Fondation foudroyée
(Pocket, 2001, 508 pages)
Mon favori jusqu'ici.
Enfin, on découvre ce qu'est vraiment la Seconde Fondation, dans le tome précédent,
on a vu où elle était, et maintenant, on voit ce qu'elle est. Dans le tome
précédent, la Seconde Fondation aurait été détruite par la
première. Du moins, c'est ce que la première pense mais là, un
conseiller affirme le contraire. La maire de Fondation l'exile, avec un scientifique qui
cherche la Terre (la planète mythique des origines). Il ne fera pas de grabuge avec ses
idées saugrenues mais aussi, s'il devait avoir raison, il pourra trouver cette
fameuse Seconde Fondation. Sur la Seconde, un des Orateurs affirme qu'une puissance quelconque
est née et manipule le plan Sheldon. Il part à la recherche de ce que c'est. Et
finalement, quelque part dans une zone neutre de la Galaxie, une planète étrange,
Gaïa.
Très intéressant. Les mentalistes (membres de la seconde fondation) sont
absolument fascinants et quand les trois forces se retrouvent face à face: Première et
Seconde Fondation; Gaïa... on retient notre souffle!
J'ai déjà commencé le suivant, Terre et Fondation.
Chose intéressante, on retrouve les mêmes personnages que dans ce livre!
C'est vraiment exceptionnel.
Note : 4.5/5
(SarahEmily)
**********
Superbe! Magistral! Coupeur de souffle!
On oubliera ces faibles superlatifs et on lira les trois premiers volumes du
cycle pour se rendre compte de la clarté avec laquelle Asimov nous décrit
son univers pourtant complexe.
On appréciera l'apparition dans ce 4ième volume des multiples références aux
autres livres d'Asimov.
On se délectera du plaisir de reconstituer, à travers ces lignes, cet
univers gigantesque et si bien ficelé.
On écoutera son coeur et son esprit bondir l'un vers l'autre à chaque
nouveau rebondissement, si bien décrit qu'on ressent une sorte de satisfaction
personnelle d'avoir saisi aussi simplement l'ensemble des mots qui
constituent ce richissime univers.
J'ai cru percevoir une volonté de faire comprendre à ses lecteurs que le monde
n'est pas manichéen, mais peut-être compris comme un ensemble vivant pouvant se
passer des concepts de bien et de mal pour se rallier à des concepts
d'évolution, d'erreur et d'expérience...
J'ai avalé les 4 premiers volumes avec un rare plaisir (et je ne suis pas un
grand lecteur) et trépigne d'impatience à l'idée de la lecture du
5ième et dernier tome du cycle.
Critique? AUCUNE! Asimov m'a eu! Merci Isaac.
Note : 5/5
(Salvan)
**********
Entre trente et quarante ans après la trilogie de "Fondation" Asimov a
écrit cette suite. Les milles siècles du Plan Seldon sont à
mi-chemin et des millions de planètes de la galaxie sont peuplées par
les hommes. Trois planètes jouent un rôle prépondérant :
Terminus, planète-siège du gouvernement galactique de la
Première Fondation (basée sur la force matérielle et physique),
Trantor, planète où se tient secrètement la Deuxième
Fondation, basée sur la force mentale individuelle et Gaïa,
planète secrète, cachée dans un système
planétaire en dehors du gouvernement galactique de la Fondation. La
quatrième planète est la Terre, berceau légendaire ou
factuelle de l'humanité, pivot du récit et l'élément
resté suffisamment obscure pour permettre encore une suite au cyle de
"Fondation".
Asimov a mûri dans sa force de description, mais il applique toujours la
même méthode dialectique : une dialectique au niveau des personnages : deux
antagonistes qui s'affrontent pour générer un effet de tension; puis
une troisième partie pour faire rédemarrer le récit avec un nouvel
épisode. Si pour la vraisemblance il faut introduire un nouveau principe
physique ou psychique, l'auteur ne se gêne pas. Ainsi, le hyperrelais est
d'abord un appareil pour faire passer de l'information interstellaire sans perte de
temps; mais d'un coup les forces mentales ont aussi un pouvoir de communication par
l'hyper-espace. Aussi, les personnages principaux manifestent à chaque
tournant du récit des propriétés cachées
jusque-là pour les autres.
Le résultat est un épos à l'échelle galactique assez
simple dans sa structure de récit, avec un nombre restreint de personnages
et dans un temps assez court (quelques semaines au plus). Presque chaque personnage
est motivé par une soif de pouvoir. Il n'y a pas une psychologie profonde,
mais est-ce que l'on demande de la SF une psychologie profonde? Même si pour
moi le temps de dévorer la SF est passé, la lecture vaut bien la
note 4/5.
Note : 4/5
(gallomaniac )
|