Brooklyn Follies
(Actes Sud, 2005, 363 pages)
Nathan Glass, soixante ans, divorcé, un cancer en rémission a le plaisir
de vivre à Brooklyn. Retraité, il a décidé de
s'atteler à un projet: le livre de la folie humaine, qui recense les lapsus
et autres erreurs involontaires. Lors d'une promenade, il retrouve Tom Wood, son
neveu, qu'il avait perdu de vue. Ils renouent immédiatement et partagent
leurs aspirations, les bons moments comme les mauvais, leurs philosophies, etc.
Qu'il me semble difficile d'évoquer cette lecture! Je ne sais pas par quel
bout m'y prendre... Ce roman est à la fois très typé Auster
et très différent du reste de l'oeuvre romanesque de cet auteur. Le
message m'a paru plus important que l'intrigue. Il est à la fois
particulièrement optimiste en termes de relations humaines et sans illusion
sur la politique américaine. Ancré dans la réalité de
ce pays, tout en soulignant la spécificité de Brooklyn, et pourtant
universel. Ce qui m'a le plus séduite, c'est l'Auster's Touch: les jeux de
mots, les petits clins d'oeil, la façon de modeler les personnages, les
parenthèses qui finissent par former une autre histoire, etc. Les fans
aimeront!
Ce livre est comme un patchwork de l'humanité. Les digressions sont plus
intéressantes que le fil conducteur et Auster, à son habitude,
dresse des portraits complets de ses personnages. Il sait les rendre attachants
et, très vite, je les ai adoptés. Tout comme la vie, ce livre
oscille entre drame et comédie. Il m'a embarqué dans cette tranche
de vie made in Brooklyn. Un excellent cru! (et si vous n'avez rien compris
à ma critique, vous n'avez qu'à lire Brooklyn Follies!)
Note : 4.8/5
(Flo)
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Nathan Glass, la soixantaine, divorcé, un cancer en rémission
décide d'établir son humeur morose et sa déprime dans
Brooklyn. Il compte bien y finir les quelques années, qui lui restent,
persuadé que sa vie est avant tout derrière lui. Mais Brooklyn lui
réserve bien des surprises. Il y retrouve son neveu Tom, perdu de vue et
renoue avec les histoires de famille. Sa nièce, paumée qui a
disparue. La fille de sa nièce, 9 ans à peine, qui débarque
sans prévenir dans sa vie, et bien d'autres personnages aux vies
pittoresques que Paul Auster s'amuse à lui faire rencontrer.
Bon, ce n'est pas le meilleur Paul Auster que j'ai lu. Et pourtant je suis une
grande fan, une inconditionnelle même... L'histoire est un peu longue
à démarrer et le récit n'est pas formidablement accrocheur. On
aimera quand même la touche Paul Auster avec tous ces personnages et ces vies
qui s'entrecroisent.
Note : 3/5
(Clochette)
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"Brooklyn follies" est un livre plaisant, rassurant, bien écrit, mais il n'a
pas le souffle de ses grands romans. Non pas qu'il soit moins profond, sinon en
apparence (et il faut se méfier des apparences), mais il me semble qu'Auster
ne dit rien de plus, bien qu'il essaie de le dire autrement ici. J'ai, en effet,
ressenti comme une tentative d'ascèse dans ce livre-ci. Plus de mises en
abyme ou de labyrinthe, plus de jeux, simplement l'histoire dans sa nudité.
Est-ce un mal? Je ne sais pas, mais je n'ai pas ressenti la même
avidité à le lire.
Déjà, lors du précédent, "La nuit de l'oracle",
malgré le brio dont il faisait preuve, malgré les critiques peut-être
trop élogieuses de la presse, j'avais ressenti une sorte de frustration,
comme s'il n'avait tenu jusqu'au bout ses promesses.
Moralité : les lecteurs sont des ingrats.
Note : 3.5/5
(ElizabethCraig)
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C'est mon premier Auster et je ne regrette pas d'avoir découvert cet auteur
là! Apparemment ce n'est pas son meilleur, et bien ce qui m'attend doit être
grandiose!!! De la seconde où j'ai ouvert ce livre et lu les
premières lignes je n'ai pu m'en décrocher, une sensation formidable,
un attachement aux personnages qui m'en faisait oublier d'aller me coucher,
j'étais clouée au texte.
Pour moi c'est une petite merveille, un don de l'écriture. Pouvoir accrocher
son lecteur alors qu'il n'y a que très peu d'action et en nous racontant la
vie de ses personnages!!!
Je regrette de l'avoir fini aussi vite et je voudrais pouvoir encore
découvrir ces personnages! Vite vite un autre...
Note : 5/5
(Elfe)
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Nathan Glass est condamné par un cancer et désire finir sa vie dans
un endroit tranquille. Il s'installe à Brooklyn, lieu de son enfance, et
entreprend de rédiger le Livre de la folie ordinaire, une compilation de
mésaventures et quiproquos, tels que chacun de nous peut en vivre. Sa vie
s'écoule lentement entre son appartement et son restaurant favori, jusqu'au
jour où il rencontre par hasard son neveu Tom, perdu de vue depuis des
années. Tom était un brillant universitaire, travaillant à une
thèse sur Poe et Thoreau. Le voici devenu vendeur dans une bouquinerie. Que
s'est-il passé?
J'aime toujours autant l'atmosphère particulière des romans d'Auster,
son style fluide et ses thèmes favoris : l'identité, le hasard, le
destin, la famille. Mais peut-être que celui-ci est un peu moins brillant que
les précédents.
Il nous décrit un Brooklyn rêvé où on peut adresser la
parole à une jeune femme sur un trottoir, où on se rend à pied
à son travail, où tous les voisins deviennent des amis, où
tous les amis habitent dans le même quartier... Il y a d'ailleurs le
rêve d'une vie utopique et idéale dans une maison isolée
à la campagne. Ce rêve fera long feu, mais c'est Brooklyn qui
deviendra le lieu de tous les bonheurs.
Auster nous raconte comment une poignée de gens déboussolés,
en panne dans leur vie, vont reprendre leur destin en main grâce à
des rencontres, des coïncidences, de l'amitié, et une même vision
de la vie. Tout le monde a le droit a une seconde chance (même
l'Amérique?). Face aux maux de l'Amérique moderne (cupidité,
violence, Bush), le remède semble être l'amitié, la famille, la
solidarité. La fin est un peu sucrée : tout le monde s'aime, tout le
monde trouve son bonheur, ces pièces dépareillées ont
réussi à bâtir une petite communauté heureuse...
Et tout s'achève par un avion qui transperce le World Trade Center... C'est
peut-être parce que ce roman a été écrit après
le traumatisme du 11 septembre qu'il exalte autant les valeurs humanistes : un peu
de douceur dans ce monde de brutes...
Extrait : "Lire pour le pur plaisir de lire, pour ce beau calme qui vous entoure
quand vous entendez dans votre tête résonner les mots d'un auteur."
Note : 4.5/5
(Papillon)
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Quoique que j'aime Paul Auster inconditionnellement, je me dois d'être
honnête. "Brooklyn Follies" est un roman très ordinaire, indigne
d'un grand auteur tel que Paul Auster. Ce n'est pas mauvais même
que ça pourrait être qualifié de très bon livre sous la
plume d'un autre.
Trois hommes. Nathan Glass, soixante ans, venu s'installer à Brooklyn après un divorce
et un cancer. Tout à fait par hasard il rencontre Tom Wood son neveu
préféré perdu de vue depuis plusieurs années dans une
bouquinerie. A sa grande surprise Tom
travaille dans cette bouquinerie, lui qui était promis à un si brillant avenir. Tom
au début de la trentaine fait presque pitié, il semble avoir peu d'espoir en
l'avenir, en fait il se laisse vivre, grossir et emporter par ses fantasmes.
Harry Brightman, le propriétaire de la librairie, vit à Brooklyn
après avoir passé quelques années en prison pour escroquerie. Les trois hommes
se lieront d'amitié et rêvent d'une grande maison à la campagne.
Se joindront à ces trois compères d'autres personnages comme la
petite Lucie, la nièce de Tom, une
gamine de dix ans qui s'amène comme un cheveu dans la soupe. Rufus, un
travesti jamaïcain, La JMS et quelques autres encore.
Le premier tiers me laissait entrevoir un très bon roman, le deuxième
tiers juste un bon roman mais c'est déjà beaucoup un bon roman
sauf que dans le dernier tiers alors là c'est pénible, très
pénible. Paul Auster mais est-ce bien Paul Auster?... tombe dans le
mélo, les bons sentiments, tout ça fait gnagna. J'ai presque honte pour lui.
N'empêche, il y a du très bon dans ce livre : L'amitié entre
les trois hommes est tout à fait touchante et bien décrite.
La vie à Brooklyn - on a presque envie d'y vivre - m'a donné la
nostalgie du premier quartier où j'ai vécu à Montréal, j'y ai trouvé
certaines similitudes avec le Brooklyn de Paul Auster, le genre d'endroit auquel on s'attache tellement
ça reflète la vie d'une ville... Les
échanges littéraires entre Nathan et Tom sont savoureux, ça donne
le goût de relire Poe. Nathan Glass est un
très beau personnage. Et puis l'écriture est toujours
aussi superbe.
On reconnaît certaines des obsessions habituelles de Paul Auster.
Des personnages qui se cherchent - ici ils sont plus âgés que dans les
romans précédents et moins maganés par la vie. Le hasard
intervient constamment et on s'amuse à s'exclamer "mais ça ne se peut
pas!".
Un peu trop facile pour un roman de Paul Auster. L'épisode au Vermont
c'est tiède. De la maladresse dans ses critiques sur des
situations qu'il déplore en Amérique. Il ne
devrait pas faire intervenir la politique dans ses bouquins, ça ne lui
va pas. Et moi qui a l'habitude de souligner plein d'extraits dans ses romans ici
je me suis arrêtée sur deux seulement.
Quand même c'est un livre qu'on lit
pratiquement sans s'arrêter. Qui pourrait même plaire beaucoup aux lecteurs
qui ne connaissent pas le "vrai" Paul Auster, l'auteur de "Moon Palace".
Pour les fans faut pas passer à côté car après tout
c'est Paul Auster et Paul Auster on l'aime, c'est à chaque fois un plaisir
de le lire même dans ce qu'il écrit de moins bien! Et puis il a bien
le droit de ne pas qu'écrire des chefs-d'oeuvre ça fait d'autant plus apprécier
ces derniers.
Note : 3.5/5
(Mousseline)
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