreur se répète la nuit
suivante et celle d'après. On demande toujours un certain Paul Auster, détective
privé. Ayant plusieurs romans policiers à son actif et aucune existence vivante
dans le réel, Quinn décide de s'amuser à être ce Paul Auster. Sa vie
bascule alors pour un faux numéro!
De fil en aiguille, il pourchasse l'assassin potentiel, fraîchement sorti de prison, de
Peter Stillman (ce n'est pas son véritable nom, merci beaucoup), un homme dont l'enfance
malheureuse a laissé de curieuses séquelles.
Cette filature l'amène à rencontrer le véritable Paul Auster. Ce dernier
lui parle alors de son recueil d'essais sur Don Quichotte et explique à Quinn que
c'est "Cervantes qui engage Don Quichotte pour déchiffrer l'histoire de Don Quichotte
lui-même."
Cette phrases m'a martelé l'esprit jusqu'à la fin du roman. Serait-ce Paul
Auster (l'auteur du livre) qui engage Quinn (son personnage) pour le déchiffrer,
le découvrir? J'ai mille autres hypothèses! Bref, je me casse la tête.
Je tente de comprendre. Je n'y pige que dal!
Vivement la suite!!!
Ce roman est non seulement bien écrit, il est bien monté. Rien ne semble
laissé au hasard, même si toute l'histoire est tirée d'un
événement fortuit. Je suis totalement entrée dans le labyrinthe de
l'esprit de Quinn : je me suis cassée la tête, j'ai tourné en rond dans
mon esprit... La folie me guette moi aussi! ;0)
Note : 4.5/5
(Lafillasse)
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Quel roman étrange!!!
On dirait une longue nouvelle. Le thème m'a aussi beaucoup plu - l'impact d'un
évènement en apparence anodin sur le cours d'une vie. On a souvent tendance à
ne pas croire au destin mais c'est vrai que certains évènements nous font parfois
prendre une tangente complètement différente de ce que nous avions espéré
ou planifié.
J'ai aussi beaucoup aimé la plume de Paul Auster. Une façon particulière
de raconter son histoire. Ça change du roman avec une chronologie réglée
comme un métronome. J'ai bien hâte de lire la suite.
Note : 4/5
(Frisette)
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David Quinn, qui a perdu femme et enfant, vit seul à New-York, et survit grâce aux
revenus des romans policiers qu'il fait publier régulièrement. Un soir, un coup
de téléphone va changer sa vie: l'interlocuteur au bout du fil veut parler à
tout prix à Paul Auster, détective privé. Quand David, pour palier à
son désoeuvrement, prétend être ce détective, tout commence...
J'ai beaucoup aimé. L'histoire commence tout simplement et à partir du moment où
Quinn prétend au téléphone qu'il est bien Paul Auster, les
évènements s'enchaînent les uns aux autres et le fil de l'histoire se
déroule, se déroule... jusqu'au final que j'ai bien failli donner, mais je me
tais. J'aime cette écriture (sobre, claire, fluide), j'aime la construction de son récit
qui ne laisse rien au hasard (même s'il traite tellement du hasard), j'aime les sujets
traités (le hasard qui régit nos vies, les identités multiples d'une
même personne, New-York, le langage, la folie), j'aime ce récit qui coule d'une
manière si fluide, comme les longues déambulations de son héros dans les
rues de la ville. Paul Auster a une intelligence de l'écriture et du récit que
j'admire. Je ne regrette qu'une chose, c'est de ne pas avoir pu le lire d'un trait (faute de
temps) pour mieux encore m'immerger dans cette atmosphère assez sombre, mais si prenante.
Note : 4.5/5
(Chantal)
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Daniel Quinn est écrivain. Un beau jour il est contacté par une
personne souhaitant parler au détective Paul Auster. Les appels se
renouvelant, Quinn finit par accepter la mission en se faisant passer pour cet
Auster.
Il est difficile de présenter ce livre tant l'intrigue n'est au fond qu'un
prétexte pour parler d'autre chose. New York en est le personnage principal
en tant que symbole de la ville poussée à son extrême et dont la
chute est imminente. New York, cité de verre, Babel des temps modernes, lieu
de déchéance, symbole de la folie humaine. C'est une des
références essentielles de l'oeuvre de Paul Auster, de même que
la question de l'identité: les identités de Quinn, qui, avant de
jouer à être Paul Auster, écrit sous un pseudonyme, les deux
Peter Stillman, Henry Dark, etc. L'identité des mots est aussi, en quelque
sorte remise en question dans une réflexion sur le langage.
Il y a aussi dans ce roman, toute l'ingéniosité d'Auster qui fait que
ses livres ne sont pas intéressants que pour l'histoire mais
également pour les détails, les clins d'oeil. Ici, non seulement la
méprise initiale conduit Quinn à se faire passer pour un
détective appelé Paul Auster, mais en plus le véritable Auster
fait une apparition, ainsi que son épouse, Siri, et que son fils, Daniel.
Quant à Quinn, le personnage humain, il se laisse entraîner dans un
engrenage qu'il pourrait à tout instant stopper mais, bizarrement, il semble
curieux de savoir où tout cela va l'amener et vit ces événements peu
communs comme une expérience à vivre. Sous certains aspects, son
comportement m'a fait penser à celui de MS Fogg dans "Moon palace".
"Cité de verre" est un livre déroutant mais incontournable dans
l'oeuvre de cet écrivain dont je pourrais parler des heures mais je suis
sympa alors je vous épargnerai!
Note : 4.8/5
(Flo)
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Quinn est auteur de série noire. A la suite d'un coup de fil reçu en
pleine nuit, il va endosser l'identité d'un certain détective qu'il
ne connaît pas : Paul Auster. Au cours de son enquête, il se fond dans le labyrinthe des rues de New York
(sans doute, symbole du labyrinthe de nos vies où le hasard semble
régir notre existence), et il sera amené à prendre
différentes identités.
Intéressant, ce roman qui évoque les diverses facettes que peut
montrer un même être humain. Intéressante aussi, la fin du roman
où l'on découvre que celui qu'on croyait être le narrateur
n'était pas, en fait, le narrateur, ce qui nous oblige, alors, à
porter un autre regard sur le livre que l'on s'apprête à refermer.
Note : 4/5
(Laure)
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Quinn, auteur de série noire, est un homme solitaire, malheureux depuis le
décès de sa femme et son fils. Cloîtré dans un
appartement où l'inspiration tarde parfois à venir, l'écrivain
se complaît dans une certaine schizophrénie. Il est à la fois
Quinn, mais aussi William Wilson, pseudonyme dont il signe ses livres. Mais ne
s'extériorise-t-il pas sous les traits de Max Work, le détective
héros de ses romans?
Quinn est un homme complexe, et c'est pour sortir de cette morne vie qu'il accepte,
sur un malentendu, de se déclarer lui-même détective. Le
voilà plongé dans une sombre histoire familiale...
Entre une femme fatale, un homme quasi autiste et son père savant fou, qui
dit la vérité?
L'enquête est difficile, mais Quinn compte mener celle-ci à son terme.
Perdu dans les rues de New-York, théâtre de l'histoire,
l'enquête sera également pour Quinn une occasion de
réléchir sur lui-même.
Le premier volet de cette trilogie new-yorkaise est très réussi,
Auster emmenant le lecteur dans un univers étouffant puis extravagant.
Note : 5/5
(SphinxCoco)
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Au moment que je commençais à écrire ce commentaire, une
phrase du livre d'Auster s'appliquait à la situation à
Nimuègue: "La neige tombait depuis une heure et les rues étaient
déjà périlleuses". Nimègue d'il y a un court moment ou
New York à la page 184 du livre, quelle est la différence? la phrase
reste la même. Sauf qu'il y a pour moi - lecteur de cette phrase d'abord,
copieur de la phrase ensuite - un mouvement en pensée aller-retour entre le
livre et ma ville. C'est ce mouvement, tout en fixant la phrase, qui montre la
faille entre la première situation et la deuxième. On peut en
faire un jeu littéraire et c'est ce que Paul Auster fait tout le long du
livre.
"Un grand philosophe a dit un jour, murmura Quin, que la montée et la
descente ne sont qu'un seul et même chemin", seulement, il y a toujours
une hystérèse, le processus de la montée diffère du
processus de la descente: le yoyo ne monte pas tout seul. Il y a dans ce livre
beaucoup de yo-yo autour de l'identité des personnes. Le Paul Auster en
personne, l'auteur du livre, le Paul Auster dans le livre, l'auteur Daniel Quinn
dans le livre, le pseudo Wilson et le détective Work, Quinn appelé
Auster, père et fils Peter Stillman, Quinn s'appelant Stillmann, le fils
Quinn, le fils Stillmann, le fils Auster, les deux Daniel ("Au-revoir, moi-même"),
le "Je" se présentant comme auteur du livre et ami d'Auster: cela fait
beaucoup de changements d'identité, beaucoup de failles autour de
l'écrit. L'aller-retour multiple entre ces identités permet par le
phénomène d'hystérèse une histoire rocambolesque, selon
le principe que d'une fausse prémisse peut suivre n'importe quoi.
Maintenant il est un peu plus tard, et toujours il s'applique à
Nimègue ce qui est écrit dans le livre: "La cité était
toute blanche à présent, et la neige continuait à tomber comme
si elle n'allait jamais s'arrêter." La première neige de cet hiver
chez moi, décrit par Auster, si cela n'est pas de la littérature...
Pourtant, ce livre d'une qualité littéraire certaine, n'est pas un
coup de coeur pour moi.
Note : 4/5
(Gallomaniac)
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