La mort des bois
(Seuil/Points, 1998, 272 pages)
La narratrice s'appelle Elise, est tétraplégique depuis un
attentat dans lequel elle a perdu son homme, est aveugle, muette, n'a
aucun moyen pour communiquer avec son entourage. Un jour elle rencontre
Virginie, une étrange fillette qui prétend connaitre "La mort
des bois", celle qui tue les petits enfants. Impuissante, recevant les
confidences de chacun, Elise se retrouve mêlée à des
évènements dramatiques qu'elle raconte avec un humour
décapant.
Cette histoire est envoûtante, voire effrayante, le point de vue est
original, l'intrigue est très complexe (voire abracadabrante, mais
qu'importe), la narratrice très attachante avec son humour
grinçant.
J'ai adoré.
Note : 5/5
(Petitesandra)
p.s. Grand Prix de la Littérature Policière en 1997.
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Je n'ajouterai rien au niveau de l'intrigue, moins vous en savez, plus
vous aurez le plaisir de découvrir. Par contre il faut que j'exprime
mon ravissement d'avoir fait la connaissance de Brigitte Aubert à
travers ce premier roman que je lis d'elle! Son héroïne est pour
le moins atypique, inqualifiable dans le sens où elle peut tout
juste acquiescer à ce qu'on lui dit à travers le mouvement de
son index, et son monde intérieur n'est pas du tout celui d'une Miss
Marple qui utiliserait son immense temps libre à cogiter. Pas du
tout, Elise est une marrante, une jouisseuse, et elle sait parfaitement
nous faire entrer à fond dans son enfermement terrible. Certains
moments sont pétrifiants d'angoisse, imaginez-vous totalement perdus
ne comprenant rien à ce qui se passe, ne voyant rien, n'ayant pas un
odorat particulièrement développé, mais sachant qu'on
vous veut du mal... J'avais rarement ressenti la qualité de proie
à ce point. Chapeau.
Par contre le dénouement est invraisemblable, hyper tiré par
les cheveux, c'est dommage, vraiment, parce que tout le reste nous tient
en haleine avec virtuosité!
Note : 4.9/5
(Cuné)
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