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Paul Auster

La chambre dérobée
(Actes Sud, 1993)

Somme toute, j'ai bien aimé. C'est un livre tout petit (160 pages). C'est le dernier de la trilogie new-yorkaise. C'est un peu compliqué à résumer par contre, un homme voit sa vie chambardée lorsqu'entre en contact avec lui la femme de son meilleur ami (qu'il n'a pas vu depuis plusieurs années), c'est cet ami qui "met en scène" le déroulement de l'action, c'est assez particulier, mais c'est bien.

Je suis curieuse de lire d'autres livres de Paul Auster. Je pense que j'aimerais encore plus ce livre si j'avais été dans l'état d'esprit nécessaire pour le lire, je suis un peu en mode "lecture facile" ces temps-ci mais c'est certainement un auteur à découvrir!

note: 3.8/5
(Lagrande)
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Ici, le narrateur du livre se lance à la recherche de Fanshawe, son ami d'enfance qui est disparu en laissant derrière lui femme et enfant. Le narrateur découvre alors que Fanshawe était écrivain et qu'il lui a laissé le soin de s'occuper de ses livres, tous inédits. Sans trop sans rendre compte, le narrateur tombe amoureux de la femme de son ami et finit par adopter son fils. C'est lorsqu'il se lance dans l'écriture de la biographie de Fanshawe que le narrateur amorce une sorte de "filature" qui tourne, comme dans les deux autres romans, en quête identitaire.

Dans ce roman, l'auteur s'amuse à nous ramener les noms des personnages de la "Cité de verre". Très tôt dans le roman, on nous explique que Quinn a été chargé d'enquêter sur la disparition de Fanshawe (l'affaire Stillman n'était pas le premier et le seul contrat de Quinn?), plus loin le narrateur rencontre un certain Peter Stillman (il parle normalement, que fait-il en France?) et à la toute fin Fanshawe lance qu'il s'appelle désormais Henri Dark (Henri Dark est le personnage créé par Stillman père. Serait-ce donc lui qui aurait machiné l'affaire Stillman pour écarté Quinn?)

J'ai finalement mené ma propre enquête pour retrouver les personnages de l'histoire et surtout m'y retrouver tout court. Je voulais savoir qui était qui? Bleu serait-il Quinn? Stillman et Noir sont-ils les mêmes personnes? J'ai passé un temps fou à tenter de démêler les fils!!!

Bref, j'ai mené un véritable quête identitaire, j'ai sorti mon stylo et j'ai tout laissé en plan en me disant que cela n'avait aucune importance. Je me suis sentis comme Quinn quand il traçait les chemins parcourus par Stillman en forme de lettres: ridicule! Dans le fond, les noms n'ont pas d'importance!

Le narrateur de "La chambre dérobée" se targue d'être l'auteur de la trilogie. Est-ce réellement Paul Auster? ;0) À la fin le narrateur explique: "Ces trois récits, au bout du compte, sont la même histoire, mais chacun représente un stade de ma conscience de ce à quoi elle se rapporte. (...) Il y a longtemps que je me démène pour dire adieu à quelque chose et, en réalité, seule cette lutte compte. L'histoire n'est pas dans les mots, elle est dans la lutte."

Donc, il n'est pas important de savoir qui est qui dans les trois récits. Les noms des personnages n'ont pas d'importance. Seule compte leur quête identitaire. Pour nous démontrer que les noms n'ont aucune importance dans l'identité, Auster s'est amusé à les interchanger les effacer et les mêler.

note: 4.5/5
(Lafillasse)
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J'ai adoré ce bouquin même si moi aussi, j'étais un peu mélangée par les noms qui provenaient des deux tomes précédents mais dans un contexte qui ne me semblait pas convenir. Il m'a semblé que des trois tomes, c'était celui qui était le plus cohérent au niveau de l'intrigue. Mais la fin... J'ai été déçue, je l'ai trouvée un peu facile, pas trop originale. Paul Auster aurait pu se montrer un peu plus imaginatif. À cause de cela je lui donne seulement 4/5.

Note : 4/5
(Frisette)
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Appelé à l'aide par la femme de son ami d'enfance qu'il a perdu de vue, et qui a disparu depuis plusieurs mois, un homme va s'occuper de ses manuscrits et les faire publier. Petit à petit, il va prendre la place de cet ami disparu, en vivant de ces publications, en épousant sa femme, en élevant son enfant...

Avec ce 3ème volet de la trilogie new yorkaise, j'ai retrouvé avec plaisir les talents de narration de Paul Auster (on accroche et on ne quitte plus) et au final, j'ai l'impression d'avoir lu les trois variations d'une même histoire où l'on retrouve à chaque fois les mêmes thèmes de quête d'identité, de solitude dans la ville, de création littéraire.

Note : 4/5
(Chantal)

Des trois romans, c'est "Cité de verre" que je préfère, et je note toute la trilogie : 4/5

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En disparaissant de New York, Fanshawe laisse derrière lui une femme, Sophie, un fils, Ben, et une série de manuscrits dont il a confié le destin à un ami, le narrateur du livre.

Je viens de finir ce dernier volet de la trilogie new-yorkaise et, le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne sais qu'en penser! J'ai beaucoup moins accroché qu'aux deux précédents romans. Je me souviens d'ailleurs que lors de ma première lecture, je n'étais pas allée jusqu'au bout. Pourtant, bien que déconcertant, le dernier tiers vaut le peine d'être lu. L'histoire est à la fois fascinante et très embrouillée au point que j'ai dû lutter pour ne pas laisser tomber. On se demande jusqu'où ira le narrateur et s'il finira par devenir fou, se laissant posséder par Fanshawe, qui a pris place dans son esprit. Sa quête prend des allures de dépossession au lieu de l'amener à mieux connaître et comprendre le mystérieux Fanshawe. Ce qui m'a un peu démotivée, c'est le sentiment que l'histoire tourne en rond, inlassablement. Ce qui est sûr, c'est qu'Auster se révèle, encore une fois, très fort pour "embobiner" le lecteur. Et puis, c'est un livre perturbant qui prend possession de vous. On finit par ce sentir mal à l'aise. On retrouve un certain nombre de clins d'oeil aux deux précédents volets, plus particulièrement à "Cité de verre". Et, tenter de faire des liens, d'essayer d'estimer l'ensemble m'a un peu découragé. En dépit de mes lectures attentives, j'ai l'impression que certains points m'échappent encore, notamment l'identité et la véritable personnalité du narrateur. Il faudrait que je relise "La chambre dérobée" mais je ne m'en sens pas le courage dans l'immédiat. Je vous livre une phrase qui ne cesse de me harceler :

"Ces trois récits, au bout du compte, sont la même histoire, mais chacun représente un stade différent de ma conscience de ce à quoi elle se rapporte. Je ne prétends pas avoir trouvé la solution de quelque problème que ce soit. Je suggère seulement qu'est arrivé un moment où je n'ai plus eu peur de regarder ce qui s'était passé.[...] Il y a maintenant longtemps que je me démène pour dire adieu à quelque chose et, en réalité, seule cette lutte compte. L'histoire n'est pas dans les mots, elle est dans la lutte."

Note : 3.5/5
(Flo)
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Ce dernier volet de la trilogie new-yorkaise nous conduit sur les traces de Fanshawe, jeune auteur désabusé qui a soudainement abandonné femme et enfant, et scellé son destin d'écrivain en léguant ses écrits à un ancien ami. L'héritier des documents, notre narrateur, est un jeune critique littéraire. Ce "don" l'amène à publier les écrits de Fanshawe, qui connaissent un grand succès, et à se lancer dans la biographie de son ami. Des rues new-yorkaises au sud de la France, le narrateur cherche avec exaltation des infos sur son ami, dont il a toujours été un fervent admirateur pendant sa jeuneesse. S'il réveille des souvenirs autour de Fanshawe, cette enquête fait également ressurgir sa propre histoire...

Voici de nouveau une quête effrénée chez Paul Auster : le narrateur cherche, jusqu'à s'enfermer dans une folie dévastatrice, une obsession destructrice. Plus que dans les précédents volets, l'histoire souffre ici de quelques longueurs, mais marque la fin d'une trilogie dont les thèmes sont la quête identitaire et la passion. Jusqu'où peut-on aller, guidé par l'obsession?

Un dernier volet complet, qui malgré ses longueurs donne envie de découvrir d'autres romans de Paul Auster.

Note : 3.5/5
(SphinxCoco)
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Fanshawe, un auteur accompli, disparaît et laisse ses écrits à son ami de jeunesse, écrivain aussi, l'obligeant par lettre à ne jamais le chercher. Dans la foulée, cet ami prend la femme, le fils, la mère de l'auteur disparu. Le monde litteraire le croit le vrai auteur, et pour contredire cette rumeur, il s'engage à écrire une biographie. Pour l'ami, l'auteur est toujours caché derrière ses textes. Quand il étudie des lettres de l'auteur, il est conscient que cela n'est plus pour la biographie, mais parce qu'il sent la nécessité intérieure de chercher l'auteur pour le rencontrer une fois avant de le faire disparaître définitivement; ou au moins le ressusciter en pensée avant qu'il ne soit mort définitivement. Les recherches permettent de donner des histoires courtes - exemples de style et d'invention en soi - mais ne font pas approcher la fin de l'histoire de Fanshawe. Après ces veines recherches, entre autres à Paris, il rencontre un jeune Américain, et il décide que celui-là est Fanshawe, mais le jeune homme se présente comme Stillman (on a tendance à supposer qu'il s'agit du Stillman de "Cité de Verre"). Alors, pour que finisse l'histoire, n'importe quoi peut arriver. C'est Fanshawe qui arrive, et c'est le texte qui disparaît.

Ce dernier volume prouve qu'il s'agit vraiment d'une trilogie. Si les livres peuvent se lire indépendamment, il ne prennent leur valeur qu'en vue de l'ensemble. Et l'ensemble, c'est ce qui se passe dans la tête d'un auteur de fiction. Donc, il me faudra peut-être donner un supplément de commentaire sur l'ensemble.

"On sent en lui une toute nouvelle disponibilité de mots, comme si la distance entre la vision et l'écriture s'était réduite, les deux actes devenant maintenant presque identiques, appartenant à un seul geste continu."

"C'est le pouvoir de ce n'importe quoi, me semble-t-il, qui a rendu cette histoire si difficile à raconter. Car lorsque tout peut arriver, c'est alors que les mots viennent à manquer."

Note : 4/5
(Gallomaniac)

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