L'Aube de Fondation
(Pocket, 1998, 450 pages)
En gros, c'est la chute de l'empire galactique qui est racontée ici.
Les combats, les pertes humaines, la difficulté de trouver de l'argent
pour continuer les travaux de mathématique: psychohistoire.
C'est très politique comme bouquin. Politique galactique, politique
du futur: impôt, paperasse de comité. Les bouts politiques j'aimais
pas trop. Je déteste ça en 2001 alors je déteste
ça aussi en 12 milles et quelque chose.
Mais comment ne pas admirer l'imagination de l'auteur. Avoir pu créer
un monde aussi complexe! Chapeau! Et l'amour des mathématiques!
L'exactitude des équations, leur logique. C'est doux d'entendre
parler des mathématiques comme ça.
Il présente aussi les mentalistes. Qu'on verra surement dans les
autres livres car ils sont dans le début de l'ère de la Fondation.
Ces êtres sont capables de communiquer entre eux par la pensée
mais aussi de forcer la pensée des gens ordinaires. Les amener à
faire des choses qu'ils ne feraient pas nécessairement.
C'est l'ensemble de la saga Fondation qu'il faudra noter. J'y arriverai à un
moment donné, un bijoux!
Note : 3/5
(Pico)
**********
Vraiment, L'aube de Fondation vient combler un manque et expliquer un tas
de trucs. J'étais un peu hésitante, je me disais que quand
l'ordre chronologique de l'histoire ne suit pas l'ordre de rédaction
des livres, il y a inévitablement un manque de cohérence.
Cohérence que Asimov rattrape habilement avec son épilogue.
Par contre, j'ai un sentiment de non-fini... je brûle de lire les
prochains livres. J'ai hâte de savoir ce qui arrive avec tout ça!
Sheldon devient premier ministre. Il est donc partagé entre les recherches
en psychohistoire et l'administration. Il restera en poste 10 ans, avant
qu'une crise lui permette de démissionner et retourner à
l'université de Streeling avec Dors, maintenant sa femme, Raych, son
fils adoptif et un assistant. Il a connu ces deux derniers lors de son
périple dans le livre précédent. Le "projet Sheldon"
prend forme, regroupe de plus en plus de spécialistes et s'impose...
pas toujours pour la plus grande joie: la psychohistoire prédit la
désintégration de l'Empire, son effondrement. Voilà des
années et des années qu'il le prédit, et comme c'est ce
qui arrive, on le tient pour responsable.
Une foule d'évènements se succèdent, c'est incroyable
tout ce qu'Asimov réussit à caser en un livre. Un peu comme
La citadelle des ombres... l'histoire est riche.
Petite parenthèse, à un moment, il y a un jeu de mot qui
doit bien se répandre sur tout un chapitre au moins. Chapeau au
traducteur qui a su tout adapter pour que tout fonctionne et qui nous a
évité la traditionnelle note de bas de page *jeu de mot
intraduisible*.
Sheldon vielli, L'Empire aussi. Autour de lui, les gens qu'il aime quittent
peu à peu. L'Empire devient plus faible, et les crédits
(l'argent, qui mène évidemment toujours le monde) se font
rares. Sheldon est près du but, mais il ne voit pas le moyen de
surmonter le problème.
Jusqu'à LA solution. Oui, il y aura une Fondation c'est
nécessaire. Pas pour éviter la fin de l'Empire - elle est
inévitable, il est trop tard - mais pour lui permettre de renaître
plus tard, quand ce sera opportun. Et il comprend soudain comment...
comment ce devra être fait. Et il met en place tous les éléments
nécessaires.
Note : 4/5
(SarahEmily)
**********
Ce livre est dans l'ordre chronologique le deuxième après
"Prélude à Fondation", mais dans l'ordre de sortie, il est le
dernier, ainsi que "Le chant du cygne" de Asimov. Écrit alors qu'il
était mourrant, on sent, surtout dans la dernière partie, que ce
livre est celui d'un homme qui regarde derrière lui et se demande si tout ce
qu'il a fait est utile. On passe par ce fait par quatre grandes périodes
de l'histoire de Seldon sur Trantor, quatre grands moments séparés
dans le temps par plusieurs années, mais qui montrent l'évolution de
la psychohistoire et comment il va en venir à mettre sur pied ce qui lui
avait été conseillé au départ de faire : la Fondation.
Mais Seldon et la psychohistoire ont plus d'un tour dans leur Premier Radiant...
Quatre crises sont analysées dans ce livre, quatre moments forts où la tension
monte et où on se demande comment ils vont faire pour s'en sortir, alors
même que l'on sait qu'ils vont réussir à survivre, parce que
la Fondation survient! J'ai été un peu exaspérée par
cette suite de catastrophes imminentes où la solution arrive toujours au
dernier moment sans que l'on puisse trop se douter de comment elle va se
terminer. Une bonne intrigue qui aurait duré le livre aurait
été mieux à mon avis. À vrai dire, Asimov a beaucoup
plus travaillé sur le style de la nouvelle et cela se ressent: on dirait
que ce livre est un collage de quatre de ses nouvelles, n'ayant comme seul lien
entre elles leur ordre chronologique. La dernière partie est à
ce titre beaucoup plus intéressante que les trois autres, parce que
l'on voit comment Seldon en vient à mettre en place la Fondation, ou
plutôt, les Fondations, celle des encyclopédistes et celle des
mentalistes. Ce genre de choses est plutôt agréable à lire,
on comprend mieux le pourquoi du comment.
J'ai bien hâte maintenant de lire "Fondation", pour voir ce que ça va donner et comprendre un peu
plus l'engouement que cette oeuvre continue à avoir, même 50 ans
après sa publication.
Note : 4/5
(Profgéo)
|