Quelqu'un
(XYZ, 2002, 144 p.)
Encore une fois avec son dernier roman Aude ne déçoit pas!
C'est la très belle histoire de Jeanne et Magali. Magali qui est enfermée
dans son corps. Qui n'en finit plus de mourir. Il ne lui reste plus que ses yeux. Jeanne
a la pleine maîtrise de son corps mais c'est elle qui a besoin de Magali.
Aude est une auteure qui a du style! Elle écrit simplement et ses histoires sont
très sobres. Elle décrit bien ses personnages et les évènements
qui les entourent, très bien même, mais elle laisse aussi aux lecteurs
la possibilité d'aller plus loin... Dans Quelqu'un j'aurais voulu par contre
davantage, je n'étais pas satisfaite après avoir tourné la
dernière page. Ce n'est pas la fin qui est en cause, loin de là, mais 133
pages ne m'ont pas suffit, j'en voulais encore. Je ne sais pas si c'est positif
ou négatif...
Quelques extraits:
"Jeanne a quarante-trois ans. Elle n'a pas trouvé ce qu'elle cherchait. Elle ne
croit plus pouvoir le trouver."
"On euthanasie sans hésitation un chien qui souffre abominablement et pour lequel
rien ne peut plus être fait. Pas un être humain, même s'il supplie, demande
grâce. On s'en lave les mains. On laisse la nature dévorer lentement les
chairs, les entrailles, le coeur et les dernières fibres de courage, dans le corps
supplicié, jusqu'au bout."
"L'individu est-il tous les autres, ceux qui l'ont porté tour à tour à
travers les âges, mais beaucoup plus que cela, porteur lui-même de
l'humanité entière? Comme si chaque individu était le reposoir, sacré
mais passager, de tous ce que les humains peuvent ressentir au-dedans, quels que soient
leur âge, leur sexe, leur race, le lieu et l'époque où
ils vivent."
note: 4.25/5
(Mousseline)
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Jeanne, une chirurgienne qui a tout pour elle, a de la difficulté à
être quelqu'un, à pouvoir réellement communiquer et être en
relation avec les autres. De son côté, Magali souffre d'une maladie
dégénérative et est emmurée dans son corps, la seule partie
fonctionnelle étant ses yeux. Le hasard permettra aux deux femmes de se rencontrer
et de mutuellement s'aider à repousser leurs barrières. Jeanne apprendra
à s'ouvrir aux autres et Magali réussira finalement à accepter la
mort et ce qui a été sa vie.
C'est une belle histoire, toute en nuance et en finesse, comme Aude à l'habitude de
nous les raconter. Elle a un don pour nous présenter les situations dans un angle
imprévu, comme si elle avait sa propre façon de regarder le monde. Et encore
une fois, elle nous démontre que les plus faibles ne sont pas toujours ceux qu'on
croit. Sa prose est comme un long poème où chaque mot chaque phrase, bien
que d'une grande simplicité, est important, choisi avec soin. C'est toujours un
grand plaisir de la lire, autant pour les yeux que pour l'âme.
Par contre, comme Mousseline, la fin m'a laissée sur ma faim. J'en aurais voulu plus...
note: 4/5
(Frisette)
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Jeanne, qui cherche à dompter son corps pour diverses raisons (ben quoi? lisez-le!) est
confrontée à Magali dont le corps l'a trahi suite à une maladie
dégénérative.
Une fable sur le sens de la vie: celui qu'on lui donne, celui qu'elle a.
J'ai, encore une fois, beaucoup aimé l'écriture de Aude. Cependant je constate
que je reste souvent un petit peu sur ma faim, soit pour une absence de prémisses ou
pour une fin pas de fin.
Mais cela n'enlève rien au plaisir de la lire.
Note : 4/5
(Boogok)
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